(Ivry-sur-Seine): Place des Enjeux – Transition Écologique : Ivry-sur-Seine, une ville engagée – Clément Pecqueux

Place des Enjeux - Transition Écologique : Ivry-sur-Seine, une ville engagée - Clément Pecqueux

Vous pouvez regarder ce film traitant de «Ivry-sur-Seine» en streaming sur Youtube.

Une création de Florence Bouvrot sur le thème de « Ivry-sur-Seine ».

Disponible sur youtube, cette vidéo est signée Florence Bouvrot.
portant sur « Ivry-sur-Seine »:

La vidéo d’une durée de 01:32:31 secondes, intitulée Place des Enjeux – Transition Écologique : Ivry-sur-Seine, une ville engagée – Clément Pecqueux, créée par [vid_author_name], est accompagnée de la description suivante :« Pour parler de la transition écologique au coeur des villes, Florence Bouvrot reçoit Clément Pecqueux, Adjoint au Maire d’Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne.

L’occasion de mettre en lumière les différentes réalisations conduites au sein de la commune en concertation avec les habitants et de parler d’environnement, de biodiversité, de la neutralité carbone et des bio-déchets entre autres sujets…

Enregistré dans les locaux d’Arts-Mada à Villejuif le jeudi 19 juin 2025.
Rédaction en chef & Présentation : Florence Bouvrot
Réalisation : Nohlan Elongo & Anis Hanaizi ».

IVRY-SUR-SEINE : Sur le Fil du Rasoir entre Crise Financière et Morale

Un audit récent des finances de la ville d’Ivry-sur-Seine met en évidence une situation alarmante qui s’est aggravée entre 2020 et 2025.

L’audit a été mené par une organisation dédiée à la gestion des collectivités. La recherche a porté sur l’ensemble des municipalités et mairies de l’île-de-France. Vous pouvez découvrir les résultats de l’étude relative à la commune d’Ivry-sur-Seine, pour prendre connaissance de toutes les données financières qui ont été analysées.

Malgré des atouts indiscutables, la ville d’Ivry-sur-Seine a choisi une gestion peu fiable tant sur le plan financier que dans la gestion publique

La conjoncture joue un rôle dans cette situation, mais il est indéniable que les deux tiers des enjeux sont le résultat des décisions politiques de la municipalité dirigée par PHILIPPE BOUYSSOU.

Le site Bilan de Mandat a mené cette enquête en rassemblant les données budgétaires mises à disposition en ligne par le ministère des Finances, en remontant 7 ans en arrière

Endettement et variétés de dettes

La ville d’Ivry-sur-Seine fait face à un endettement qui a évolué vers une forme de dette insoutenable. Cette situation entraîne des effets significatifs :

  • Accroissement des charges financières : La montée de l’endettement génère des frais d’intérêt plus lourds, limitant les ressources pour d’autres investissements.
  • Diminution des ressources allouées à l’investissement : Une dette trop élevée limite les ressources de la ville pour financer des projets d’infrastructure et des services publics essentiels.
  • Danger de défaut sur les obligations financières : Une dette difficile à gérer élève le risque de défaillance, ce qui va entraîner des conséquences financières ou des contraintes imposées par les créanciers.
  • Manque de confiance des investisseurs : L’instabilité financière va dissuader les investisseurs, entravant le développement économique de la localité.
  • Effet sur la cote de crédit: Une dette trop élevée augmente la probabilité de défaut, ce qui va conduire à des sanctions financières ou à des restrictions de la part des créanciers.

Chute de la qualité des services publics IVRYENS

Une gestion financière peu rigoureuse entraînera inévitablement des coupes dans les budgets des services publics d’ici 2026-2027, ce qui se traduit par :

  • Baisse des effectifs : Personnel diminué pour assurer des services indispensables comme la propreté, la sécurité ou l’éducation.
  • Diminution de la fréquence des prestations : Moins de tournées pour la collecte des déchets et horaires réduits pour les bibliothèques et centres communautaires.
  • Diminution du bien-être des usagers : Les citoyens, déjà en désaccord avec les services municipaux, seront les premiers à souffrir de la dégradation de la qualité des services, alors qu’ils contribuent au-delà de la moyenne.

Effets sur la prospérité économique de la communauté

Une gestion financière déficiente impactera aussi le développement économique, notamment :

  • Réduction des allocations d’investissement : Les entreprises seront moins susceptibles de s’installer dans une collectivité en difficulté financière, ce qui limitera les perspectives d’emploi.
  • Baisse de l’attrait : Une gestion inappropriée va affecter l’image de la collectivité, ce qui compliquera l’attraction de nouveaux habitants ou investisseurs.
  • Affaiblissement des partenariats : Les collectivités en proie à des difficultés auront du mal à forger des partenariats avec d’autres acteurs, ce qui limitera les opportunités de coopération.

Risque renforcé de déséquilibre financier

Les financements étatiques qui permettaient de pallier les difficultés financières ne sont plus en vigueur. Étant donné sa situation alarmante, la commune n’a plus de latitude, ce qui entraînera :

  • Sensibilité aux fluctuations financières : Une forte dépendance aux subventions va exposer la collectivité aux changements de politique ou de financement à l’échelle nationale.
  • Diminution de la capacité d’autonomie : Les collectivités vont voir leur autonomie affectée par les conditions rattachées aux subventions.
  • Freins à la planification durable : Une dépendance aux aides financières externes va entraver la planification budgétaire et l’implémentation de projets à long terme.

FAQ de la ville d’Ivry-sur-Seine

Comment peut-on contribuer aux activités des associations ?

Dans chaque ville, il est clair que le nombre d’associations et leurs activités (théâtre, festival…) sont considérables et indépendants des décisions de la mairie. Les associations, comme c’est le cas dans toute la France, mettent en place différents événements tout au long de l’année. Pour ceux qui désirent participer, il est simple de s’inscrire à ces activités en ligne, où un simple clic permet d’accéder à l’agenda des événements ou aux coordonnées des responsables. Inscrivez-vous en un instant.

Quelle est la conclusion essentielle de l’audit financier concernant la commune d’Ivry-sur-Seine ?

L’enquête fait ressortir une dégradation alarmante des finances publiques et de la gestion de la commune d’Ivry-sur-Seine, mettant en évidence une gestion imprudente tant sur le plan financier que dans la gestion publique.

Quelles circonstances ont contribué à cette crise financière ?

Bien que le cadre économique soit un élément à considérer, deux tiers des problèmes rencontrés sont attribuables aux choix politiques de la municipalité dirigée par PHILIPPE BOUYSSOU.

Quels sont les dispositifs d’information dans la commune d’Ivry-sur-Seine ?

Principalement, les informations sur le web. Les citoyens peuvent consulter les actualités et le journal municipal de leur ville ainsi que des villes environnantes. Sur le site de la municipalité, on peut accéder à la page d’accueil pour les nouveaux résidents, aux numéros utiles pour diverses démarches, à l’annuaire des PME, aux journées et activités gratuites, aux informations sur la rentrée scolaire, aux menus des cantines, à l’espace de confidentialité pour les comptes familles et aux démarches administratives, notamment dans le domaine scolaire. Sur d’autres sites web, qui ne relèvent pas de la mairie, les citoyens peuvent consulter des informations sur les événements culturels (spectacles, théâtre, festivals) qui contribuent à l’animation de la vie locale et favorisent l’accès à la culture.

Quelles sont les activités liées à la culture et à l’histoire ?

L’histoire d’une ville reflète sa culture. La bâtisse de la mairie ou de l’hôtel de ville, les vieilles photos de l’école, et l’artisanat des métiers d’antan favorisent la découverte gratuite, la transmission et la sauvegarde de ce patrimoine municipal. Dans chaque région de France, la politique de sensibilisation garantit que le patrimoine de la ville reste actif et accessible pour les générations à venir.

Quel état des lieux des associations locales peut-on faire dans la commune d’Ivry-sur-Seine ?

Les associations locales participent activement à la vie culturelle. Pour accéder aux coordonnées d’une association, vous pouvez vous référer à l’annuaire en ligne sur le site de la mairie d’Ivry-sur-Seine

Qui est actuellement le maire de la ville d’Ivry-sur-Seine ?

PHILIPPE BOUYSSOU

Regardez la vidéo sur youtube en cliquant sur ce lien :
la publication originale: Cliquer ici

#Place #des #Enjeux #Transition #Écologique #IvrysurSeine #une #ville #engagée #Clément #Pecqueux

Retranscription des paroles de la vidéo: [Musique] [Musique] [Musique] Bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de place des enjeux que vous nous suivez bien sûr en direct et et puis peut-être en replay via les différents réseaux sociaux. Donc je vous souhaite la bienvenue pour cette édition. Alors ce soir, on va parler de transition écologique. Alors la transition écologique, qu’est-ce que c’est ? Quelle est son importance ? Et puis comment peut-elle se décliner concrètement au sein d’une commune ? C’est ce qu’on va voir ce soir dans place des enjeux avec l’exemple d’une ville du Val de Marne qui est extrêmement engagée sur ce sujet. Cette ville c’est Ivri sur scène et j’ai un invité qui va m’accompagner tout le long de cette émission que je vous présente tout de suite. C’est Clément Péqueux. Bonsoir Clément Péqu. Alors Clément Péqueux, je vous présente pour pour nos téléspectateurs. Donc vous êtes adjoint au maire d’Ivri sur scène. Vous êtes en charge de la transition écologique, vous êtes également conseiller territorial Grand Orlissen Bièvre. Voilà. Et puis vous êtes membre du comité directeur de génération. C’est ça. Voilà. Et bienvenue. C’est un grand plaisir de vous avoir à mes côtés. On va on va poursuivre toute cette émission ensemble parce que Ivri c’est un modèle et puis vous-même vous êtes très fortement très fortement engagé. Ben oui euh c’est vrai que Ivri euh euh ces dernières années a essayé de prendre à bras le corps cette question. Oui, tout à fait. Et justement, c’était ma première question parce que je voulais savoir en fait, il y a un virage qui s’opère à à Ivri, c’est en 2020 vraiment euh une en direction d’une de de la transition écologique. Qu’est-ce qui a fait que qu’Ivri s’est dirigé dans cette direction ? Mais euh le sentiment d’urgence d’abord euh en 2000 en 2020, on était dans une période où euh la question de la transition écologique, en tout cas du sentiment d’urgence climatique était très fort dans le débat public. Oui. Euh le résultat des élections européennes avait montré que il y avait une volonté des Françaises et des Français de prendre euh à bras le corps cette question et d’avoir des politiques publiques qui permettent de d’assurer euh la soutenabilité de notre vie sur la planète et particulièrement dans notre pays. Et donc il y a voilà, il y avait cette cet appel des citoyens pour pour un changement plutôt radical. Et donc évidemment le maire d’Ivri euh euh Ivri avait commencé à engager un certain nombre de euh politique publique bien sûr. Oui. de politique publique de transition. Euh mais on avait ce sentiment collectif qu’il fallait vraiment accélérer le rythme euh et les épisodes qui ont suivi notamment la crise Covid nous a amplement donné raison. Oui, totalement. Alors, on va parler de transition écologique. Moi, ce que j’aimerais savoir pour toutes les personnes qui nous regardent, qu’est-ce que c’est la transition écologique dont on entend si souvent parler ? Comment ça se définit et en quoi est-ce ? Je sais pas si je saurais donner une définition exacte de la transition écologique. En tout cas, c’est l’accompagnement de vers une soutenabilité de notre vie sur terre et une sauvegarde de notre de notre écosystème qui permettront qui permettra à terme de pouvoir continuer à vivre comme euh comme nous pouvons le faire aujourd’hui, mais euh en ayant opéré une transition, un accompagnement de nos modes de vie individuels et collectifs, vers davantage de sobriété et une adaptation à ce que nécessite la préservation de l’environnement et de notre cadre de vie tout simplement. Et donc face au choc qui qui s’enchaîne et qui s’annonce aussi, on a besoin de tranquillement accompagner les politiques publiques, les modes de vie individuel et collectif pour aller vers un bénéfice collectif euh pour voilà pour simplement pouvoir survivre là où nous habitons les uns et les autres. Alors, il y a la transition écologique. Donc, c’est une forme, c’est plutôt un accompagnement de ce qui existe aujourd’hui pour le transformer petit à petit. Et puis certains parlent de bifurcation écologique qui est un terme un peu plus radical euh qui euh donne cette image d’une bifurcation à 90° de changement de direction très fort et très incisif et très direct sur un certain nombre de secteurs de la vie collective et individuelle et qui permettrait d’accélérer un peu plus euh sur Oui. pour aller plus vite effectivement parce qu’on se dit qu’aujourd’hui euh quand on parle de réchauffement climatique notamment euh ça va très vite et nos nos mesures sont trop faibles au regard du du danger qui nous menace. C’est un peu ça l’idée. Oui, c’est c’est un peu ça. C’està-dire que le ce que je disais tout à l’heure, c’est que le sentiment d’urgence est de plus en plus prignant. La multiplication des événements climatiques, des sécheresses et donc toutes les conséquences que ça peut avoir sur nos sur notre société en réalité. Hm hm. Alors moi, j’irais aussi quand on quand on voit la difficulté des États à s’accorder entre eux, on voit les les différentes COPES se succèdent, hein. Les COPES donc ce sont les réunions, tous les les États se se réunissent pour parler de des enjeux de du climat. Euh et on voit qu’ils ont beaucoup de mal à chaque fois, on se dit c’est encore un échec. Euh est-ce qu’il n’est pas aujourd’hui essentiel que les collectivités locales se mobilisent et s’impliquent davantage sur ces sujets ? Alors euh déjà elle s’implique déjà elle s’implique déjà encore davantage la question c’est euh quand est-ce que les États qui sont aujourd’hui euh dans des euh dans des stratégies contradictoires euh pourquoi les COPS ne fonctionnent pas ? parce qu’il y a autour de la table des grandes puissances et notamment des puissances qui assoient leur leur pouvoir sur un développement économique qui est lié à l’exploitation des ressources naturelles, particulièrement du pétrole et qui donc n’ont à court terme pas d’intérêt ou peu d’intérêt à avoir des ch États-Unis alors par exemple c’est les États-Unis qui qui notamment et puis et puis tous les pays du golf qui qui sont qui sont tributaires en fait de du commerce qui ont calé l’ensemble de leur économie du développement de leur le société sur euh sur cette exploitation des sous-sols et donc il y a des intérêts contradictoires entre des pays qu’on dit du sud qui sont en réalité les pays qui subissent le plus fortement et le plus directement les effets des changements climatiques et ceux des grandes puissances qui sont contradictoires et en tout cas les volontés des petits pays en tout cas des des pays qui sont le plus fortement touchés par rapport à à la à cette surpuissance des États pétroliers, on va dire ça comme tout ça évidemment ne font pas le poids. Donc on en arrive à des systèmes de blocage qui font qu’on narrive pas à se mettre d’accord sur les objectifs communs si ce n’est dans le cadre des accords de Paris. Oui, sauf que les accords de Paris sont quasiment derrière nous puisque on a aujourd’hui d’ailleurs acté le fait que on passait déjà à + 1,5 et les deux degrés sont pour dans quelques années. Donc donc les collectivités locales dans cette affaire font déjà beaucoup pour la transition économique au quotidien dans l’accompagnement du changement des modes de vie des habitants et des habitants et puis du cadre de vie surtout la transformation des villes et cetera. Oui, on va le voir avec l’exemple livré, tout ce que vous avez pu mettre en place. Donc la question pour nous c’est à quel moment les collectivités locales ont suffisamment de poids dans les discussions qui semènent à la COP pour faire bouger les lignes des États et à la fois tirer des moyens supplémentaires des États vers les collectivités pour mener de manière réelle et incisive la transition écologique. Et puis comment on fait entendre aux États aussi que les collectivités ont des spécificités territoriales he toutes les collectivités sont différentes. des réalités territoriales différentes ont des atouts et des inconvénients et donc il faut que les États en prennent conscience et cessent probablement de vouloir toujours étaler des normes sur de manière sur des appelats de territoire et de géographie qui en fait vivent des réalités différentes et donc il faut construire ce dialogue là et c’est pourquoi il y a de nombreuses associations maintenant de collectivité locale qui se sont montées de manière internationale et qui portent ce plédoyer auprès des États pour dire il faut que vous entendiez les spécificités des collectivités que vous entendiez nos besoins, nos moyens aussi et nos nos Oui, oui, c’est ça. On parlera de l’État justement dans quelques instants, mais oui, oui, ça c’est important. Oui. Donc voilà, donc ça fait plusieurs années hein maintenant que que ces collectivités se fédèrent autour de de d’organisations collectives pour pouvoir porter le plénoyer. Hm hm. Alors, on parlait des COPS, on sait que donc là au mois de novembre, c’est la COP 30 qui va se voilà, on a la on a l’affiche. Merci Nolan H. J’en profite pour vous signaler qu’à la réalisation ce soir, nous avons Nolan et Longo qui assistait Danis et qui sont tous les deux au top niveau. Merci beaucoup à les garçons. Donc voilà, Nolan nous met l’image de la COP 30. Merci les garçons. Euh donc voilà, je voulais vous votre sentiment et et qu’est-ce qu’on peut attendre justement ? Qu’est-ce que vous vous attendez Clément de de la COP 30 qui se tient au Brésil en novembre ? ce qu’on attend, c’est ce qu’on attend chaque année, c’est-à-dire un sursaut euh des États et qu’enfin il y ait euh des réelles perspective d’avenir qui soient porté collectivement et qui soi mis sur la table avec euh euh réaffirmation des accords de Paris et de la volonté collective de réellement opérer le changement, de réellement réduire l’impact du changement climatique et la manière dont dont nos sociétés se développent et vivent pour pour préserver l’avenir. tout simplement et particulièrement je crois que c’est certainement les jeunes générations qui attendent le plus plus sensible à cette à cette question. Et tout à l’heure vous me disiez pourquoi pourquoi 2020 ? Mais parce qu’en réalité plus on avance dans le temps, plus les jeunes générations sont dans une relation au changement climatique qui est souvent anxiogène et ont bien du mal à se dire qu’il y a des perspectives et que les États et les pouvoirs publics seront à la hauteur. Exactement. Oui, on a tous des des petites Grett Tumber qui se qui qui sommeille en nous. Euh en fait euh c’est vrai que on parle souvent donc de de ce de ces questions de réchauffement, de d’enjeux climatiques. On sait par exemple, si on prend juste un exemple parmi tant d’autres hein, euh c’est la fonde des glaciers. Les Nations- Unies ont décrété que l’année 2025 était euh l’année internationale de la préservation des glaciers. Alors, les glaciers on se dit oui bon c’est loin, c’est ça nous concerne pas tellement mais simplement ce qu’on l’ sait depuis l’an 2000 donc les glaciers du globe ont perdu en moyenne 5 % de leur volume et en fait ceux qui ont perdu le plus ce sont les glaciers euh des Alpes et des Pyrénées qui eux ont perdu pratiquement 40 % de de leur volume. C’est considérable et c’est nous hein les Alpes, les Pyrénées, c’est la France hein. Donc donc c’est c’est chez nous hein. Oui. En fait, je pense que aussi ce qui est en train de changer, c’est le fait qu’on se dise qu’on est en train de se dire que nous ne sommes pas exents de de la mais des catastrophes à venir probables sur notre territoire. Quand on quand on voit les simulations de monté des niveaux de mer sur les côtes françaises, il y a de quoi s’alarmer quand on voit les épisodes caniculaires qui se répéteront à l’avenir et qui se succèdent déjà, les sécheresses intenses sur les exploitations agricoles sur ça fait plusieurs années déjà que dans un un certain nombre de secteurs de montagne l’été, il y a des camions citernes qui vont approvisionner les habitants en eau parce que les éties sont trop bas et cetera. Donc on voit bien que euh c’est ce n’est plus ce ne sont plus des phénomènes qui sont lointains, qui touchent des populations vulnérables. C’est chez nous euh au pas de notre porte, les inondations massives qu’il y a eu dans le sud de la France il y a il y a quelques mois ont montré ça. Euh donc je parle même pas de de Balance évidemment mais donc voilà donc c’est à notre porte et plus on avance plus on a l’impression que les pouvoirs publics et les États reculent. Voilà. Alors justement vous me faites ma transition parce que moi je voulais parler de l’État français donc c’est parfait. Merci Clément. Euh alors l’État français, qu’est-ce qu’on va en dire ? Qu’est-ce qu’on peut en dire aujourd’hui ? Est-ce que l’État joue son rôle à la fois au niveau financier et puis au niveau je dirais opérationnel par rapport aux collectivités ou aux individus ? La question c’est qu’est-ce qu’on attend de l’État ? Voilà, qu’est-ce qu’on attend qu’on attend de l’État, c’est que l’État soit un état planificateur, c’est-à-dire qu’il prévoit l’avenir, qu’il le préserve et qu’il mette en place des visé stratégique qui permettent d’aller vers les objectifs collectifs. C’est la première chose. La deuxième c’est on attend de lui qu’il soit une forme de coordinateur des politiques publiques à toutes les échelles, que ce soit du point de vue européen et les implications sur le droit national et puis évidemment l’accompagnement des collectivités locales pour que on ait une une structuration, une chaîne des politiques publiques qui soient cohérentes, qui se répondent aux différentes échelles et qui permettent effectivement de d’apporter le changement. Et puis un dernier point, c’est on attend lui qu’il protège les populations. Euh et protéger les populations aujourd’hui, c’est davantage investir dans la transition écologique, c’est accélérer le rythme et c’est surtout euh travailler à à l’anticipation des phénomènes qui arrivent pour voilà pour protéger pour se protéger collectivement de ce qui va de ce qui va se passer. Aujourd’hui, l’État français ne fait que reculer depuis des années sur les objectifs qu’il avait fixé lui-même dans le cadre des accords de Paris. Euh on sait que par exemple euh du niveau européen, on ne cesse d’être condamné euh pour inaction climatique euh et donc notamment sur les questions de pollution de l’air. Euh et donc euh on voit bien que l’État français euh euh fait de la communication, euh lance des grands objectifs et en réalité derrière quand on décline les politiques publiques et qu’il faut mettre l’argent sur la table pour pouvoir assurer cette transition, il y a plus personne. Je prends un exemple très simple. cette année dans le budget oui de l’État 23,5 milliards de coupes budgétaires sur l’écologie. Ça fait 14 % du budget de l’écologie en France. Et considérable, c’est considérable. Est-ce que vraiment en 2025 avec ce qui s’est passé cette année et l’année dernière, on peut se le permettre réellement. Donc voilà, donc on a des grandes déclarations et puis derrière on détricote donc on met plus l’argent sur la table, non seulement ça et puis en plus on détricote ce qui existait déjà. Euh je donne que quelques exemples mais on a on a beaucoup parlé ces derniers jours de ma prime ma ma prime Renault. Oui, tout à fait. Bon, c’était c’est un dispositif qui permet d’accompagner les ménages les plus modestes pour la rénovation thermique de leur logement. C’est des aides de l’État, c’est de l’accompagnement et cetera. Division par de ma prime rénovision de l’État, il faut faire des économies. Donc on divise par de et puis ensuite finalement ça a été une suspension parce que il revirement Oui, on s’est on s’est rendu compte finalement que ça ça pouvait être contreproductif. Oui. Alors en fait ce qu’ils se sont rendu ce dont ils sont rendu compte c’est qu’ils sont dépassés par les événements parce que et c’est tant mieux les ménages français ont compris que ma prime Renove était un moyen pour eux d’assurer la transition et de faire des économies massives d’énergie. Donc ils sont un peu débordés par les demandes et puis ils se sont aperçus qu’il y avait 16 % des dossiers qui étaient frauduleux. Mais pourquoi il y a des dossiers frauduleux ? Parce que l’État n’assure pas correctement le suivi de la mise en place des politiques publiques qu’il propose et des dispositifs qu’il apporte aux français. Et donc comme on n’ pas assez d’agents qui euh suivent de A à Z les dossiers et qui permettent de s’assurer qu’effectivement il n’y a pas des entreprises produuses qui bénéficie euh de ce dispositif. Donc on arrête, on recule plutôt que de mettre de l’argent dans dans le service public pour justement assurer cette continuité, ce suivi. Il y a plein d’autres choses qui ont été détricotées ces dernières semaines quand on et le parlement aujourd’hui particulièrement la droite sénatoriale et dans l’outrance écologique quand antiécologique quand il y a la loi du plomb qui est mise sur la table et on a on a la réintroduction des né des pesticides et des néonicotyoïdes qui sont destructeurs de l’environnement parce que on considère que ça empêche les exploitations de pouvoir correctement se développer. Mais il y a des lobis ou voilà, c’est est-ce que c’est ça le derrière ? Oui. Ce sont des lobby qui sont beaucoup plus puissants que que l’intérêt collectif. Oui. Oui. Évidemment, il y a alors il y a il y a il faut entendre aussi que les agriculteurs, les paysans de ce pays vont mal. Euh et donc il y a une forme de résistance et de presque de cri d’alerte, d’alarme de la de la part des agriculteurs. Et la réponse qui est apportée par les pouvoirs publics, c’est on on dérégule, on on ouvre les vannes pour parce qu’on considère que ça va les les emener à davantage de souplesse et donc par magie, ils vont pouvoir davantage davantage se développer. La réalité c’est que on les met en insécurité puisque épendre des pesticides et des néonécotinoïdes et non seulement destructeurs de l’environnement mais destructeur de la santé des paysans. C’est la première chose. Et ça visiblement l’État a pas l’air de vouloir le regarder en face. Et donc euh plutôt que d’un côté on se dit on va libéraliser et donc ça va leur permettre de mieux vivre mais en fait on les met en danger. Donc la question c’est comment l’État aujourd’hui comprend comprend que faire la transition écologique c’est à la fois assurer l’avenir collectif et individuel et c’est protéger la population et ça c’est vraiment très important. Oui. Et là c’est on a je dirais pas un état démissionnaire mais en ce moment ça n’est pas la question première. Peut-être que les questions budgétaires passent en premier effectivement, ce qu’on peut comprendre d’un côté où on regarde la situation française, mais néanmoins les les priorités ne sont pas là. Euh il y a aussi euh l’information qui est qui est moindre, ça euh effectivement. Et puis alors autre autre projet euh dont on a beaucoup parlé récemment, c’est la la suppression des feu, les zones à faible émission pour les les personnes vous pouvez peut-être expliquer rapidement ce que c’est. Alors, les hommes de faible émission, c’est pareil, c’est une politique publique qui a été menée par l’État, notamment dans les grandes agglomérations, pour justement lutter contre la pollution massive de l’air et euh pollution de l’air qui en France fait 60000 morts par an. C’est un problème de de santé publique majeure, hein. Euh euh et donc euh le l’État a décidé que il y aurait des périmètres autour des grandes agglomération dans lesquelles euh on allait interdire la circulation des véhicules les plus émetteurs de particules qui sont celles qui euh qui sont agressives pour euh pour la santé des habitantes et des habitants. Donc plutôt vertueux du point de vue de la santé publique et on devait avoir un accompagnement de la filière automobile qui permettait d’aller dans la transition entre des véhicules diesel très polluants vers de l’hybride petite petite motorisation et aussi de l’électrique de manière massive. Ément, il fallait accompagner les ménages, les foyers français pour que ils puissent de manière effective pouvoir remplacer leur vieux véhicules par parce que le le modèle économique des véhicules électriques fait que les prix de sortie des véhicules sont quand même extrêmement chers, particulièrement pour les véhicules familiaux où d’ailleurs les entreprises sont aussi concernées hein dans cette dans cette affaire de ZFE et donc voilà le les utilitaires et cetera, ce sont des véhicules qui coûtent extrêmement cher quand on passe au tout électrique et donc il fallait accompagner les les foyers pour le faire. L’État l’a fait au début. Oui. Euh et puis de budget en budget a reculé. Euh et aujourd’hui, il reste quasiment plus rien des aides à l’achat de véhicules électriques pour les Françaises et les Français. Et donc à un moment donné, ça devient pas tenable. C’est-à-dire euh je suis en difficulté économique, j’ai une famille, je suis dépendant de ma voiture pour aller travailler et cetera et cetera. Les transports en commun chez moi ne sont pas assez développés et ne me permettent pas de pouvoir assurer mon transport. Donc je suis obligé de garder ma voiture qui pollue. Oui. Mais on me fait l’injonction de et l’interdiction de pouvoir circuler avec. Mais on ne m’aide pas à faire cette transition et aller acheter un nouveau véhicule si vraiment j’en ai besoin. H c’est là que il y a une espèce de cristallisation et de tension sociale qui n’est pas soutenable. Bien sûr qui n’est pas soutenable. C’est sur cette base là, c’est sur cette base-là que le Parlement a a construit sa réflexion et a dit « On on doit abandonner ce dispositif parce qu’il n’est pas soutenable du point de vue social et économique. » Bien sûr. Voilà. Et donc euh en mettant de côté donc l’aspect sanitaire euh et de santé publique qui est un qui est un vrai enjeu. Voilà. Et c’est pour moi le démonstrateur du fait que l’État quand il pense une politique publique pense soit une politique sociale, soit une politique environnementale. Ce que nous nous disons et notamment dans le parti auquel j’appartiens qui est Génération et ce don à quoi nous croyons très fort à Ivri sur scène, c’est que la question de la justice sociale et de la justice climatique sont un même combat. C’est-à-dire qu’il faut assurer à la fois aux populations un avenir parce queon préserve leur environnement. Hm hm. Et en même temps qu’on s’assure que les fractures sociales qui sont à l’œuvre aujourd’hui et qui sont accentuées par la crise climatique par ailleurs puisse être résorbé dans un même temps grâce notamment aux solutions qu’on apporte sur les questions environnementales. Oui, c’est une approche globale donc c’est une approche aussi qui prend en compte beaucoup les individus et justement on va parler d’Ivri parce que voilà là à Ivri vous avez vous avez mis en place différentes mesures. L’un des éléments majeurs de la la stratégie mise en place à Ivri, c’est le le dispositif conférence climat qui est lancé en en 2021 avec une volonté vraiment affichée d’impliquer les citoyens à travers une des concertations citoyennes justement sur ces enjeux climatiques et écologiques. L’idée initiale c’était de concevoir un plan d’action global pour la ville tout en sensibilisant les habitants à ces enjeux. Et donc comment est-ce que vous avez procédé ? Alors alors on voit ça c’était la la toute première édition donc 2021 puisqu’il y a eu trois éditions, on voit les les énoncer. Exactement. Alors d’où vient l’idée de la conférence climat ? D’abord c’est de dire que dans le projet municipal de 2020, nous avons affirmé la volonté d’Ivri de s’inscrire dans la neutralité carbone à 2050 avec des points d’étape qui nous permettai d’aller à l’objectif. Euh et ce que de fort de ce que je viens de vous dire tout à l’heure, c’est-à-dire notre conviction profonde que justice sociale et justice climatique sont à même combat, on ne pouvait envisager de mener cette transition ou cette bifurcation écologique de manière très forte et très organisée sans que les citoyennes et les citoyens de la ville soient totalement impliqué dans non seulement c’est c’est pas qu’une question de de comment dire de de concertation, c’est une question de coconstruction des politiques publiques. C’est-à-dire qu’ils sont au cœur même de la construction de la politique publique et des dispositifs qu’on allait mettre en place pour aller vers l’objectif. C’est leur donner plus de pouvoir en fait. Don des pouvoirs. Et qu’est-ce que ça change ? Ça change que on intègre dès la mon politiques publiques et leur construction le point de vue des habitantes et des habitants, c’est-à-dire leur manière de vivre au quotidien, leurs aspirations, leur et aussi l’énergie qu’il développent et quand ils sont organisés en association ou par leur engagement personnel du point de vue environnemental et c’est comment on les fédère autour de l’objectif communitiques publiques et pour qu’ils y mettent toute leur énergie avec nous parce que évidemment la ville seule ne peut pas assurer cette transition, il faut que l’ensemble de la population, l’ensemble des partenaires économiques, institutionnels se mettent au travail pour aller vers l’objectif. C’est ça l’idée de la conférence climat et c’est donc de mettre tous les acteurs autour de la table pour coconstruire des politiques publiques qui soient en réalité réalistes. C’est-à-dire qu’ell elles sont elles sont elles dessinent un champ des possibles et une fois que ce champ des possibles est balisé parce qu’on a on y a fait entrer tous les points de vue, ça permet d’être concret et d’être directement dans la réalisation. Oui. Alors ça c’était sous forme d’atelier, c’est ça ? Voilà, vous avez fait donc vous avez fait passer des informations et puis en même temps vous avez fait des ateliers de réflexion en fait avec les habitants. C’est ça. Ouais. Alors d’abord on a on allit récolter les points de vues des habitants et des habitants avec ce qu’on appelait la caravane citoyenne. Donc on a on s’est projeté dans l’espace public et puis on a organisé des moments de discussion informel avec les gens pour savoir déjà où ils en étaient de la question climatique voilà qu’est-ce que ça évoquait pour eux ? qu’est-ce que ça voulait dire dans leur quotidien et qu’est-ce qu’ils attendaient aussi de la ville pour pour la transformation. Et donc ensuite, on a mené ces ateliers autour de six grandes thématiques euh qu’on a qu’on a balisé euh et qui ont permis euh pendant un an de construire euh quasiment plus de 560 propositions d’action, ce qui est colossal et et encore une fois, c’était pas des pas des propositions farfelues euh jetées en l’air. Elles étaient vraiment inscrites dans un champ qui avait été balisé collectivement et donc qui nous obligeait nous ville à mettre en en place les moyens. Euh en tout cas, on avait un devoir de oui de de mettre tout ce qui était en possible en place pour qu’on puisse arriver aux objectifs qui étaient fixés collectivement. Oui. Alors déjà euh on va regarder deux deux illustrations mais juste avant je veux savoir et au niveau de la ville, est-ce que vous étiez fixé des objectifs chiffrés avant pour la ville de manière générale ? Oui oui, c’est ce que je disais tout à l’heure, c’estàd la la neutralité carbone 2050, c’est-à-dire c’était cette trajectoire avec une baisse de moins 40 % des émissions de gaz à effet de ser 2040. Euh et donc ce qui est assez important euh avec une baisse des consommations énergétiques de 30 % à la fin du mandat, donc en 2026, on y est presque. Euh et donc voilà, donc c’était Oui, effectivement, on avait on avait des volontés très fort était oui très très forte effectivement. Alors euh moi ce que je voudrais que vous me commentiez, on va regarder euh Nolan si tu veux bien tout d’abord nous mettre euh il y avait donc différentes thématiques. Il y en avait une qui était sur économiser l’énergie. Voilà donc si euh alors on va peut-être grossir un petit peu mais je pense que les personnes qui nous suivent vont voir. Voilà donc là c’est donc ça c’est suite aux ateliers que vous avez établi ces ces diagnostics. Ça ça fait ça fait en fait ça synthétise les avis des des habitants. C’est ça exactement. Alors donc ça c’est le travail d’une d’une facilitatrice graphique qui a suivi tous les ateliers et qui pendant les discussions a a essayé de de projeter une image des de du contenu des discussions et donc on voit qu’elles sont extrêmement riches et on voit et on voit des éléments qui sont très précis en réalité sur ce qui est attendu du point de vue des politiques publiques. C’est pas seulement des grands principes comme ça. Il y a des choses qui sont très précises et et là et là il y en a certains qui qui ressortent. Oui merci Nolan. Oui, on peut grandir grossir peut-être un petit peu déjà d’un côté puis de l’autre peut-être. Il y a peut-être certains gestes ou certains certaines décisions qui vous vous ont interpellé davantage ou qui ont fait sens forcément. Par exemple sur la question de l’éclairage public, on peut se dire que c’est très technique et cetera. En réalité, c’est un double enjeu, c’est-à-dire celui de l’économie massive d’énergie, hein, parce que quand on aura euh ce qui a été fixé dans la conférence clima, c’est-à-dire d’accélérer le plan de réduction des consommations sur l’éclairage public, on sera quasiment à – 80 % de consommation énergétique sur l’espace public, ce qui est colossal, mais c’est aussi un enjeu de sécurité et de sentiment de sécurité dans les quartiers. Et donc si on construit pas ce dialogue avec les habitantes et les habitants en disant on réduit l’intensité lumineuse ou on fait des extinctions partielles, soit la nuit et cetera, il faut aussi avoir cette discussion avec eux sur qu’est-ce que ça va engendrer dans dans l’espace public, quel sentiment Oui, si on sort la nuit, une jeune femme qui sort la nuit, la rue est moins éclairée, elle est peut-être plus vulnérable, elle peut se sentir en tout cas plus vulnérable. Ex. Si on n pas ce dialogue là en amont et et cette discussion là, on peut pas comme ça jeter des objectifs chiffrés et dire bon ben on va faire de l’extinction, on va faire et cetera. Et quand on a subi la crise énergétique 2022 2023 avec des factures qui ont explosé pour la collectivité comme pour les ménages, euh heureusement qu’on avait en 2021 anticipé et et travaillé ensemble et donc on a pu enclencher ce dispositif de manière accélérée de transition de l’éclairage public. Mais tout le monde était prêt à ça. C’est c’était le bénéfice de Oui, c’était c’était ça. Oui, justement parce que les personnes étaient davantage sensibilisées à ces questions et prête peut-être à changer leur leur quotidien aussi. C’est ça qui envoy certaine manière d’une certaine manière. Et après alors le les questions d’économie d’énergie euh on est très vite dans des choses très techniques ou donc c’était pas simple aussi d’être voilà dans cet entre deux entre choses qui peuvent être presque intuitives sur la question de la nature en ville par exemple et des choses qui sont beaucoup plus techniques comme les économies d’énergie et donc on a parlé du développement du chauffage urbain de la géothermie voilà donc ça ça induit aussi ces discussionsl h et on avait alors une autre thématique Nolan tu vas nous le le mettre c’était réduire les les déchets aussi sur lequel Quel voilà vous avez eu des des réflexions. Donc ben voilà, c’est celle-ci, c’est ce que l’on voit à l’écran. Alors même chose, donc les habitants d’Ivri ont réfléchi collectivement et il y a certains certains items qui sont ressortis peut-être plus que plus que d’autres qui ont emporté l’adhésion. Là où on s’est félicité de de ce travail sur la question des déchets, c’est que les habitantes et les habitants ont bien compris qu’il y avait des pôles de politique publique qu’il fallait privilégier. Oui, la question de la réduction évidemment, mais aussi la question de la prévention, c’estàdire l’accompagnement au geste de tri qu’il fallait renforcer parce qu’il était pas assez présent, pas assez visible. Et puis ils ont aussi ont aussi compris que la question de la gestion des déchets, c’est une question de structuration des finières économiques. C’est-à-dire que il y a à la fois le geste individuel de je fais mon tri et cetera, mais c’est qu’est-ce que mon tri à quoi mon tri va-t-il servir ? Et est-ce que vraiment j’ai la garantie que derrière il y a le vrai recyclage des matériaux et cetera et cetera ? Et puis il y a une c’est toujours la même chose, il y a des injonctions contradictoires. On nous demande de réduire nos émissions de déchets de manière individuelle et collective. On a de plus en plus de déchets qui sont produits dans le monde parce que le développement des plateformes numériques de livraison et cetera et cetera et donc on déborde de poubelles jaunes maintenant. Vous voyez chez vous hein, la poubelle noire se réduit et la poubelle jaune insuffisant. Euh et donc et donc avec toutes ces contradictions là et toutes ces injonctions, il faut bien essayer de tracer un chemin collectif. et les habitants d’Ivri et les habitants d’Ivri ont bien compris que euh on avait des atouts d’abord à Ivri, on a notamment des euh des acteurs de l’économie sociale et solidaire qui sont très impliqués sur les questions du réemploi. C’estàd d’abord on réemploie, c’està-dire qu’on on sort ces déchets qui n’en sont pas euh du circuit des déchets pour les remettre au service du collectif et ensuite euh du coup de de structurer des filières locales euh avec des emplois à la clé, euh des qualifications, de l’insertion et cetera et donc euh privilégier le réemploi euh et ensuite tranquillement accompagner euh la chaîne du déchet pour le réduire au maximum. Hm hm. Effectivement. Alors, il y avait euh alors il y avait plusieurs tendances dans les propositions qui a été mises par les les habitants. Donc effectivement, on a vu économiser l’énergie, on a vu réduire les déchets, il y avait l’alimentation, il y avait les mobilités, rafraîchir la ville aussi, la biodiversité, on en parlera d’ailleurs tout à l’heure, les migrants climatiques et puis les les déchets et recyclages qu’on voilà, c’était les grandes tendances en fait qui Oui, et vous en bien qui est très important pour nous, c’est l’écoféminisme. Ah, effectivement, je ne l’avais pas. Et et donc alors juste un mot sur la question de migration climatique et d’écoféminisme. Euh pour le coup, c’est pas très très intuitif comme thématique. Alors, d’abord sur sur l’écoféminisme, nous avons des associations extrêmement mobilisées à Ivri sur les questions féministes et notamment sur cet enjeu là de du rôle de des femmes dans la transition écologique parce qu’elles sont souvent elles en sont plus que les hommes les premières victimes en réalité et développent plus que les hommes des réponses dans leur quotidien à cette transition. Et donc on a beaucoup travaillé avec l’association qui s’appelle femme solidaire euh à ivri euh sur voilà sur euh définir l’écoféminisme, qu’est-ce que ça a impliqué du point de vue des politiques qu’on voulait porter à Ivri. Et donc plutôt que d’en faire une thématique isolée, on a on a choisi qu’elle soit totalement transversale sur l’ensemble des champs qu’on a traité dans la conférence climat. C’est-à-dire que d’une manière ou d’une autre, on interrogeit le rôle des femmes par rapport à chaque thématique. Chaque thématique euh et celui qui est pas simple aussi à gérer, c’est la question d’immigration climatique. à Ivri comme ailleurs en Île-de-France, on a on a dû gérer des situation très problématique parce que il y avait des jeunes mineurs isolés qui se sont installés à Ivri qui du coup viennent de pays qui sont qui subissent des conflits mais aussi qui subissent les conséquences directes du changement climatique. C’est bon. Euh et donc quand on a une collectivité comme la nôtre, quand l’État quand même euh joue pas tout à fait son rôle sur cette question, comment on gère ça ? Comment on assure qu’une collectivité comme la nôtre est en capacité de de travailler à cet accueil, de mettre d’accueillir décemment ? Oui. D’accueillir décemment, ça qui est important évidemment et surtout de faire prendre conscience collectivement aux habitants et aux habitants d’Ivri que le dérèglement climatique a un rôle dans cette affaire. Voilà. Et donc la question des migrations climatiques qui va qui concerne aujourd’hui évidemment euh des migrations euh je dirais méditerranéenne euh mais qui demain concerneront la France. Ce que je disais tout à l’heure, c’est que quand il y aura des régions dans lesquelles la vie sera très difficile à certaines périodes de l’année en France, il y aura des migrations internes comme d’ailleurs la plupart des migrations qui sont liées à cette question sont des migrations régionales euh notamment en Afrique sub-saharienne et pas du tout des migrations vers des pays étrangers. Oui, on va au plus proche bien évidemment. Oui, mais ça ça concernera la France comme vous le dites très justement. Oui. Donc il faut y réfléchir dès maintenant. Et donc ça c’est pourquoi ça faisait partie des des items voilà qu’on que vous avez considérés. Alors donc dans cette première euh il y a cette première étape, il y a des comités de suivi qui ont été mis en place hein justement pour pour voir comment quelles étaient aussi les priorités puisqueil y avait vous disz plus de 500 propositions qui ont émergé. Il fallait en choisir certaines, il fallait donc les les suivre et puis donc ça se met en place petit à petit et 2020 2023 c’est la deuxè conférence climat. Euh là ça fait un peu office de de bilan demi-mandat, c’est ça ? Oui, tout à fait. Donc effectivement, les comités de suivi euh sont développés entre 2022 et 2023. Euh effectivement, il a fallu euh créer des paquets de politiques publiques qui permettaient aux Ivriennes et aux Évriens de prioriser. Voilà. C’està-dire qu’on écartait pas les autres, c’estàd qu’on on les met pas dans un tiroir à vitamernam. C’est simplement que l’action collective doit se concentrer à un moment donné sur un certain nombre. Il faut commencer par certains les plus urgents peut-être ou euh donc on a fixé des nouvelles priorités qui ont été définies par les Ivriennes et les Ivriens. Et donc il était temps en 2023 de regarder quelles étaient les avancées sur ces priorités et de fixer soit des nouvelles priorités soit de discuter la manière dont on allait amplifier notre action pour aller vers ces objectifs qui avaient été fixés. D’accord. Et donc là donc 2023 on fait ce on fait ce bilan et puis 2025 c’est la 3e édition. Voilà d’ailleurs l’affiche. Donc ça c’était le le 17 mai 2025 he c’est tout récent. Donc là, c’est donc un bilan sûr de ce qui vient de de se passer entre 2021 et 2025. Et puis en même temps, c’est peut-être aussi une manière d’envisager la suite. Oui, bien sûr. Alors, il était temps effectivement de faire le le bilan de de ces 5 années de travail collectif et donc c’était un un beau moment collectif euh avec les associations euh les citoyens organisés ou très investis qui qui était présent hein sous format forum. Oui. Il y avait les partenaires institutionnels, je pense au grandb sur la question des déchets au niveau du territoire. Oui. Euh et puis il y avait euh et il y avait euh ensuite des discussions avec des invités extérieur à la ville où des habitants ou des gens experts de certaines questions ivriennes et ivriens qui ont échangé sur ben justement cet avancement là où on en était. Qu’est-ce que ça appelait comme réflexion et qu’est-ce que ça appelait surtout comme comme volonté d’accélérer ou de d’amplifier le travail. Et donc ça a été extrêmement riche comme comme journée. Euh et euh et ça nous a permis effectivement de tracer de nouvelles perspectives. C’est-à-dire que euh euh évidemment la question de l’atténuation des impacts de nos politiques publiques en terme euh d’émission carbone euh ou euh euh ou euh d’aménagement du territoire sont extrêmement importantes et nous continuerons à nous battre pour atteindre la neutralité carbone en 2050 et pour aménager notre ville euh pour qu’elle soit la plus la plus efficace possible du point de vue climatique. Et il y a une nouvelle donnée qui a été introduite dans le paysage collectif il y a quelques mois, quelques semaines, je dirais même, c’est le fait que nous avons acté en France la trajectoire de + 4°gr en C’est-à-dire que le réchauffement global en France, ce sera + 4°gr en 2100 quand les accords de Paris tentaient de dire que nous allions contenir le réchauffement à plus de degrés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que deux choses. D’abord, ça veut dire qu’il faut continuer de se battre pour réduire l’impact de nos de nos modes de vie, de nos modes de vie individuel et collectif pour justement réduire ce choc. Hm hm. Donc il faut continuer à travailler sur la transition écologique, continuer à investir pour faire la transition énergétique, pour continuer à structurer les filières d’avenir qui sont celles de la transition écologique. Il faut pas lâcher. Oui. Mais en parallèle, il faut aussi penser à ce plus 4 degrés et à ce que ça va induire sur nos modes de vie et notre société. Parce que être à + 4°gr, c’est remettre beaucoup de choses en question. C’est remettre en question la continuité de nos services publics, nos capacités à pouvoir accueillir correctement dans les établissements publics écoles par exemple. Exactement. Mais les épades et cetera et cetera. Oui. les les populations les plus vulnérables. Voilà. Les publics vulnérables. Donc comment on fait pour assurer la continuité du service public et la protection des populations ? Comment on fait pour anticiper les catastrophes qui peuvent potentiellement arriver aussi ? Oui. Oui. Parce qu’elles vont se multiplier de fait. Voilà. les alors soit les épisodes de forte précipitation par exemple de monté de la scène nous à ivri on est très concerné par le les risques inondations de la scène ou et et ensuite de pouvoir aussi réfléchir plus largement ça veut dire aussi qu’advient-il de notre capacité à pouvoir produire notre alimentation sur notre territoire à + 4 degrés quand on sait qu’aujourd’hui les épisodes de sécheresse sont démultipliés ça veut dire changer aussi de de certaines cultures, abandonner certaines cultures. et en mettre d’autres peut-être à la place. Ça veut dire s’interroger sur tout ça. Ça veut dire s’interroger sur notre souveraineté alimentaire, sur notre approvisionnement en alimentation, sur nos préservation de ressources naturelles, notamment le les questions de l’eau, donc la baisse de la consommation. Euh et puis aussi une manière un peu plus euh euh large, c’est euh aussi réinterroger euh euh nos modes démocratiques. Parce que h quand on en est à + 4°gr et qu’on doit tout repenser des systèmes de notre société fatalement, on doit aussi réimpliquer les citoyens dans une forme de prise de décision collective pour que ça se passe du mieux possible. Et donc ça aussi interroge jusque à notre mode de régulation collective, de prise de décision collective pour que on fasse on soit face à ce choc là et qu’on puisse le vivre du mieux possible. Oui. Donc ça serait en fait ce que vous avez fait sur le modèle d’Iverri, ce serait le démultiplier dans toute la France. Ça peut servir d’ailleurs sa vocation, c’est peut-être l’idée aussi de de cette émission, c’est que ça valeur d’exemple pour d’autres communes, voilà, qui puissent impliquer plus largement les citoyens, tous les habitants. Oui. Alors, je je je pense qu’il y a beaucoup de communes qui qui essayent de de construire ce dialogue avec les habitants, de les amener à à réfléchir sur ces sujets-là. de plus en plus. Euh il faut dire que le contexte ne nous aide pas vraiment hein entre l’anxiété générale et puis et puis des priorités qui sont affichées dans les dans le discours politique et puis euh voilà, il y a il y a puis les conflits et cetera. Donc on est dans dans une période difficile pour pour impliquer les gens dans sur cette thématique. Euh mais au moins on essaie de tracer les perspectives. Et donc l’engagement qu’a pris Philippe Wissou qui est le maire Divri à la fin de la conférence climat, c’est euh euh c’est de l’engagement qu’il a pris c’est réellement de d’anticiper cette question du + 4 degrés et de reréfléchir l’ensemble de nos politiques publiques à ce regard là. D’accord. Effectivement. Oui, donc ça c’est euh ça c’est la question la question première. Alors on va avancer justement euh euh au sein d’Ivri et avant donc avant toute chose, on va parler on va bah je vais vous emmener tiens, je je vais vous emmener prendre un peu le la verdure. On va on va voir on va regarder quelques quelques images de nature au sein d’Ivri avant d’aborder une autre une autre thématique importante et une autre action importante de de la ville, c’est le plan biodiversité. Donc on se retrouve tout de suite après ces quelques images. [Musique] Alors là, on vient de voir tous ensemble des images d’Ivri. Euh et moi, je voulais savoir avant tout, quels sont aujourd’hui les les bénéfices concrets pour une ville de végétaliser et de promouvoir la la biodiversité. D’abord, c’est changer le cadre de vie des habitantes et des habitants. Quand on est une ville comme Ivri aux portes de Paris derrière le périphérique dans un tissu dense de la du cœur de la métropole, c’est évidemment améliorer le cadre de vie des habitants et des habitants. On a besoin que dans nos villes, il y ait davantage d’accès aux espaces verts, aux espaces de nature en ville. Donc c’est le premier bénéfice. Le second, c’est évidemment de rafraîchir la ville. On sait très bien que une ville dense qui est fortement imperméabilisée d’abord à à effet de d’il de chaleur urbain qui amplifie les épisodes de forte chaleur ou de canicules euh premièrement et deuxièmement euh ne permet pas quand il y a des épisodes de forte précipitation de pouvoir absorber et de pouvoir être résiliente face au risques des inondations. Et Ivri comme je disais tout à l’heure est fortement concerné par les risques inondation. Donc c’est un ce double bénéfice là d’abord et puis sur la question de la biodiversité évidemment notre notre survie d’humain dépend de la survie de l’écosystème et donc de la biodiversité en général. Et donc le bénéfice que nous avons c’est forcément de le de préserver cette biodiversité et de l’aider à se développer encore plus. Alors, dans les images qu’on a vu euh il y a des il y a des très belles très beaux espaces à ivri qui sont Oui, on a vu c’est très belle et ça c’est avant même euh que vous ne n’enclenchiez le plan biodiversité. Ça ce sont des des images qui datent de son ativ. Ce sont les atout d’RI. Et donc euh alors d’abord le travail qu’on a fait sur la biodiversité, sur le sur ce travail-là de nature en ville a permis d’abord de prendre conscience de la richesse euh de ce qui existe à Ivri aujourd’hui du point de vue de la nature en ville euh de la biodiversité parce que la biodiversité c’est pas seulement euh les grands animaux si j’ose dire, c’est aussi des petites plantes et cetera et cetera, des petits insectes qui font la richesse de la biodiversité. Et donc on a travaillé avec Coloco et euh qui est un bureau d’étude spécialisé en la question pour d’abord établir ce diagnostic là. Quels sont les atouts d’ivi ? Qu’est-ce qui existe ? Et donc, on a travaillé avec les habitants et les habitants d’Hibri euh qui ont participé à à des balades de découvertes, qui ont travaillé avec le bureau d’étude pour parce qu’ils connaissent leur quartier, parce qu’il ils voient des choses évidemment évoluer. Euh et ensuite euh l’idée pour nous c’était de dire voilà, on a ces grands atoutsl, ces grands pôles de biodiversité, le cimetière parisien qui est extrêmement préservé et donc qui est un vrai avre de biodiversité, on l’ vu effectivement. Oui, très très vert. Oui. Où il y a des renards, des bléots et cetera. Il y a euh à Ivriort, il y a la cheminée de la chaufferie qui héberge un couple de faucon pèlerin qui est une espèce protégé. Bref, voilà. Donc on s’est rendu compte de toute cette richesse là et donc c’est notre point d’appui pour continuer à développer la nature en ville et surtout de tracer les corridors entre ces espaces de nature qui nous permettront de qui permettront à la biodiversité de pouvoir s’étendre sur notre sur notre ville. Oui, parce que la même chose ça ça s’est passé, vous avez euh aussi de manière collective, vous avez initié des ateliers participatifs euh donc en 2021 et 2022, des visites en petit groupe euh dans plusieurs euh quartiers d’Ivri euh pour étudier l’état de la nature. On avait d’ailleurs une photo euh Nolande de voilà, c’était des visites qui ont été faites voilà dans la zone. Vous avez fait vous avez sectorisé en fait, vous avez fait six secteurs Oui, c’est en lien avec les quartiers qui sont dessinés dans la ville. D’accord. Effectivement. Et puis donc voilà, en fait, les habitants ont pu euh voir l’état de la biodiversité, donc dresser un peu cet état des lieux et euh et après, il y a eu des échanges. Vous avez fait des ateliers d’ailleurs, on avait euh vous pourrez peut-être nous commenter, moi j’avais une photo de de de l’échange pour le quartier Ivri portbord de scène. Donc ça c’est la suivante Nolane. Voilà, c’est celle-ci. Donc voilà. Donc de ces visites a découlé ont découlé des échanges et puis donc là il y a un bilan qui a été établi les plus les moins. C’est ça en fait. Donc on peut peut-être grossir un petit peu peut-être la partie la partie gauche s’il te plaît Nolan pour qu’on voit un petit peu déjà le le bilan puis après je pense que sur la droite c’est les grands axes qui se sont dégagés. peut-être petit mais voilà donc ça c’était c’était est-ce qu’on est tous d’accord sur le le repérage des des potentiels que du là et de leur qualité et qu’est-ce qu’il manque évidemment et surtout et donc ça a tracé des pistes collectives de travail fidèle à notre habitude d’implication de construction avec les habitants et les habitants. Et donc ça a donné, je dirais le terro à Coloco pour faire des propositions d’amélioration à la fois à l’échelle de la ville macro pour dessiner ses corridors à la grande échelle et en même temps au cœur des quartiers de pouvoir faire une série de propositions d’action d’aménagement ou de réaménagement des espaces publics mais aussi et c’était très important pour nous euh des changements réglementaires. C’est-à-dire que nous avons agi sur le plan local d’urbanisme d’Ivri. Oui. Et nous avons versé au plan local d’urbanisme intercommunal qui va bientôt voir le jour un certain nombre de préconisations pour renforcer les dispositions réglementaires qui visent à davantage préserver la nature déjà présente. H oui, ça c’est important. Il faut faut garder l’existant en fait surtout pas le donc il y avait on s’est rendu compte qu’il y avait pas mal de zones qui étaient pas très bien protégées à ivri et donc on a renforcé la réglementation pour les protéger de manière définitive et puis sur les zones en mutation parce que Ivri est une ville qui est en très forte mutation urbaine de pouvoir définir des secteurs dans lesquels priorité à la nature et tout ce qui est construit est dérogatoire à cette priorisation. Et donc il faut démontrer que le bénéfice euh du projet euh est sa qualité environnementale pour pouvoir bénéficier des droits à construire. Oui, effectivement. Alors euh il y avait aussi l’idée de de mettre en place ce qu’on appelle une TV. Euh la TVB c’est une trame verte et une trame bleue. Alors ça vous pouvez peut-être nous expliquer. Voilà on va enlever l’image à l’écran. Nolane. Voilà, on a on a vu cette cet aspect. Donc voilà, moi je voudrais que vous Oui. Vous nous expliquiez cette TVB, la trame verte, la trame bleue, qu’est-ce que c’est en fait ? Ex c’est les grands axes dont vous parlez exactement c’est c’est comment comment on relie ces points d’attraction de biodiversité entre eux euh et ensuite qui permettent de pouvoir de pouvoir dessiner ces ces liaisons en réalité à grande échelle entre ces espaces de de nature en ville. Donc ça c’est la trame verte donc la nature. Et pourquoi bleu ? parce que évidemment le le parcours le grand cycle de l’eau est extrêmement important particulièrement comme je disais tout à l’heure quand à ivri on est fortement soumis au au risque inondation on a la scène évidemment qui a un atout majeur de notre ville et donc comment on assure que le cycle de l’eau, que le circuit de l’eau dans la ville se se fasse de manière efficace, sécurisée. Et puis tout à l’heure, je disais les fortes la forte imperméabilisation des sols un problème en ville. Donc comment on désimperméabilise les sols, comment on permet l’infiltration des eaux dans les sols de la ville et puis aussi ça interroge le rapport des habitants à l’eau. Voilà. Et et donc c’est à la fois l’eau qu’on boit dans l’espace public, l’eau avec laquelle on joue quand il fait trop chaud euh et puis il y a l’eau nature et du coup un des une des grandes volontés de la ville d’Ivri euh pour la suite c’est de redonner l’accès à la scène aux habitantes et aux habitants d’Ivri. Donc on a travaillé déjà euh à la structuration d’un grand parc euh de bord de scène qui permet de reconquérir les bords de scène et d’avoir des espaces de nature à proximité de la scène. aussi, on a vu tout à l’heure à l’image, il y a le dernier euh la dernière berge totalement végétalisée et naturelle euh avant Paris sur l’am de la scène et qui est un espace naturel sensible, protégé euh et qui en réalité forme une petite plage et on pourrait se baigner aujourd’hui à Ivri dans la scène et donc tout ça alors on fait passer le message pour les personnes qui nous regardent. Si vous voulez vous baigner dans la scène, Ivri, c’est pour bientôt. Voilà. Et ben on espère qu’en tout cas en tout cas il y a une volonté voilà de cette reconquête des berges de scène de redonner l’accès à l’eau aux Évriennes et aux évriens. Si un jour on peut s’y baigner, c’est encore mieux pour nous. Euh mais voilà, c’est c’est ça aussi travailler sur la trame bleue, c’est euh tous les aspects euh du grand cycle et du petit cycle de l’eau. Oui. Donc là, vous avez mis donc des actions, même chose en place euh au fil de après avoir après avoir fait ces ces études. Donc comme vous nous l’expliquiez, donc les les actions se sont se sont mises, elles sont elles sont toujours en cours. Alors, j’imagine que ça se ça se proocaux qui sont soit réglementaires soit d’aménagement de l’espace public. Donc évidemment l’aménagement de l’espace public, ça se fait pas en un claquement de doigts. Donc ça s’accompagne. Et puis surtout on a priorisé avec les Ivriennes et les Ivriens dans chaque quartier d’avoir euh un projet emblématique de réaménagement ou d’aménagement de nouvel espace public euh avec une très haute qualité environnementale euh pour faire la démonstration qu’il est possible de de lier les nécessités d’usage euh dans l’espace public par les habitants et les habitants des espaces de nature, mais aussi de protéger la biodiversité. Parfois, on se dit les choses sont peut-être contradictoires. En réalité, elles ne le sont absolument pas. C’est simplement qu’il faut y réfléchir et se et et le travailler de manière fine pour que tout le monde trouve sa place. Hm hm. Et oui oui oui. Ça c’est un même chose, une démarche extrêmement importante et donc qui inclut encore une fois les citoyens et qui les euh voilà qui qui les rendent aussi moteur dans dans ces projets. Euh moi je voulais que on dise un petit mot euh sur la pollution à Ivri euh et notamment sur la création de l’observatoire écitoyen pour la lutte contre les les pollutions. Parce que bon pollution, on saiton on parle pollution de la scène, on parle pollution de l’air, vous en parliez tout à l’heure, puis pollution des sols aussi. Absolument. Ivri a un passé euh industriel extrêmement important. Nous étions les faubours industriels de la ville de Paris euh de la capitale. C’est par le truchement d’Ivri que la puissance de la France s’est développée aussi. Du point de vue industriel. Il y avait des très grandes entreprises euh industrielles qui se sont installées à Ivri, qui ont pendant des décennies exploité la ville euh et notamment l’axe scène qui permettait évidemment et puis le grand réseau ferroviaire francilien qui était évidemment un atout majeur pour la ville d’Ivri et donc très bien situé aux portes de Paris. On était un un faubourg ouvrier industriel très important avec fierté d’ailleurs. Euh on porte cette histoire avec fierté. Euh mais cette histoire, elle a un prix et ce prix-là, c’est celui de la pollution durable euh de nos sols notamment euh puisque si aujourd’hui la dépollution des sols quand une industrie quitte un territoire est obligatoire, elle ne l’était pas jusqu’à présent. Et donc on hérite d’un lourd passé euh de pollution des sols euh qui fait que justement et c’est ce qu’on essaie de aussi de d’expliquer aux habitants, c’est que euh aménager des nouveaux espaces publics de nature en ville nécessite un travail sur la dépollution des sols. Oui. Aujourd’hui, dépolluer un sol coûte extrêmement cher et ça prend du temps. Et donc on est voilà, on est à chaque fois confronté à ce à ce à cette difficultél. Je prends un exemple. Euh nous avons végétalisé une cours d’école euh l’année dernière que nous avons livré qui euh un enjeu essentiel évidemment pour l’adaptation au changement climatique et pour rendre euh évidemment euh vivables les cours d’école par forte chaleur. Euh il se trouve que euh quand on a euh débitumé euh le sol euh il y a des pollutions euh profondes et donc il a fallu doubler le budget d’aménagement de la cour d’école pour pouvoir dépolluer. Et ça c’est difficilement tenable sur le long terme. Donc on demande aussi que l’État prenne sa responsabilité. Oui. Parce que justement le financement, il vient d’où ? Il vient uniquement de la ville ou il y a des aides quel qu’elles soient de de la région, de l’État, du département ? Alors les les aides des autres institutions, elles viennent plutôt sur la question de végétalisation et du bénéfice de la végétalisation. Donc on a par exemple reçu des des fonds du des de l’argent du fond vert de l’aide d’un investissement. Mais sur la question des pollutions, il y a pas d’aide aujourd’hui. Euh et donc ben on est confronté à ça. Voilà. Tout seul. D’accord. Donc ça c’est la ville qui doit prendre en charge donc le financièrement donc ce qui ce qui fait une charge supplémentaire pour la ville avant même de pouvoir remettre de végétaliser les locaux. Exactement. Donc ça donc ça c’est notre passé et puis il y a notre présent et notre présent c’est la pollution de l’air comme je disais tout à l’heure ou la pollution de la scène et donc ben on est dans une dans une configuration géographique qui fait que au pores de Paris avec le périphérique avec l’autoroute à 4 ben on est soumis au pic de pollution que connaît la métropole de Paris et cetera et donc ce qu’il a été imaginé et on avait construit ce travail avec l’Institut écoitoyen de fus surmer euh qui a été créé il y a plusieurs plusieurs années. Donc fausse sur mer, c’est bassin de Marseille euh au bord de l’étant deber fortement industrialisé et qui subit la pollution de la pétrochimie et cetera et cetera. Majurement qui connaît ces questions forcément de pollution de sol notamment. et puis surtout qui qui a une méthode surtout, c’est-à-dire impliquer la recherche scientifique et les habitantes et les habitants euh dans euh dans l’étude réelle de des pollutions et dans les conséquences pour la vie quotidienne. Et donc inspiré de de ça, nous avons choisi de de créer cet observatoire écitoyen euh de lutte contre les pollutions qui va qui va permettre sous l’ég de Marie Pieron qui est qui est adjointe en charge de la culture scientifique euh de pouvoir euh croiser, hybrider le travail de recherche scientifique et d’implication citoyenne et même de d’expérience citoyenne en réalité parce que c’est-à-dire mais c’est-à-dire que par exemple si on prend la question de la pollution de l’air, c’est comment on a une équipe de chercheurs qui installe des capteurs sur les habitantes et les habitants quand il se déplace dans la ville et qui permettent de pouvoir prélever une participation concrète ex une participation concrète ou sur la question de la marchabilité de la ville par exemple de l’accessibilité dans la ville comment l’expérience des habitants sur leur pratique quotidienne des espaces publics alimente les réflexions des chercheurs sur les solutions à apporter pour répondre à un certain nombre de besoins euh de l’aménagement de l’espace public. D’accord. Oui, effectivement. Donc ça oui, ça je voulais avoir savoir concrètement ce qu’il en était de de cette de cet observatoire et donc voilà, je pense que ça va être très productif. Absolument. Oui. Et donc l’idée c’est à la fois de de sensibiliser évidemment de donner d’apporter des connaissances aux habitantes et aux habitants mais surtout de tirer bénéfices de leurs propres expériences de la manière dont ils vivent le territoire pour engager des des travaux de recherche et ensuite déboucher vers des solutions parce que c’est ça qu’on cherche ça. Oui, c’est ça. C’est ce qu’on veut c’est du concret bien évidemment. Alors Ivri a aussi mis en place une stratégie bas carbone. Donc voilà. Quels sont déjà avant tout les les intérêts pour une commune et pour l’environnement de mettre en place ce type de de stratégie ? Là, on a petite photo d’illustration euh de cette stratégie pas carbone. Alors, la quels sont les intérêt d’abord d’abord quand on dit on va aller vers la vers la neutralité carbone en 2050, il faut bien une méthode. Oui. Et puis une méthode quantifiable ou c’est-à-dire que nous ce qu’on dit à Ibri, c’est pas des paroles en l’air, on jette pas des grands objectifs comme ça. il faut avoir des politiques qui soient efficaces, efficientes et qu’on soit en mesure de d’évaluer l’avancement vers cet objectif. Si on mesure jamais où on en est de l’objectif, on sait pas où est-ce qu’on va. Et donc pour avoir tout ça, il faut bien avoir des repères, des balises. Donc il y a la neutralité en 2050 puis il y a des étapes intermédiaires et on s’assure que quand on franchit ces étapes, on est sur la bonne voie. Et donc, il a fallu travailler sur cette stratégie bas carbone, c’est-à-dire sur les principaux secteurs d’émission de gaz à effet de serre à l’échelle de la ville pour s’y attaquer frontalement et pour répondre à l’enjeu sur la question euh des émissions de carbone dans le chauffage par exemple, sur comment dans le logement et sur les bâtiments publics, sur les enjeux. Oui, on va on va voir les les différents axes effectivement sensiblement. Oui. Voilà. Et donc sur sur tous ces grands secteurs qui sont les plus émetteurs dans notre vie quotidienne, comment on fait pour les réduire drastiquement pour aller vers l’objectif ? D’accord. Et donc elle donc cette stratégie, elle se décline en cinq axes majeurs. Donc tout d’abord, le premier axe, c’est favoriser les les mobilités actives, donc notamment par l’intermédiaire du plan vélo 2023, pardon. Et il y avait déjà un plan antérieur 202022. Absolument. Euh oui oui. Donc euh les mobilités c’est globalement 30 % des émissions de carbone euh de l’ de la ville d’Ivri euh avec euh un un parc automobile qui est ce qu’il est euh parfois vieillissant et cetera. Euh et puis euh nous avons des atouts. Les atouts c’est évidemment notre proximité à Paris, l’accès à des transports en commun relativement structuré. Euh et donc euh comment on fait pour travailler sur le recul de l’usage de la voiture dans le quotidien des habitantes et des habitants sans les pénaliser ? sans les alors sans les pénaliser, donc euh d’où la discussion sur la ZF tout à l’heure, mais aussi en leur offrant des alternatives crédibles. C’est ça. Et donc de notre point de vue, évidemment l’alternative la plus massive quand on est une ville où il y a euh 65000 habitants, c’est les transports en commun. Et en dehors des transports en commun pour la plus la plus forte proximité, on va dire ça comme ça, euh c’est le vélo, c’est les déplacements actifs. Et donc on a instauré un travail entre 2020 et 2023 et entre 2023 et 2026 sur un plan vélo qui a vocation à la fois d’abord toujours dans le dialogue et la coconstruction avec les habitants télésabitants et les associations d’usagers de la bicyclette comme on les appelle euh pour euh ben voilà pour simplement euh être dans le concret dans le dans l’efficacité pour les usagers euh du vélo euh et puis euh pour tenir les objectifs à la fois de développement des infrastructures cyclables. Oui, leur sécurisation parce que ça c’est très important en milieu urbain d’avoir des infrastructures. Oui, parce que beaucoup de de personnes n’osent pas se déplacer aujourd’hui à vélo parce que ils ont peur pour le le bah leur propre santé. Un accident peut être au regard de la circulation peut vite arriver. Bien sûr et c’est très compréhensible. Et donc il y a à la fois la question de leur la sécurisation des des infrastructures et puis l’apaisement de l’espace public. c’estàd le aller vers le juste partage de l’espace public dans des villes qui ont été constituées euh pour le tout voiture en réalité. Et donc comment on revient en arrière ? Comment on réajuste le partage de l’espace public ? comment on redonne plus de priorité et d’importance au vélo et à la marche à pied aussi parce que la question marche à pied les mobilités douce dans grand ensemble extrêmement importante et donc le plan vélo il sert à ça et puis il sert principalement à définir des priorités pour les continuités cyclab parce que souvent on a des infrastructures qui existent elles sont discontinues et les changements comme ça de morceaux de pyclop peuvent s’avérer dangereux dans des carrefours qui sont un peu compliqués du point de vue de la circulation et donc voilà Donc, on a travaillé avec les assauts pour euh définir ses priorités d’infrastructure, de réaménagement ou d’aménagement nouveaux euh et surtout de travailler à l’apaisement de l’espace public. Donc on a pris la décision euh de généraliser le 30 km/h en ville euh sauf sur certains axes stratégiques notamment nord-sud pour aller à Paris où ça restera à 50 km/h et dans les très proches proximités, c’est-à-dire au cœur des quartiers, être à 20 km/h qui permettront d’avoir non pas des infrastructures totalement dédiées au vélo, mais des espaces publics où ils seront prioritaires et donc où la la voiture sera contrainte de fortement réduire sa vitesse à conditions qu’on soit en capacité évidemment d’avoir des aménagements qui le permettent. Et c’est ça aussi le le babless, c’est là où babless c’est-à-dire qu’il faut avoir suffisamment de moyens pour changer les infrastructures pour réaménager les rues et ça coûte beaucoup d’argent. Là encore voilà, on est on est coincé par les Oui. Oui. les questions financières vont venir un petit peu poser l’agenda en fait des des différents aménagements forcément. Et puis alors vous parliez de de transport en commun, il y a aussi le prolongement de la ligne 10 qui euh qui peut être voilà envisagé. Oui. Alors, c’est un combat historique à Ivri. Euh bon, nous à Ivri, on a la ligne 7 du métro qui arrive mairie d’Ivri. Très bien. On a le RERC ou euh qui du coup coupe notre ville en deux en réalité. Euh très bien aussi quand il fonctionne, sauf que ça fait bien des années que le RORC dysfonctionne partout et particulièrement à Yvri. Et en réalité entre ce cœur de ville et l’axe saine, il y a quasiment la moitié de la ville qui est très mal desservie en transport en commun et qui est en forte mutation urbaine et donc qui appelle à avoir de nouvelles populations massivement. Euh et donc euh il va falloir à un moment donné qu’on ait un des transports en commun qui soient suffisamment euh impactant, massifs et pour permettre de desservir ces population des habitants mais aussi des emplois, beaucoup d’emplois et des étudiants qui arrivent sur notre territoire de manière massive. Et donc comment on les euh on les amène le plus rapidement possible vers le centre névragique de la métropole qui est Paris malgré tout, mais aussi comment on relie intelligemment les infrastructures qui existent. Il y a le Grand Paris Express. le Grand Paris Express, notamment à la ligne 15 au sud euh euh du Val de Marne euh qui fait en gros euh le tour de la métropole. Hm hm. Donc la question euh pour tout le monde, c’est comment on relie ce tour de la métropole euh en étoile vers euh vers Paris ? Et donc le prongement de la ligne 10, c’est de dire que on étend la ligne 10 qui s’arrête à Austerlitz vers Ivri en passant notamment par Paris 13 et notamment les tours du haut que vous connaissez ces grandes tours là en bord de péripériouement qui sont eux aussi c’est un secteur qui est aussi un peu désertifié je sais pas comment on peut dire par par rapport au transport en commun chose là les habitants doivent marcher une certains certain temps ex exactement et donc ensuite aller vers vers Ivri et notamment donc à Ivri port dans ce quartier qui est qui est sous doté en transport en commun et ensuite dans une deuxième phase d’aller chercher la ligne 15 au métro des ardouines à Vitrie sur scène. D’accord. On fait la jonction. Voilà, on fait la jonction et ce continuum là, ce qu’il faut bien entendre, c’est que Paris 13, Ivri, Vitri dans leur transformation actuelle et à venir, oui, c’est quasiment 100000 habitants de plus sur ce continuum, 100000 emplois et 30000 étudiants. C’est considérable. Oui, c’est considérable. Et donc ça appelle évidemment à des nouvelles infrastructures de transport qui permettent ben d’assurer la transition écologique, de permettre d’avoir des alternative au déplacement. Et ça ça serait Horizon. On a des on a une idée concrète aujourd’hui. Alors donc il y a il y a le combat c’est un combat institutionnel hein d’abord et c’est un combat collectif. C’est-à-dire que c’est pas un combat partisan. Euh il y a des villes de droite comme Charanton Lepont, il y a des villes de gauche évidemment comme Ivrier, Vitri et et Paris 13 qui sont fédérés dans l’association qui s’appelle la Grande 10. Oui. Euh le département du Val de Mar soutien et donc avec les acteurs économiques du territoire qui maillent le territoire qui est concerné, les habitants bien évidemment qui soutiennent le projet de prolongement. Et donc cette association là, elle mène ses combats de prolongement et elle obtient des victoires. Et les dernières victoires que nous avons eu, c’est que le prolongement de la ligne 10, il est inscrit dans le schéma directeur de l’aménagement d’Île-de-France pour les prochaines décennies et dans le contrat plan Étatrégion qui a été signé sur la question des mobilités entre le ministère des transports et la région Île-de-France. D’accord. Tous les voyants institutionnels sont au vert. Tout le monde est unanime et d’accord pour dire que ce projet est prioritaire et qu’il doit être financé. est mené relève plus que la volonté de la présidente de région qui est aussi présidente d’Île-de France mobilité Valérie PCR de mandater de France mobilité pour poursuivre les études pour solidifier les les scénarios de tracé pour choisir où seront les stations et y aller en réalité. Et donc nous ce qu’on dit c’est que si on enclenche la deuxième phase des études cette année, on est capable probablement d’inaugurer la première station en 2032 ou en 2033. Bon, ça c’est toujours loin mais néanmoins voilà les jalons sont les jalons sont déjà posés donc c’est c’est bien ça ça progresse effectivement très concrètement mais c’est c’est l’âge d’un c’est l’âge normal d’un projet de transport en commun oui bien évidemment c’est la moyenne c’est 40 an et oui oui donc le moment où on évoque l’idée et le moment où on conse oui oui oui c’est normal c’est tout à fait normal donc on on a une bonne nouvelle encore grâce grâce à vous euh alors dans le deuxième axe on parlait des des axes de la stratégie carbone c’est la rénovation du bâti donc là on a parlé de de programmes de rénovation thermique aussi bien des bâtiments publics que des copropriétés. Oui. Alors euh la ville d’Ivri, elle a la main sur son patrimoine. Euh et donc on a un plan pluriannuel d’investissement qui est très ambitieux euh pour la rénovation thermique de nos bâtiments. Alors thermique mais aussi euh sur l’éclairage et cetera. euh qui nous permet déjà de tracer une potentialité d’arriver à la neutralité carbone sur ce champ-là avec des investissements de rénovation qui sont très importants. Par exemple, je prends le prochain projet euh qu’on va mener qui est euh la rénovation thermique du gymnase d’olonne dans lequel euh l’équipe de handball d’Ivri qui évolue au plus haut sommet nationaux joue. On sera à quasiment 80 % d’économie d’énergie. C’est considérable. Oui, bravo. Oui, parce qu’il y a la rénovation thermique et parce que on a le branchement au chauffage urbain. Euh et ce chauffage urbain, il est alimenté notamment par la géothermie euh le pilit de géothermie qui est à ivriport. Oui. Exactement. Donc ça c’est ce qu’il y a entre nos mains. Donc entre guillemets si je veux dire c’est facile à condition qu’on soit préparé et qu’on arrive à le financer. Mais il y a tout le reste, c’est-à-dire les logements. Oui. Et là, on est face à des difficultés qui sont importantes. Alors, soit c’est du privé et on en parlait tout à l’heure avec ma prénov qui recule et donc on va avoir de plus en plus de mal à faire en sorte que des copropriétés ou des propriétaires fassent l’investissement pour faire cette rénovation de manière effective. Norm. Et puis on a tout le parc de logement social qui est aussi euh qui est très important à Ivri hein et notamment la COP Ivri Habitat qui est le principal bailleur public euh euh de la ville qui a plus de 6000 logements dans son patrimoine ivrien et qui est confronté là évidemment à un enjeu et un challenge démesuré par rapport à ses capacités évidemment de pouvoir faire cet investissement. Euh et donc voilà, donc euh on essaie de de prévoir l’avenir, de mettre de l’argent euh de manière pluréannuelle en terme d’investissement euh mais on est confronté à des difficultés. C’était que ce qui échappe au public euh ben est en difficulté pour pouvoir assurer ses financements. Oui. Oui. On on en revient aussi à la la question des financements bien évidemment. Oui, toujours. Toujours évidemment. Alors, vous parliez de géothermie, ça va me me rapprocher de mon 3è axe qui est donc renforcé les les énergies renouvelables. Euh donc ça passe par le réseau de de chaleur urbain, donc la la géothermie, les panneaux photovoltaïques également peut-être. Alors euh parmi parmi ce qu’on a pas réussi à faire encore et qu’il faut qu’on développe, c’est justement euh la question du photovoltaïque euh parce que on a là des potentialités de production énergétique, d’autoconsommation sur les bâtiments he d’abord qui soi public ou privé et de boucle local d’énergie aussi, c’est-à-dire du partage de l’énergie produite entre plusieurs bâtiments publics ou plusieurs copropriétés et cetera. Euh donc c’est ça c’est devant nous et euh on a rappelé dans le cadre de la dernière conférence climat que ça serait une des priorités des prochaines années sur le chauffage urbain. Alors pour le coup euh on a un réseau historique euh euh qui a été qui a été créé il y a déjà plusieurs décennies à Ivri. D’abord au centre-ville d’Ivri et ensuite à Ivriport, donc euh vers la scène. Euh ce réseau là il est interconnecté. Euh, il est alimenté d’une part par un puit de géothermique qui a été créé en 2017, qui permet d’avoir une énergie globale avec un mix énergétique qui est très vertueux, qui est quasiment à 80 % d’énergie renouvelable et de récupération. Oui. Alors, énergie renouvelable et récupération, il faut bien entendre ce que ça veut dire. Renouvelable, c’est le pidothermie qui livre une chaleur propre qui est issue des nappes profondes et qui chauffent de l’eau. D’accord. de récupération. Ça veut dire que aujourd’hui sur Ivri, il y a un incinérateur ou donc qui on appelle une unité de valorisation énergétique qui en brûlant les poubelles de 14 arrondissements parisiens. Oui. Donc ça c’était la voilà c’est c’est les c’est la c’est les biodéchets en fait. C’est ça. C’est on arrive sur là c’est là quand on incinère les poubelles, on les jette. Hop, sont prises en en charge, elles sont incinérées. L’incinération fait que on arrive à produire de la chaleur. H et cette chaleur, elle alimente notre géothermie, notre notre réseau à nous, mais surtout elle alimente quasiment l’ensemble des hôpitaux parisiens en eau chaude et en chauffage. C’est très important. Euh donc l’incinérateur ancien d’Ivri va fermer ses portes, le nouveau va réouvrir avec un tonage incinérable divisé par de donc on a un petit défi devant nous. Euh et euh euh donc ce réseau-là, il est historique, il est interconnecté, il est très vertueux du point de vue du mix énergétique. Et notre volonté évidemment c’est de toujours développer les connexions des bâtiments avec cette énergie vertueuse et de maintenir un taux d’énergie renouvelable et de récupération qui soit très élevé. Évidemment euh la deuxème chose que je voudrais dire, c’est que ce réseau euh jusqu’à présent, il était euh euh en délégation de service public. Il avait été confié à un gestionnaire et un euh privé euh qui l’a développé, qui l’a entretenu pendant des années, euh qui a creusé le puit de géothermie parce que ce sont des investissements qui coûtent extrêmement cher, c’est 37 millions d’euros. Et euh cette délégation de services public a pris fin dans le réseau historique celui du centre villet. Donc nous avons fait le choix Ibri de ne pas reconduire la dégation de services public mais de faire le choix de la régie publique c’estàd de reprendre en main par la ville par le public ben de ce bien commun tout simplement énergétique de ces infrastructures qui ont été portées aussi par la ville au démarrage et donc de les récupérer en gestion et en développement et de pouvoir notamment comme toujours à notre habitude réimpliquer les usagers et les usagères du chauffage dans les décisions qui sont prises sur son développement. Oui, mais c’est vrai que Ivri a toujours été moteur depuis très très longtemps. Il y avait d’ailleurs depuis 2011, il y avait un plan climat énergie justement qui avait permis d’aboutir à la création de cette centrale de de géothermie dont dont vous parlez. Donc c’est vrai que c’est historiquement vous avez été moteur depuis depuis de nombreuses années. Alors dans les dans les autres dans les autres axes, il y a bien sûr développer les espaces verts. Donc on va revenir à la biodiversité dont on parlait tout à l’heure, c’est la plantation d’arbres. Euh il y a des plans d’ailleurs qui existent. Euh il y a le plan 50000 arbres. Ça c’est le c’est le département du Valde Marne. Euh donc je sais pas si vous en bénéficiez. Oui. Oui. Oui. Qui finance qui financent les nouvelles plantations en part. Voilà. Donc ça c’est au moins on a on a un bénéfice financier grâce au département. Et puis également il y a la il y a la région dans un de ces derniers magazines d’ailleurs le conseil régional d’Île-de-France disait qu’il avait permis de de financer un million la plantation d’un million d’arbres en Île-de-France. Donc là aussi vous avez pu bénéficier de de l’aide de la région. Alors de l’ de la région en partie, pas sur directement sur la plantation des arbres mais en partie le chiffre de 1 million qui va aller compter les arbres. Voilà. Mais en tout cas, c’est tant mieux en réalité parce que les villes seules ne peuvent pas assumer avec les finances qui sont les ça. Après la difficulté que je trouve à titre personnel en France, c’est que on fonctionne par appel à projet, c’est-à-dire que la région et le département finance mais en réalité ce sont des guichetés. C’estàd qu’il faut porter des projets, les ficeler, leur mettre entre les mains et qu’il décide de financer une partie parce que c’est toujours du cofinancement. C’estàd qu’il faut mettre d’abord sur la table en disant ça va coûter temps, la ville est capable de mettre temps, aidez-nous. Et finalement, ils finissent par cofinancer. D’accord. C’est toujours du cofinancement, ce qui est une subtilité importante. Euh et par ailleurs, ça veut dire aussi en amont pour les villes d’être en capacité de de porter ces projets. Le problème que nous avons dans les villes, c’est que la dégradation des finances publiques continue depuis des décennies et qui s’est accéléré ces dernières années fait que on a des charges de fonctionnement qui sont très importantes et contrairement à l’État, on ne peut pas avoir des budgets en déficit. Donc ça veut dire que on est très en mal de pouvoir recruter des agentes et des agents compétents en la matière puisqu’il faut des cadres qualifié pour le faire et puis de l’autre côté d’être en capacité de pouvoir faire des investissements massifs que ça demande et donc de pouvoir emprunter et cetera et cetera. Et donc euh je trouve que la région, le département devrait avoir davantage un rôle d’accompagnement Oui. de des collectivités plutôt que d’être juste un guichet et une espèce de banque à investissement pour les collectivités. La région sa compétence principale c’est la question de l’aménagement du territoire. Oui. C’est pour ça qu’il y a le schéma directeur d’aménagement de l’Île-de-Fance. Et quand on tire le fil à la fin du système, bon ben elle finance 10000 € par cci, 13000 € par là et cetera. À partir du moment où les villes emportaient les projets déjà, elle ne met pas d’ingénierie à disposition et cetera et cetera. Donc il y a là une espèce de de paradoxe intéressant sur le fait que la région dit il faut y aller, il faut aménager comme c, il faut aménager comme ça mais derrière ou mais lancez-vous déjà et nous on suivra. C’est ça un petit peu. Voilà. Peut-être voilà, on suivra peut-être voilà, c’est il faut parler au conditionnel donc effectivement ça prend la commune prend un risque bien évidemment. Alors dernier axe, c’est l’alimentation durable. Donc ça passe notamment par euh par les produits bio dans les cantines aussi. Euh ça c’est ce que vous avez essayé de mettre en place. Bon qui existe déjà bien évidemment et de d’amplifier également et puis peut-être aussi par l’agriculture urbaine. J’ai vu que voilà c’était c’était un vecteur important. Effectivement, dans la dans le cas de la conférence climat, la question de l’alimentation était prépondérante, hein, euh est très importante. Euh euh ça passe par plusieurs bi, il y a la question de la restauration collective scolaire. Euh donc nous, on fait partie d’un syndicat intercommunal qui s’appelle table commune, hein, qui est un syndicat très important et qui a un plan de développement de de l’alimentation biologique dans les cantines qui a un plan zéro plastique qui va voir le jour là de manière effective. Donc voilà, donc évidemment c’est public, c’est collectif, on prend les décisions ensemble euh et euh et donc il y a une trajectoire très vertueuse euh en en la matière. Euh ensuite il y a euh tout ce qui est fait en terme de d’accompagnement des des élèves sur le bien manger, sur euh tout ça. Donc évidemment, on est on est présent sur au rendez-vous sur cette question. Et puis il y a aussi la sensibilisation au gaspillage alimentaire. Oui, hein. Qui est qui est un enjeu important surtout dans les milieux scolaires à la cantine, on peut manger tout euh euh et on n’est pas obligé de jeter à la poubelle. Et quand on jette à la poubelle, on trie. Et donc ça fait très longtemps qu’IV. Euh aujourd’hui, toutes les écoles d’Ivri bénéficient de table de tri pour les biodéchets. C’est-à-dire que les les élèves ont appris à trier euh les restes alimentaires qu’il y a dans leurs assiettes dans la bonne poubelle pour que ces déchets-là soient valorisés euh soit en compostage, soit euh industriel, soit euh en méthanisation. Et ça fait déjà des années et donc Ivri a été aussi précurseur sur cette question de du triéchets dans milieu scolaire. Voilà. Oui. Et puis ça sensibilise les enfants quand ils vont devenir quand ils vont adultes, ils auront ils garderont ces réflexes de tri forcément. Sû bien sûr, bien sûr. Et on compte sur eux, ce sont nos meilleurs ambassadeurs en réalité pour pour changer les mentalités et les habitudes. Euh encore un mot sur les biodéchets. Il y a il y a eu comme toujours une injonction de l’État de dire début 2024, vous devrez, vous collectivités assurer à chaque citoyen ou qu’il soit une possibilité de pouvoir trier ses biodéchets à la source. Voilà. Voilà. Donc c’est soit ils compostent, soit ils amènent à un endroit euh où vous prélevez euh euh chez eux euh les biodéchets qu’ils produisent et puis vous allez les amener pour qu’ils soient valorisés particulièrement en biogaz euh ou alors en compost. Euh aucun accompagnement de l’État sur cette question, 0 €. Euh et donc il a fallu que les collectivités prennent à leur charge sur leur dos cette question-là de la gestion des biodéchets. Alors il y a une partie qui est celle de la collecte et du traitement qui est financée euh puisque il y a une taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui financent cette partie-là. Oui. Mais toute la phase de prévention Oui. Exactement. Il faut il faut c’est c’est des changements d’habitude qui sont pas simples à prendre. C’est une organisation logistique quotidienne. Bon puis déjà expliquer pourquoi avant tout parce que on veut bien le faire mais si on si on en comprend pas la finalité on ne fera pas. Exactement. Donc il faut expliquer la finalité. Il faut expliquer qu’est-ce qu’on peut mettre et qu’est-ce qu’on ne peut pas mettre dans les biodéchets. Comment on peut s’organiser que c’est pas sale que que c’est sécurisé et cetera et cetera. Ce champ là de la prévention et de l’accompagnement il n’est jamais financé. Oui, c’est la seule volonté des collectivités de mettre de l’argent sur la table pour qu’il y ait des ambassadeurs du tri qui fassent du porte à porte et qui explique aux gens comment il faut faire. Donc donc voilà. Et donc on est toujours sur ces injonctions là de vous allez faire comme ça, ça va être la loi et ça va être la règle mais débrouillez-vous pour que ça fonctionne. Bon à ivri on s’est dit que c’était un enjeu majeur. Les biodéchets, c’est 30 % de la poubelle qui est incinérée. 30 % c’est colossal. ou et donc on s’est dit il faut absolument travailler et à ce que ces 30 % soient détournés de de l’incinération pour être valorisé en plus si ça peut être du biogaz c’est tant mieux et donc on a développé grâce à l’accompagnement du grand orlf qui notre qui est compétent en la matière des déchets. On a travaillé sur le déploiement dans l’espace public de points d’apport volontaire. Euh en 2027, on toute la ville sera équipée avec des résultats extrêmement probants depuis les premières mises en place. Oui. Oui. Donc les gens se suivent le mouvement en fait. Absolument. À tel point que il y a certains endroits on a dû doubler le nombre de points d’apport volontaire parce qu’il y avait beaucoup de beaucoup de demandes. Voilà. H donc on est très fier de ça, on est très fier d’accompagner cette politique publique mais qui demande voilà de de l’énergie et puis et puis une volonté politique très affirmée. Oui. C’est c’est à la ville d’être une nouvelle fois moteur sur ce sujet comme vous le faites très bien à Ivri. Effectivement. Alors euh on le temps passe très très vite. On a on a vu effectivement déjà beaucoup de de très belles mesures qui qui sont faites au niveau d’Ivri. Il y a deux euh deux points que je voudrais qu’on aborde avant avant de de conclure. Euh je voudrais tout d’abord que vous nous nous parliez du plan d’économie d’énergie qui a été mis en place à Ivri. Euh c’est une modification dans les les us les usages de consommation énergétique, c’est ça ? Oui, c’est ça. Alors alors il ils croisent ce ce planlà croise à la fois les rénovations thermiques dont je parlais tout à l’heure, le développement de notre réseau de chauffage urbain euh et la baisse des consommations énergétiques euh sur l’espace public avec le plan LED qu’on a déployé qui sera qui arrivera à terme en 2027 avec 100 % dans l’espace public qui va jus qui va nous faire économiser quasiment 80 % d’énergie he ce qui ce qui est alors qui est important du point de vue de l’impact environnemental mais aussi des finances publiques. Faut faut être lucide sur la question. Euh et c’était quand on a subi la crise énergétique 2022-2023, je peux vous dire que on était on a on a mis en place un plan d’urgence parce que on nous annoncé des des prix fantasmagor c’est vrai que les les les prix flambaient à cette Oui, ça flambait et ça mettait vraiment en péri notre équilibre budgétaire et donc il a fallu alors pour le coup ce sont des investissements d’avenir et qui font du bien à terme. économies qu’on va pouvoir faire maintenant vont ramener de l’argent dans les caisses de la ville et on va pouvoir s’en servir pour continuer à développer le service public et pouvoir continuer à investir. Et puis donc il y a il y a un accompagnement, c’est ça ? Un accompagnement pratique et puis il y a des aides donc financières, c’est ça pour les les habitants par rapport à ce plan. Et alors pour les pour les habitants téléhabitants de manière individuelle, on a construit un partenariat avec le CAE, donc euh euh l’agence d’urbanisme du 94 euh qui fait des permanences à Ivri pour euh infogie qui permet de pouvoir conseiller les habitants des habitants sur les possibilités de rénovation thermique dans leur logement, sur la manière dont ils peuvent réduire leur consommation énergétique et cetera et cetera. Et donc c’est important d’accompagner les gens. Absolument. Voilà. Donc on est très très heureux aussi de ce partenaire avec le CAUE et voilà et donc c’est à la fois des bonnes pratiques et puis aussi des fléchages vers des financements. Effectivement ma prime rénov mais peut-être qu’ qui reviendra un moment donné c’est jamais on en a tellement parlé ce soir elle va peut-être revenir. Oui effectivement donc ça c’est effectivement un point très très important et puis donc on va on va finir avec la régie publique au scène et bière. Je sais que c’est quelque chose qui est important pour vous. Voilà, on a le on a le logo de de la régie qui apparaît. Merci Nolan. Euh donc grâce à laquelle le fournisseur d’eau potable est devenu 100 % public depuis le 1er janvier 2024. Exactement. Alors ça c’est c’est aussi une très belle aventure collective. Oui parce qu’il y a il y a neuf communes he c’est ça 11 maintenant. Euh alors rapidement en deux mots le l’historique. La loi de la mé de la métropole du Grand Paris a ouvert un champ, c’est-à-dire qu’on on avait une fenêtre de tir historique. On était dans le syndicat des Aî de France qui est un des plus grands syndicats d’Europe sur la gestion de l’eau potable. Oui. Euh et l’opportunité qui nous était offerte par la loi, c’était de ne pas forcément réadhérer au syndicat et de se laisser le temps de pouvoir réfléchir à des solutions alternatives. Donc, il y a neuf villes de notre territoire qui ont fait le choix d’attendre et de ne pas réadhérer tout de suite au syndicat. Oui. Et de travailler justement cette alternative. Et cette alternative, c’est la régie publique. Pourquoi c’est la régie publique ? parce que ça permet de pouvoir reprendre avec la main du public donc la question de la distribution de l’eau et donc de la facturation et de tout ce qui accompagne l’utilisateur quand il ouvre son robinet. Ça permet de réinscrire la volonté politique au cœur de cette affaire et non plus seulement les intérêts économiques des exploitants. C’est ça c’est ça la différence. Oui. Euh donc c’était euh lourdes conséquences de faire ça du point de vue de ce qu’il fallait mettre en place. Oui, c’est une prise de risque en même temps pour les les communes qui sûr c’est une prise c’est une prise de risque et il faut gérer tout ça. Il y a énormément d’usagers, il faut assurer la continuité du service public, de la distribution. On peut pas avoir des coupures d’eau comme ça. Il faut investir, faut investir dans le réseau qu’on a récupéré puisque c’était financé par le public, exploité par le privé qui a fait des marges très substantielles sur la vente de l’eau. Euh et donc il a il a fallu avec vous savez tout ce débat sur l’entretien des réseaux d’eau potable avec 30 % de l’eau qui filent dans les sous-sols parce qu’ils sont pas entretenus par les exploitants privés. Donc il fallait s’attaquer à ça aussi. Et donc voilà. Donc reprendre la main du public, c’est assurer des investissements d’avenir, s’assurer que notre réseau est viable et qu’il est correctement entretenu. C’est reprendre aussi des décision politique sur notamment les questions de prix de sortie de l’eau et donc de tarification à l’usager. combien on paye notre mè c euh ce qui est quand même important et euh les trajectoires très haussières qu’on nous annonçait euh si on était resté au sédif et qui vont à mon avis se concrétiser qui faisaient décoller le la facture, ben là on arrive à stabiliser le prix de l’eau au prix actuel et de diversifier surtout notre approvisionnement. Et donc on est en train de construire un partenariat avec Ha de Paris notamment qui est aussi une une régie publique he très importante pour voilà pour faire du public si j’ose dire entre la production et la distribution. Un der mot pour dire que au cœur de cette affaire, il y a les usagers et les usagères du service public. C’était extrêmement pour important pour nous d’être et comme à Ivri d’ailleurs dans un travail de partage du pouvoir. Ça va au-delà de la question de la concertation ou de la coconstruction dont je parlais tout à l’heure. Partager le pouvoir d’abord c’est pas simple. Oui. Et puis c’est réellement donner une voie prépondérante aux citoyens. Hm hm. Euh et donc on a choisi au sein de la régie de constituer un comité citoyen. Ce comité citoyen, il il est composé de 80 usagers et usagères issus des 11 villes que compose la la régie et qui travaillent très directement sur les sujets qui nous intéressent et particulièrement en ce moment, ils sont en train de travailler sur la tarification sociale de l’eau, ce qui est pas une mince à faire. euh quel est le juste prix de l’eau euh en tenant en compte justement de toutes les contraintes, c’est-à-dire bah il faut entretenir les réseaux, il faut payer l’eau euh dans son effectivité et cetera et cetera. Et donc comment on on gère tout ça pour que ceux qui ont le moins de moyens puissent bénéficier comme les autres d’un service euh optimal ? et donc leur donner cette responsabilité de travailler et de fixer les lignes sur quel est l’avenir de la politique de tarification de la régie, c’est une c’est un réel partage du pouvoir. Et on a fait le choix que il y ait des représentants de ce comité citoyen qui siègent au conseil d’administration de la régie. Donc, ils ont des voies prépondérantes, ils votent avec nous au sein sur les décisions du conseil d’administration et en parallèle, il y a des représentants des associations, association environnementale et association d’usagers qui siègent aussi au sein du CA et qui ont aussi des voies prépondérantes. Donc on passe des des je dirais des usagers, des habitants un peu faire valoir un peu bon on vous explique un peu, on vous donne l’information et puis on écoutera gentiment ce que vous avez à dire et puis si ça nous convient pas, on fera pas à des citoyens décisionnaires au même titre que les maires qui composent la régie que moi-même et cetera et cetera. Et donc là euh c’est un exercice qui est pas simple parce que c’est un exercice à la fois de monter en compétence collective parce qu’il faut comprendre les mécanismes et c’est aussi notamment pour les élus un exercice politique pas évident parce qu’on parle beaucoup du rapport aux citoyens mais quand il faut partager le pouvoir parfois il y a des petites crispations. Donc il a fallu faire beaucoup de pédagogie et j’ai été très fier de porter ce travail au côté de la mer de freine. Voilà pour persuader tout le monde que tout ça allait très bien se passer. que chacun serait responsable dans son domaine de compétence et qu’on allait pouvoir tracer, c’est ce qu’on fait aujourd’hui, une régie qui fonctionne bien, euh qui a les moyens de pouvoir se développer et d’assurer évidemment un service optimal avec une juste tarification. C’est ce qu’on est en train de réaliser. C’est une fierté. Mais oui, mais c’est un beau mot. Voilà, on va terminer sur ce sur ce beau projet. C’est une fierté et puis le partage du pouvoir. Oui, c’est important. C’est c’est un projet démocratique en fait. Voilà. Donc donc bravo cher Clément Péqueux, bravo et et merci parce que là on a vu effectivement tout ce que vous avez mis en en action au sein d’Ivri pour les habitants et avec les habitants et on vous souhaite plein de belles réalisations dans les dans les mois et les années qui viennent. Merci de de m’avoir invité. Ben écoutez, j’espère que vous reviendrez. Ah ben avec grand grand plaisir. On sera très heureux de de vous retrouver. Alors ben moi je vais je vais vous faire un petit mot de revoir à tous. remerciant bien sûr à la régie donc nous avions à la réalisation notre duo gagnant ce soir c’était Nolan Longo et Anice qui nous ont brillamment accompagné merci les garçons. Donc merci à vous deux. On a qui est venu nous rejoindre sur le plateau, Éric Duran qui est en charge de la communication d’Armada. Merci Éric d’être venu. Merci à toi. Et puis dans le public, on a Richard qui est qui est toujours là. Merci à toi. Merci Richard. Merci à à Raba Balou, notre directeur qui est qui a dû s’absenter mais qui est venu tout à l’heure. Et puis euh qui a oublié non ? Je crois que j’ai j’ai remercié tout le monde mais non ceux que j’ai oublié c’est vous. Donc merci à vous tous qui nous avez suivi et qui nous faites euh part de votre de votre amitié au fil des émissions. Et moi je vous dis à très vite pour un prochain numéro de place des enjeux. [Musique] [Musique] .

Image youtube

Déroulement de la vidéo:

3.8 [Musique]
9.19 [Musique]
19.71 [Musique]
26.96 Bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de place des enjeux que
32.0 vous nous suivez bien sûr en direct et et puis peut-être en replay via les différents réseaux sociaux. Donc je vous
38.399 souhaite la bienvenue pour cette édition. Alors ce soir, on va parler de transition écologique. Alors la
43.84 transition écologique, qu’est-ce que c’est ? Quelle est son importance ? Et puis comment peut-elle se décliner concrètement au sein d’une commune ?
50.32 C’est ce qu’on va voir ce soir dans place des enjeux avec l’exemple d’une ville du Val de Marne qui est
55.84 extrêmement engagée sur ce sujet. Cette ville c’est Ivri sur scène et j’ai un invité qui va m’accompagner tout le long
62.519 de cette émission que je vous présente tout de suite. C’est Clément Péqueux. Bonsoir Clément Péqu. Alors Clément Péqueux, je vous présente
68.88 pour pour nos téléspectateurs. Donc vous êtes adjoint au maire d’Ivri sur scène. Vous êtes en charge de la
75.24 transition écologique, vous êtes également conseiller territorial Grand Orlissen Bièvre. Voilà. Et puis
82.479 vous êtes membre du comité directeur de génération. C’est ça. Voilà. Et bienvenue. C’est un grand plaisir de
87.84 vous avoir à mes côtés. On va on va poursuivre toute cette émission ensemble parce que Ivri c’est un modèle et puis vous-même vous êtes très fortement très
94.759 fortement engagé. Ben oui euh c’est vrai que Ivri euh euh ces dernières années a essayé de prendre à bras le corps cette
100.84 question. Oui, tout à fait. Et justement, c’était ma première question parce que je voulais savoir en fait, il y a un virage qui s’opère à à Ivri,
106.04 c’est en 2020 vraiment euh une en direction d’une de de la transition écologique. Qu’est-ce qui a fait que
111.719 qu’Ivri s’est dirigé dans cette direction ? Mais euh le sentiment d’urgence d’abord euh en 2000 en 2020,
119.159 on était dans une période où euh la question de la transition écologique, en tout cas du sentiment d’urgence
125.159 climatique était très fort dans le débat public. Oui. Euh le résultat des élections européennes avait montré que
131.2 il y avait une volonté des Françaises et des Français de prendre euh à bras le corps cette question et d’avoir des
136.36 politiques publiques qui permettent de d’assurer euh la soutenabilité de notre vie sur la planète et particulièrement
142.64 dans notre pays. Et donc il y a voilà, il y avait cette cet appel des citoyens pour pour un changement plutôt radical.
149.8 Et donc évidemment le maire d’Ivri euh euh Ivri avait commencé à engager un certain nombre de euh politique publique
157.44 bien sûr. Oui. de politique publique de transition. Euh mais on avait ce sentiment collectif qu’il fallait
162.8 vraiment accélérer le rythme euh et les épisodes qui ont suivi notamment la crise Covid nous a amplement donné
168.68 raison. Oui, totalement. Alors, on va parler de transition écologique. Moi, ce que j’aimerais savoir pour toutes les
173.76 personnes qui nous regardent, qu’est-ce que c’est la transition écologique dont on entend si souvent parler ? Comment ça se définit et en quoi est-ce ?
182.04 Je sais pas si je saurais donner une définition exacte de la transition écologique. En tout cas, c’est
189.319 l’accompagnement de vers une soutenabilité de notre vie sur terre et
195.799 une sauvegarde de notre de notre écosystème qui permettront qui permettra à terme de pouvoir continuer à vivre
201.92 comme euh comme nous pouvons le faire aujourd’hui, mais euh en ayant opéré une
207.64 transition, un accompagnement de nos modes de vie individuels et collectifs, vers davantage de sobriété et une
213.599 adaptation à ce que nécessite la préservation de l’environnement et de
218.84 notre cadre de vie tout simplement. Et donc face au choc qui qui s’enchaîne et qui s’annonce aussi, on a besoin de
227.36 tranquillement accompagner les politiques publiques, les modes de vie individuel et collectif pour aller
233.84 vers un bénéfice collectif euh pour voilà pour simplement pouvoir survivre
239.319 là où nous habitons les uns et les autres. Alors, il y a la transition écologique. Donc, c’est une forme, c’est
244.48 plutôt un accompagnement de ce qui existe aujourd’hui pour le transformer petit à petit. Et puis certains parlent de bifurcation écologique qui est un
250.959 terme un peu plus radical euh qui euh donne cette image d’une bifurcation à
256.6 90° de changement de direction très fort et très incisif et très direct sur un
261.68 certain nombre de secteurs de la vie collective et individuelle et qui permettrait d’accélérer un peu plus euh
266.88 sur Oui. pour aller plus vite effectivement parce qu’on se dit qu’aujourd’hui euh quand on parle de réchauffement climatique notamment euh
272.88 ça va très vite et nos nos mesures sont trop faibles au regard du du danger qui nous menace. C’est un peu ça l’idée. Oui, c’est c’est un peu ça. C’està-dire
279.199 que le ce que je disais tout à l’heure, c’est que le sentiment d’urgence est de plus en plus prignant. La multiplication des événements
285.24 climatiques, des sécheresses et donc toutes les conséquences que ça peut avoir sur nos sur notre société en
291.84 réalité. Hm hm. Alors moi, j’irais aussi quand on quand on voit la difficulté des États à s’accorder entre eux, on voit
297.88 les les différentes COPES se succèdent, hein. Les COPES donc ce sont les réunions, tous les les États se se
304.72 réunissent pour parler de des enjeux de du climat. Euh et on voit qu’ils ont beaucoup de mal à chaque fois, on se dit
310.68 c’est encore un échec. Euh est-ce qu’il n’est pas aujourd’hui essentiel que les collectivités locales se mobilisent et
317.6 s’impliquent davantage sur ces sujets ? Alors euh déjà elle s’implique déjà elle s’implique déjà encore davantage la
323.88 question c’est euh quand est-ce que les États qui sont aujourd’hui euh dans des euh dans des stratégies contradictoires
330.88 euh pourquoi les COPS ne fonctionnent pas ? parce qu’il y a autour de la table des grandes puissances et notamment des puissances qui assoient leur leur
338.0 pouvoir sur un développement économique qui est lié à l’exploitation des ressources naturelles, particulièrement
343.8 du pétrole et qui donc n’ont à court terme pas d’intérêt ou peu d’intérêt à
349.56 avoir des ch États-Unis alors par exemple c’est les États-Unis qui qui notamment et puis et puis tous les pays
356.319 du golf qui qui sont qui sont tributaires en fait de du commerce qui ont calé l’ensemble de leur économie du
361.96 développement de leur le société sur euh sur cette exploitation des sous-sols et donc il y a des intérêts contradictoires
368.72 entre des pays qu’on dit du sud qui sont en réalité les pays qui subissent le
374.08 plus fortement et le plus directement les effets des changements climatiques et ceux des grandes puissances qui sont
380.479 contradictoires et en tout cas les volontés des petits pays en tout cas des des pays qui sont le plus fortement
386.28 touchés par rapport à à la à cette surpuissance des États pétroliers, on va
391.759 dire ça comme tout ça évidemment ne font pas le poids. Donc on en arrive à des systèmes de blocage qui font qu’on
397.199 narrive pas à se mettre d’accord sur les objectifs communs si ce n’est dans le cadre des accords de Paris. Oui, sauf que les accords de Paris sont quasiment
403.96 derrière nous puisque on a aujourd’hui d’ailleurs acté le fait que on passait déjà à + 1,5 et les deux degrés sont
411.199 pour dans quelques années. Donc donc les collectivités locales dans cette affaire
416.84 font déjà beaucoup pour la transition économique au quotidien dans l’accompagnement du changement des modes
421.919 de vie des habitants et des habitants et puis du cadre de vie surtout la transformation des villes et cetera.
427.319 Oui, on va le voir avec l’exemple livré, tout ce que vous avez pu mettre en place. Donc la question pour nous c’est à quel moment les collectivités locales
434.72 ont suffisamment de poids dans les discussions qui semènent à la COP pour faire bouger les lignes des États et à
442.919 la fois tirer des moyens supplémentaires des États vers les collectivités pour mener de manière réelle et incisive la
450.12 transition écologique. Et puis comment on fait entendre aux États aussi que les collectivités ont des spécificités
455.24 territoriales he toutes les collectivités sont différentes. des réalités territoriales différentes
460.319 ont des atouts et des inconvénients et donc il faut que les États en prennent conscience et cessent probablement de
466.68 vouloir toujours étaler des normes sur de manière sur des appelats de territoire et de géographie qui en fait
473.159 vivent des réalités différentes et donc il faut construire ce dialogue là et c’est pourquoi il y a de nombreuses
478.56 associations maintenant de collectivité locale qui se sont montées de manière internationale et qui portent ce plédoyer auprès des États pour dire il
484.84 faut que vous entendiez les spécificités des collectivités que vous entendiez nos besoins, nos moyens aussi et nos nos
490.52 Oui, oui, c’est ça. On parlera de l’État justement dans quelques instants, mais oui, oui, ça c’est important. Oui. Donc voilà, donc ça fait plusieurs années
496.039 hein maintenant que que ces collectivités se fédèrent autour de de d’organisations collectives pour pouvoir
501.52 porter le plénoyer. Hm hm. Alors, on parlait des COPS, on sait que donc là au mois de novembre, c’est la COP 30 qui va
508.039 se voilà, on a la on a l’affiche. Merci Nolan H. J’en profite pour vous signaler
513.279 qu’à la réalisation ce soir, nous avons Nolan et Longo qui assistait Danis et qui sont tous les deux au top niveau.
520.479 Merci beaucoup à les garçons. Donc voilà, Nolan nous met l’image de la COP 30. Merci les garçons. Euh donc voilà,
527.56 je voulais vous votre sentiment et et qu’est-ce qu’on peut attendre justement ? Qu’est-ce que vous vous attendez Clément de de la COP 30 qui se tient au
534.519 Brésil en novembre ? ce qu’on attend, c’est ce qu’on attend chaque année, c’est-à-dire un sursaut euh des États et
540.32 qu’enfin il y ait euh des réelles perspective d’avenir qui soient porté collectivement et qui soi mis sur la
546.36 table avec euh euh réaffirmation des accords de Paris et de
551.839 la volonté collective de réellement opérer le changement, de réellement
556.88 réduire l’impact du changement climatique et la manière dont dont nos sociétés se développent et
563.0 vivent pour pour préserver l’avenir. tout simplement et particulièrement je crois que c’est certainement les jeunes
568.8 générations qui attendent le plus plus sensible à cette à cette question. Et tout à l’heure vous me disiez pourquoi
574.64 pourquoi 2020 ? Mais parce qu’en réalité plus on avance dans le temps, plus les jeunes générations sont dans une relation au changement climatique qui
582.04 est souvent anxiogène et ont bien du mal à se dire qu’il y a des perspectives et
588.839 que les États et les pouvoirs publics seront à la hauteur. Exactement. Oui, on a tous des des petites Grett Tumber qui
595.04 se qui qui sommeille en nous. Euh en fait euh c’est vrai que on parle souvent donc de de ce de ces questions de
601.0 réchauffement, de d’enjeux climatiques. On sait par exemple, si on prend juste un exemple parmi tant d’autres hein, euh
606.24 c’est la fonde des glaciers. Les Nations- Unies ont décrété que l’année 2025 était euh l’année internationale de
612.12 la préservation des glaciers. Alors, les glaciers on se dit oui bon c’est loin, c’est ça nous concerne pas tellement
617.16 mais simplement ce qu’on l’ sait depuis l’an 2000 donc les glaciers du globe ont perdu en moyenne 5 % de leur volume et
622.48 en fait ceux qui ont perdu le plus ce sont les glaciers euh des Alpes et des Pyrénées qui eux ont perdu pratiquement
628.64 40 % de de leur volume. C’est considérable et c’est nous hein les Alpes, les Pyrénées, c’est la France
634.24 hein. Donc donc c’est c’est chez nous hein. Oui. En fait, je pense que aussi ce qui est en train de changer, c’est le
639.839 fait qu’on se dise qu’on est en train de se dire que nous ne sommes pas exents de de la mais des catastrophes à venir
646.44 probables sur notre territoire. Quand on quand on voit les simulations de monté des niveaux de mer sur les côtes
652.16 françaises, il y a de quoi s’alarmer quand on voit les épisodes caniculaires
657.399 qui se répéteront à l’avenir et qui se succèdent déjà, les sécheresses intenses
662.6 sur les exploitations agricoles sur ça fait plusieurs années déjà que dans un un certain nombre de secteurs de
668.36 montagne l’été, il y a des camions citernes qui vont approvisionner les habitants en eau parce que les éties
673.88 sont trop bas et cetera. Donc on voit bien que euh c’est ce n’est plus ce ne sont plus des phénomènes qui sont lointains, qui touchent des populations
680.639 vulnérables. C’est chez nous euh au pas de notre porte, les inondations massives qu’il y a eu dans le sud de la France il
686.92 y a il y a quelques mois ont montré ça. Euh donc je parle même pas de de Balance évidemment mais donc voilà donc c’est à
694.0 notre porte et plus on avance plus on a l’impression que les pouvoirs publics et les États reculent. Voilà. Alors
699.959 justement vous me faites ma transition parce que moi je voulais parler de l’État français donc c’est parfait. Merci Clément. Euh alors l’État
705.6 français, qu’est-ce qu’on va en dire ? Qu’est-ce qu’on peut en dire aujourd’hui ? Est-ce que l’État joue son rôle à la fois au niveau financier et puis au
712.6 niveau je dirais opérationnel par rapport aux collectivités ou aux individus ? La question c’est qu’est-ce
718.72 qu’on attend de l’État ? Voilà, qu’est-ce qu’on attend qu’on attend de l’État, c’est que l’État soit un état planificateur, c’est-à-dire qu’il
723.76 prévoit l’avenir, qu’il le préserve et qu’il mette en place des visé stratégique qui permettent d’aller vers
730.68 les objectifs collectifs. C’est la première chose. La deuxième c’est on attend de lui qu’il soit une forme de coordinateur des politiques publiques à
737.72 toutes les échelles, que ce soit du point de vue européen et les implications sur le droit national et
743.32 puis évidemment l’accompagnement des collectivités locales pour que on ait une une structuration, une chaîne des
748.8 politiques publiques qui soient cohérentes, qui se répondent aux différentes échelles et qui permettent
753.959 effectivement de d’apporter le changement. Et puis un dernier point, c’est on attend lui qu’il protège les
759.0 populations. Euh et protéger les populations aujourd’hui, c’est davantage investir dans la transition écologique,
765.48 c’est accélérer le rythme et c’est surtout euh travailler à à l’anticipation des phénomènes qui
771.839 arrivent pour voilà pour protéger pour se protéger collectivement de ce qui va de ce qui va se passer. Aujourd’hui,
777.72 l’État français ne fait que reculer depuis des années sur les objectifs qu’il avait fixé lui-même dans le cadre
783.72 des accords de Paris. Euh on sait que par exemple euh du niveau européen, on ne cesse d’être condamné euh pour
790.56 inaction climatique euh et donc notamment sur les questions de pollution de l’air. Euh et donc euh on voit bien
796.279 que l’État français euh euh fait de la communication, euh lance des grands
801.36 objectifs et en réalité derrière quand on décline les politiques publiques et qu’il faut mettre l’argent sur la table
806.72 pour pouvoir assurer cette transition, il y a plus personne. Je prends un exemple très simple. cette année dans le
812.44 budget oui de l’État 23,5 milliards de coupes budgétaires sur l’écologie. Ça
818.199 fait 14 % du budget de l’écologie en France. Et considérable, c’est considérable. Est-ce que vraiment en
823.839 2025 avec ce qui s’est passé cette année et l’année dernière, on peut se le permettre réellement. Donc voilà, donc
829.399 on a des grandes déclarations et puis derrière on détricote donc on met plus l’argent sur la table, non seulement ça
836.0 et puis en plus on détricote ce qui existait déjà. Euh je donne que quelques exemples mais on a on a beaucoup parlé
842.04 ces derniers jours de ma prime ma ma prime Renault. Oui, tout à fait. Bon, c’était c’est un dispositif qui permet d’accompagner les ménages les plus
848.12 modestes pour la rénovation thermique de leur logement. C’est des aides de l’État, c’est de l’accompagnement et cetera. Division par de ma prime
855.12 rénovision de l’État, il faut faire des économies. Donc on divise par de et puis ensuite finalement ça a été une
860.279 suspension parce que il revirement Oui, on s’est on s’est rendu compte finalement que ça ça pouvait être
866.0 contreproductif. Oui. Alors en fait ce qu’ils se sont rendu ce dont ils sont rendu compte c’est qu’ils sont dépassés par les événements parce que et c’est
872.0 tant mieux les ménages français ont compris que ma prime Renove était un moyen pour eux d’assurer la transition et de faire des économies massives
877.639 d’énergie. Donc ils sont un peu débordés par les demandes et puis ils se sont aperçus qu’il y avait 16 % des dossiers
883.079 qui étaient frauduleux. Mais pourquoi il y a des dossiers frauduleux ? Parce que l’État n’assure pas correctement le suivi de la mise en place des politiques
889.88 publiques qu’il propose et des dispositifs qu’il apporte aux français. Et donc comme on n’ pas assez d’agents
895.079 qui euh suivent de A à Z les dossiers et qui permettent de s’assurer qu’effectivement il n’y a pas des entreprises produuses qui bénéficie euh
902.0 de ce dispositif. Donc on arrête, on recule plutôt que de mettre de l’argent dans dans le service public pour
908.639 justement assurer cette continuité, ce suivi. Il y a plein d’autres choses qui ont été détricotées ces dernières semaines quand on et le parlement
916.6 aujourd’hui particulièrement la droite sénatoriale et dans l’outrance écologique quand
922.399 antiécologique quand il y a la loi du plomb qui est mise sur la table et on a
927.56 on a la réintroduction des né des pesticides et des néonicotyoïdes qui sont destructeurs de l’environnement
933.959 parce que on considère que ça empêche les exploitations de pouvoir correctement se développer. Mais il y a des lobis ou voilà, c’est est-ce que
940.72 c’est ça le derrière ? Oui. Ce sont des lobby qui sont beaucoup plus puissants que que l’intérêt collectif. Oui. Oui.
948.04 Évidemment, il y a alors il y a il y a il faut entendre aussi que les
953.48 agriculteurs, les paysans de ce pays vont mal. Euh et donc il y a une forme de résistance et de presque de cri
961.8 d’alerte, d’alarme de la de la part des agriculteurs. Et la réponse qui est apportée par les pouvoirs publics, c’est
968.04 on on dérégule, on on ouvre les vannes pour parce qu’on considère que ça va les
974.279 les emener à davantage de souplesse et donc par magie, ils vont pouvoir
979.92 davantage davantage se développer. La réalité c’est que on les met en insécurité puisque épendre des pesticides et des
986.839 néonécotinoïdes et non seulement destructeurs de l’environnement mais destructeur de la santé des paysans. C’est la première chose. Et ça
993.16 visiblement l’État a pas l’air de vouloir le regarder en face. Et donc euh plutôt que d’un côté on se dit on va
1000.399 libéraliser et donc ça va leur permettre de mieux vivre mais en fait on les met en danger. Donc la question c’est
1006.519 comment l’État aujourd’hui comprend comprend que faire la transition écologique c’est à la fois assurer
1012.04 l’avenir collectif et individuel et c’est protéger la population et ça c’est vraiment très important. Oui. Et là
1017.639 c’est on a je dirais pas un état démissionnaire mais en ce moment ça n’est pas la question première.
1022.839 Peut-être que les questions budgétaires passent en premier effectivement, ce qu’on peut comprendre d’un côté où on regarde la situation française, mais
1028.64 néanmoins les les priorités ne sont pas là. Euh il y a aussi euh l’information qui est qui est moindre, ça euh
1035.36 effectivement. Et puis alors autre autre projet euh dont on a beaucoup parlé récemment, c’est la la suppression des
1041.559 feu, les zones à faible émission pour les les personnes vous pouvez peut-être expliquer rapidement ce que c’est.
1046.679 Alors, les hommes de faible émission, c’est pareil, c’est une politique publique qui a été menée par l’État, notamment dans les grandes
1051.96 agglomérations, pour justement lutter contre la pollution massive de l’air et euh pollution de l’air qui en France
1057.0 fait 60000 morts par an. C’est un problème de de santé publique majeure, hein. Euh euh et donc euh le l’État a
1064.039 décidé que il y aurait des périmètres autour des grandes agglomération dans lesquelles euh on allait interdire la circulation des véhicules les plus
1069.72 émetteurs de particules qui sont celles qui euh qui sont agressives pour euh pour la santé des habitantes et des
1074.84 habitants. Donc plutôt vertueux du point de vue de la santé publique et on devait
1081.559 avoir un accompagnement de la filière automobile qui permettait d’aller dans la transition entre des véhicules diesel
1087.48 très polluants vers de l’hybride petite petite motorisation et aussi de
1093.28 l’électrique de manière massive. Ément, il fallait accompagner les ménages, les foyers français pour que
1099.48 ils puissent de manière effective pouvoir remplacer leur vieux véhicules par
1105.0 parce que le le modèle économique des véhicules électriques fait que les prix de sortie des véhicules sont quand même
1110.2 extrêmement chers, particulièrement pour les véhicules familiaux où d’ailleurs les entreprises sont aussi concernées
1115.32 hein dans cette dans cette affaire de ZFE et donc voilà le les utilitaires et cetera, ce sont des véhicules qui
1121.36 coûtent extrêmement cher quand on passe au tout électrique et donc il fallait accompagner les les foyers pour le faire. L’État l’a fait au début. Oui.
1128.32 Euh et puis de budget en budget a reculé. Euh et aujourd’hui, il reste quasiment plus rien des aides à l’achat
1134.919 de véhicules électriques pour les Françaises et les Français. Et donc à un moment donné, ça devient pas tenable. C’est-à-dire euh je suis en difficulté
1142.44 économique, j’ai une famille, je suis dépendant de ma voiture pour aller travailler et cetera et cetera. Les
1148.88 transports en commun chez moi ne sont pas assez développés et ne me permettent pas de pouvoir assurer mon transport.
1154.4 Donc je suis obligé de garder ma voiture qui pollue. Oui. Mais on me fait l’injonction de et l’interdiction de pouvoir circuler avec. Mais on ne m’aide
1160.919 pas à faire cette transition et aller acheter un nouveau véhicule si vraiment j’en ai besoin. H c’est là que il y a
1166.2 une espèce de cristallisation et de tension sociale qui n’est pas soutenable. Bien sûr qui n’est pas
1171.6 soutenable. C’est sur cette base là, c’est sur cette base-là que le Parlement
1177.6 a a construit sa réflexion et a dit « On on doit abandonner ce dispositif parce qu’il n’est pas soutenable du point de
1183.919 vue social et économique. » Bien sûr. Voilà. Et donc euh en mettant de côté
1189.4 donc l’aspect sanitaire euh et de santé publique qui est un qui est un vrai enjeu. Voilà. Et c’est pour moi le
1196.44 démonstrateur du fait que l’État quand il pense une politique publique pense soit une politique sociale, soit une
1203.76 politique environnementale. Ce que nous nous disons et notamment dans le parti auquel j’appartiens qui est Génération
1209.44 et ce don à quoi nous croyons très fort à Ivri sur scène, c’est que la question de la justice sociale et de la justice
1215.88 climatique sont un même combat. C’est-à-dire qu’il faut assurer à la fois aux populations un avenir parce
1222.0 queon préserve leur environnement. Hm hm. Et en même temps qu’on s’assure que les fractures sociales qui sont à
1228.64 l’œuvre aujourd’hui et qui sont accentuées par la crise climatique par ailleurs puisse être résorbé dans un
1234.64 même temps grâce notamment aux solutions qu’on apporte sur les questions environnementales. Oui, c’est une approche globale donc c’est une approche
1240.32 aussi qui prend en compte beaucoup les individus et justement on va parler d’Ivri parce que voilà là à Ivri vous
1246.919 avez vous avez mis en place différentes mesures. L’un des éléments majeurs de la
1252.08 la stratégie mise en place à Ivri, c’est le le dispositif conférence climat qui est lancé en en 2021 avec une volonté
1259.52 vraiment affichée d’impliquer les citoyens à travers une des concertations
1265.64 citoyennes justement sur ces enjeux climatiques et écologiques. L’idée
1270.88 initiale c’était de concevoir un plan d’action global pour la ville tout en sensibilisant les habitants à ces
1277.159 enjeux. Et donc comment est-ce que vous avez procédé ? Alors alors on voit ça c’était la la toute première édition
1283.2 donc 2021 puisqu’il y a eu trois éditions, on voit les les énoncer. Exactement. Alors d’où vient l’idée de
1289.72 la conférence climat ? D’abord c’est de dire que dans le projet municipal de 2020, nous avons affirmé la volonté
1295.88 d’Ivri de s’inscrire dans la neutralité carbone à 2050 avec des points d’étape qui nous permettai d’aller à l’objectif.
1303.159 Euh et ce que de fort de ce que je viens de vous dire tout à l’heure, c’est-à-dire notre conviction profonde
1308.44 que justice sociale et justice climatique sont à même combat, on ne pouvait envisager de mener cette
1313.919 transition ou cette bifurcation écologique de manière très forte et très organisée sans que les citoyennes et les
1321.0 citoyens de la ville soient totalement impliqué dans non seulement c’est c’est pas qu’une question de de comment dire
1328.919 de de concertation, c’est une question de coconstruction des politiques publiques. C’est-à-dire qu’ils sont au cœur même de la construction de la
1335.76 politique publique et des dispositifs qu’on allait mettre en place pour aller vers l’objectif. C’est leur donner plus de pouvoir en fait. Don des pouvoirs. Et
1342.76 qu’est-ce que ça change ? Ça change que on intègre dès la mon politiques publiques et leur construction le point
1348.72 de vue des habitantes et des habitants, c’est-à-dire leur manière de vivre au quotidien, leurs aspirations, leur et
1355.279 aussi l’énergie qu’il développent et quand ils sont organisés en association ou par leur engagement personnel du
1360.88 point de vue environnemental et c’est comment on les fédère autour de l’objectif communitiques
1366.24 publiques et pour qu’ils y mettent toute leur énergie avec nous parce que évidemment la ville seule ne peut pas
1372.72 assurer cette transition, il faut que l’ensemble de la population, l’ensemble des partenaires économiques,
1378.72 institutionnels se mettent au travail pour aller vers l’objectif. C’est ça l’idée de la conférence climat et c’est donc de mettre tous les acteurs autour
1385.039 de la table pour coconstruire des politiques publiques qui soient en réalité réalistes. C’est-à-dire qu’ell elles
1391.2 sont elles sont elles dessinent un champ des possibles et une fois que ce champ des possibles est balisé parce qu’on a
1397.559 on y a fait entrer tous les points de vue, ça permet d’être concret et d’être directement dans la réalisation. Oui.
1402.919 Alors ça c’était sous forme d’atelier, c’est ça ? Voilà, vous avez fait donc vous avez fait passer des informations
1408.4 et puis en même temps vous avez fait des ateliers de réflexion en fait avec les habitants. C’est ça. Ouais. Alors d’abord on a on allit récolter les
1414.76 points de vues des habitants et des habitants avec ce qu’on appelait la caravane citoyenne. Donc on a on s’est projeté dans l’espace public et puis on a organisé des moments de discussion
1421.0 informel avec les gens pour savoir déjà où ils en étaient de la question climatique voilà qu’est-ce que ça
1426.72 évoquait pour eux ? qu’est-ce que ça voulait dire dans leur quotidien et qu’est-ce qu’ils attendaient aussi de la ville pour pour la transformation. Et
1433.88 donc ensuite, on a mené ces ateliers autour de six grandes thématiques euh qu’on a qu’on a balisé euh et qui ont
1440.08 permis euh pendant un an de construire euh quasiment plus de 560 propositions
1446.039 d’action, ce qui est colossal et et encore une fois, c’était pas des pas des propositions farfelues euh jetées en
1452.88 l’air. Elles étaient vraiment inscrites dans un champ qui avait été balisé collectivement et donc qui nous
1458.0 obligeait nous ville à mettre en en place les moyens. Euh en tout cas, on
1463.279 avait un devoir de oui de de mettre tout ce qui était en
1468.76 possible en place pour qu’on puisse arriver aux objectifs qui étaient fixés collectivement. Oui. Alors déjà euh on
1473.919 va regarder deux deux illustrations mais juste avant je veux savoir et au niveau de la ville, est-ce que vous étiez fixé des objectifs chiffrés avant pour la
1480.96 ville de manière générale ? Oui oui, c’est ce que je disais tout à l’heure, c’estàd la la neutralité carbone 2050,
1486.2 c’est-à-dire c’était cette trajectoire avec une baisse de moins 40 % des émissions de gaz à effet de ser 2040.
1493.24 Euh et donc ce qui est assez important euh avec une baisse des consommations énergétiques de 30 % à la fin du mandat,
1499.919 donc en 2026, on y est presque. Euh et donc voilà, donc c’était Oui, effectivement, on avait on avait des
1506.6 volontés très fort était oui très très forte effectivement. Alors euh moi ce que je voudrais que vous me commentiez,
1511.64 on va regarder euh Nolan si tu veux bien tout d’abord nous mettre euh il y avait donc différentes thématiques. Il y en avait une qui était sur économiser
1517.36 l’énergie. Voilà donc si euh alors on va peut-être grossir un petit peu mais je pense que les personnes qui nous suivent
1523.559 vont voir. Voilà donc là c’est donc ça c’est suite aux ateliers que vous avez établi ces ces diagnostics. Ça ça fait
1531.08 ça fait en fait ça synthétise les avis des des habitants. C’est ça exactement.
1536.559 Alors donc ça c’est le travail d’une d’une facilitatrice graphique qui a suivi tous les ateliers et qui pendant
1541.96 les discussions a a essayé de de projeter une image des de du contenu des discussions et donc on voit qu’elles
1547.679 sont extrêmement riches et on voit et on voit des éléments qui sont très précis en réalité sur ce qui est attendu du
1553.96 point de vue des politiques publiques. C’est pas seulement des grands principes comme ça. Il y a des choses qui sont très précises et et là et là il y en a
1560.48 certains qui qui ressortent. Oui merci Nolan. Oui, on peut grandir grossir peut-être un petit peu déjà d’un côté puis de l’autre peut-être. Il y a
1566.159 peut-être certains gestes ou certains certaines décisions qui vous vous ont interpellé davantage ou qui ont fait
1572.12 sens forcément. Par exemple sur la question de l’éclairage public, on peut
1577.84 se dire que c’est très technique et cetera. En réalité, c’est un double enjeu, c’est-à-dire celui de l’économie
1584.12 massive d’énergie, hein, parce que quand on aura euh ce qui a été fixé dans la conférence clima, c’est-à-dire d’accélérer le plan de réduction des
1590.6 consommations sur l’éclairage public, on sera quasiment à – 80 % de consommation énergétique sur l’espace public, ce qui
1595.799 est colossal, mais c’est aussi un enjeu de sécurité et de sentiment de sécurité dans les quartiers. Et donc si on
1602.32 construit pas ce dialogue avec les habitantes et les habitants en disant on réduit l’intensité lumineuse ou on fait
1609.52 des extinctions partielles, soit la nuit et cetera, il faut aussi avoir cette discussion avec eux sur qu’est-ce que ça
1614.88 va engendrer dans dans l’espace public, quel sentiment Oui, si on sort la nuit, une jeune femme qui sort la nuit, la rue
1620.6 est moins éclairée, elle est peut-être plus vulnérable, elle peut se sentir en tout cas plus vulnérable. Ex. Si on n pas ce dialogue là en amont et et cette
1626.76 discussion là, on peut pas comme ça jeter des objectifs chiffrés et dire bon ben on va faire de l’extinction, on va
1632.44 faire et cetera. Et quand on a subi la crise énergétique 2022 2023 avec des
1637.679 factures qui ont explosé pour la collectivité comme pour les ménages, euh heureusement qu’on avait en 2021
1643.399 anticipé et et travaillé ensemble et donc on a pu enclencher ce dispositif de manière accélérée de transition de
1650.12 l’éclairage public. Mais tout le monde était prêt à ça. C’est c’était le bénéfice de Oui, c’était c’était ça.
1655.52 Oui, justement parce que les personnes étaient davantage sensibilisées à ces questions et prête peut-être à changer
1661.0 leur leur quotidien aussi. C’est ça qui envoy certaine manière d’une certaine manière. Et après alors le les questions
1667.44 d’économie d’énergie euh on est très vite dans des choses très techniques ou donc c’était pas simple aussi d’être
1673.84 voilà dans cet entre deux entre choses qui peuvent être presque intuitives sur la question de la nature en ville par
1679.0 exemple et des choses qui sont beaucoup plus techniques comme les économies d’énergie et donc on a parlé du développement du chauffage urbain de la
1685.0 géothermie voilà donc ça ça induit aussi ces discussionsl h et on avait alors une autre thématique Nolan tu vas nous le le
1691.72 mettre c’était réduire les les déchets aussi sur lequel Quel voilà vous avez eu des des réflexions. Donc ben voilà,
1698.48 c’est celle-ci, c’est ce que l’on voit à l’écran. Alors même chose, donc les habitants d’Ivri ont réfléchi
1703.799 collectivement et il y a certains certains items qui sont ressortis peut-être plus que plus que d’autres qui
1710.0 ont emporté l’adhésion. Là où on s’est félicité de de ce travail sur la
1715.279 question des déchets, c’est que les habitantes et les habitants ont bien compris qu’il y avait des pôles de
1721.08 politique publique qu’il fallait privilégier. Oui, la question de la réduction évidemment, mais aussi la question de la prévention, c’estàdire
1726.6 l’accompagnement au geste de tri qu’il fallait renforcer parce qu’il était pas assez présent, pas assez visible. Et
1733.0 puis ils ont aussi ont aussi compris que la question de la gestion des déchets, c’est une question de structuration des
1739.36 finières économiques. C’est-à-dire que il y a à la fois le geste individuel de
1745.24 je fais mon tri et cetera, mais c’est qu’est-ce que mon tri à quoi mon tri va-t-il servir ? Et est-ce que vraiment j’ai la garantie que derrière il y a le
1752.08 vrai recyclage des matériaux et cetera et cetera ? Et puis il y a une c’est toujours la même chose, il y a des
1757.679 injonctions contradictoires. On nous demande de réduire nos émissions de déchets de manière individuelle et collective. On a de plus en plus de
1764.399 déchets qui sont produits dans le monde parce que le développement des plateformes numériques de livraison et
1770.679 cetera et cetera et donc on déborde de poubelles jaunes maintenant. Vous voyez chez vous hein, la poubelle noire se
1775.799 réduit et la poubelle jaune insuffisant. Euh et donc et donc avec toutes ces
1780.96 contradictions là et toutes ces injonctions, il faut bien essayer de tracer un chemin collectif. et les
1786.08 habitants d’Ivri et les habitants d’Ivri ont bien compris que euh on avait des atouts d’abord à Ivri, on a notamment
1792.24 des euh des acteurs de l’économie sociale et solidaire qui sont très impliqués sur les questions du réemploi.
1797.799 C’estàd d’abord on réemploie, c’està-dire qu’on on sort ces déchets qui n’en sont pas euh du circuit des
1804.159 déchets pour les remettre au service du collectif et ensuite euh du coup de de structurer
1812.0 des filières locales euh avec des emplois à la clé, euh des qualifications, de l’insertion et cetera
1819.12 et donc euh privilégier le réemploi euh et ensuite tranquillement accompagner
1824.44 euh la chaîne du déchet pour le réduire au maximum. Hm hm. Effectivement. Alors, il y avait euh alors il y avait
1830.88 plusieurs tendances dans les propositions qui a été mises par les les habitants. Donc effectivement, on a vu économiser l’énergie, on a vu réduire
1836.159 les déchets, il y avait l’alimentation, il y avait les mobilités, rafraîchir la ville aussi, la biodiversité, on en
1841.64 parlera d’ailleurs tout à l’heure, les migrants climatiques et puis les les déchets et recyclages qu’on voilà, c’était les grandes tendances en fait
1847.96 qui Oui, et vous en bien qui est très important pour nous, c’est l’écoféminisme. Ah, effectivement, je ne l’avais pas. Et et donc alors juste un
1855.76 mot sur la question de migration climatique et d’écoféminisme. Euh pour le coup, c’est pas très très intuitif
1862.519 comme thématique. Alors, d’abord sur sur l’écoféminisme, nous avons des associations extrêmement mobilisées à
1868.919 Ivri sur les questions féministes et notamment sur cet enjeu là
1875.24 de du rôle de des femmes dans la transition écologique parce qu’elles
1880.76 sont souvent elles en sont plus que les hommes les premières victimes en réalité et développent plus que les hommes des
1888.159 réponses dans leur quotidien à cette transition. Et donc on a beaucoup travaillé avec l’association qui
1893.84 s’appelle femme solidaire euh à ivri euh sur voilà sur euh définir
1899.639 l’écoféminisme, qu’est-ce que ça a impliqué du point de vue des politiques qu’on voulait porter à Ivri. Et donc
1905.12 plutôt que d’en faire une thématique isolée, on a on a choisi qu’elle soit totalement transversale sur l’ensemble
1910.48 des champs qu’on a traité dans la conférence climat. C’est-à-dire que d’une manière ou d’une autre, on interrogeit le rôle des femmes par
1917.279 rapport à chaque thématique. Chaque thématique euh et celui qui est pas simple aussi à
1922.48 gérer, c’est la question d’immigration climatique. à Ivri comme ailleurs en Île-de-France,
1928.24 on a on a dû gérer des situation très problématique
1935.88 parce que il y avait des jeunes mineurs isolés qui se sont installés à Ivri qui
1942.519 du coup viennent de pays qui sont qui subissent des conflits mais aussi qui
1949.0 subissent les conséquences directes du changement climatique. C’est bon. Euh et donc quand on a une collectivité comme
1954.12 la nôtre, quand l’État quand même euh joue pas tout à fait son rôle sur cette
1959.799 question, comment on gère ça ? Comment on assure qu’une collectivité comme la nôtre est en capacité de de travailler à
1967.639 cet accueil, de mettre d’accueillir décemment ? Oui. D’accueillir décemment, ça qui est important évidemment et
1973.399 surtout de faire prendre conscience collectivement aux habitants et aux habitants d’Ivri que le dérèglement climatique a un rôle dans cette affaire.
1980.639 Voilà. Et donc la question des migrations climatiques qui va qui concerne aujourd’hui évidemment euh des
1986.32 migrations euh je dirais méditerranéenne euh mais qui demain concerneront la
1993.2 France. Ce que je disais tout à l’heure, c’est que quand il y aura des régions dans lesquelles la vie sera très
1998.96 difficile à certaines périodes de l’année en France, il y aura des migrations internes comme d’ailleurs la
2004.679 plupart des migrations qui sont liées à cette question sont des migrations régionales euh notamment en Afrique
2010.639 sub-saharienne et pas du tout des migrations vers des pays étrangers. Oui, on va au plus proche bien évidemment.
2016.919 Oui, mais ça ça concernera la France comme vous le dites très justement. Oui. Donc il faut y réfléchir dès maintenant.
2022.279 Et donc ça c’est pourquoi ça faisait partie des des items voilà qu’on que vous avez considérés. Alors donc dans
2027.84 cette première euh il y a cette première étape, il y a des comités de suivi qui ont été mis en place hein justement pour
2033.32 pour voir comment quelles étaient aussi les priorités puisqueil y avait vous disz plus de 500 propositions qui ont émergé. Il fallait en choisir certaines,
2040.2 il fallait donc les les suivre et puis donc ça se met en place petit à petit et 2020 2023 c’est la deuxè conférence
2048.839 climat. Euh là ça fait un peu office de de bilan demi-mandat, c’est ça ? Oui, tout à fait. Donc effectivement, les
2054.159 comités de suivi euh sont développés entre 2022 et 2023. Euh effectivement,
2059.919 il a fallu euh créer des paquets de politiques publiques qui permettaient aux Ivriennes et aux Évriens de
2065.56 prioriser. Voilà. C’està-dire qu’on écartait pas les autres, c’estàd qu’on on les met pas dans un tiroir à vitamernam. C’est simplement que
2072.359 l’action collective doit se concentrer à un moment donné sur un certain nombre. Il faut commencer par certains les plus
2078.04 urgents peut-être ou euh donc on a fixé des nouvelles priorités qui ont été définies par les Ivriennes et les Ivriens. Et donc il était temps en 2023
2084.879 de regarder quelles étaient les avancées sur ces priorités et de fixer soit des nouvelles priorités soit de discuter la
2092.44 manière dont on allait amplifier notre action pour aller vers ces objectifs qui avaient été fixés. D’accord. Et donc là
2097.8 donc 2023 on fait ce on fait ce bilan et puis 2025 c’est la 3e édition. Voilà
2103.4 d’ailleurs l’affiche. Donc ça c’était le le 17 mai 2025 he c’est tout récent.
2109.2 Donc là, c’est donc un bilan sûr de ce qui vient de de se passer entre 2021 et 2025. Et puis en même temps, c’est
2115.56 peut-être aussi une manière d’envisager la suite. Oui, bien sûr. Alors, il était temps effectivement de faire le le bilan
2121.599 de de ces 5 années de travail collectif et donc c’était un un beau moment collectif euh avec les associations euh
2130.599 les citoyens organisés ou très investis qui qui était présent hein sous format
2137.96 forum. Oui.
2147.64 Il y avait les partenaires institutionnels, je pense au grandb sur la question des déchets au niveau du territoire. Oui. Euh et puis il y avait
2154.52 euh et il y avait euh ensuite des discussions avec des invités extérieur à
2161.76 la ville où des habitants ou des gens experts de certaines questions ivriennes et ivriens qui ont échangé sur ben
2168.88 justement cet avancement là où on en était. Qu’est-ce que ça appelait comme réflexion et qu’est-ce que ça appelait surtout comme comme volonté d’accélérer
2175.68 ou de d’amplifier le travail. Et donc ça a été extrêmement riche comme comme journée. Euh et euh et ça nous a permis
2182.44 effectivement de tracer de nouvelles perspectives. C’est-à-dire que euh euh
2187.599 évidemment la question de l’atténuation des impacts de nos politiques publiques en terme euh d’émission carbone euh ou
2193.72 euh euh ou euh d’aménagement du territoire sont extrêmement importantes et nous continuerons à nous battre pour
2199.0 atteindre la neutralité carbone en 2050 et pour aménager notre ville euh pour qu’elle soit la plus
2205.52 la plus efficace possible du point de vue climatique. Et il y a une nouvelle donnée qui a été
2212.0 introduite dans le paysage collectif il y a quelques mois, quelques semaines, je dirais même, c’est le fait que nous
2218.2 avons acté en France la trajectoire de + 4°gr en C’est-à-dire que le
2224.44 réchauffement global en France, ce sera + 4°gr en 2100 quand les accords de Paris tentaient de dire que nous allions
2231.319 contenir le réchauffement à plus de degrés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que deux choses. D’abord, ça veut dire
2236.88 qu’il faut continuer de se battre pour réduire l’impact de nos de nos modes de vie, de nos modes de vie individuel et
2243.119 collectif pour justement réduire ce choc. Hm hm. Donc il faut continuer à travailler sur la transition écologique,
2249.599 continuer à investir pour faire la transition énergétique, pour continuer à structurer les filières d’avenir qui
2256.16 sont celles de la transition écologique. Il faut pas lâcher. Oui. Mais en parallèle, il faut aussi penser à ce
2261.88 plus 4 degrés et à ce que ça va induire sur nos modes de vie et notre société. Parce que être à + 4°gr, c’est remettre
2269.319 beaucoup de choses en question. C’est remettre en question la continuité de nos services publics, nos capacités à
2275.079 pouvoir accueillir correctement dans les établissements publics écoles par exemple. Exactement. Mais les
2282.24 épades et cetera et cetera. Oui. les les populations les plus vulnérables. Voilà. Les publics vulnérables. Donc comment on
2287.359 fait pour assurer la continuité du service public et la protection des populations ? Comment on fait pour anticiper les catastrophes qui peuvent
2294.44 potentiellement arriver aussi ? Oui. Oui. Parce qu’elles vont se multiplier de fait. Voilà. les alors soit les épisodes de forte précipitation par
2300.68 exemple de monté de la scène nous à ivri on est très concerné par le les risques inondations de la scène ou et et ensuite
2308.72 de pouvoir aussi réfléchir plus largement ça veut dire aussi qu’advient-il de notre capacité à
2315.56 pouvoir produire notre alimentation sur notre territoire à + 4 degrés quand on sait qu’aujourd’hui les épisodes de
2321.24 sécheresse sont démultipliés ça veut dire changer aussi de de certaines cultures, abandonner certaines
2327.599 cultures. et en mettre d’autres peut-être à la place. Ça veut dire s’interroger sur tout ça. Ça veut dire s’interroger sur notre souveraineté alimentaire, sur notre approvisionnement
2334.0 en alimentation, sur nos préservation de ressources naturelles, notamment le les questions de l’eau, donc la baisse de la
2339.16 consommation. Euh et puis aussi une manière un peu plus euh euh large, c’est euh aussi réinterroger euh euh nos modes
2346.2 démocratiques. Parce que h quand on en est à + 4°gr et qu’on doit tout repenser
2352.119 des systèmes de notre société fatalement, on doit aussi réimpliquer les citoyens dans une forme de prise de
2357.72 décision collective pour que ça se passe du mieux possible. Et donc ça aussi interroge jusque à notre mode de
2365.119 régulation collective, de prise de décision collective pour que on fasse on
2370.16 soit face à ce choc là et qu’on puisse le vivre du mieux possible. Oui. Donc ça serait en fait ce que vous avez fait sur
2377.319 le modèle d’Iverri, ce serait le démultiplier dans toute la France. Ça peut servir d’ailleurs sa vocation, c’est peut-être l’idée aussi de de cette
2383.119 émission, c’est que ça valeur d’exemple pour d’autres communes, voilà, qui puissent impliquer plus largement les
2388.319 citoyens, tous les habitants. Oui. Alors, je je je pense qu’il y a beaucoup de communes qui qui essayent de de
2394.359 construire ce dialogue avec les habitants, de les amener à à réfléchir sur ces sujets-là. de plus en plus. Euh
2400.319 il faut dire que le contexte ne nous aide pas vraiment hein entre l’anxiété
2405.88 générale et puis et puis des priorités qui sont affichées dans les dans le
2411.16 discours politique et puis euh voilà, il y a il y a puis les conflits et cetera. Donc on est dans dans une période
2416.88 difficile pour pour impliquer les gens dans sur cette thématique. Euh mais au
2422.92 moins on essaie de tracer les perspectives. Et donc l’engagement qu’a pris Philippe Wissou qui est le maire
2427.96 Divri à la fin de la conférence climat, c’est euh euh c’est de l’engagement qu’il a
2435.48 pris c’est réellement de d’anticiper cette question du + 4 degrés et de reréfléchir l’ensemble de nos politiques
2441.319 publiques à ce regard là. D’accord. Effectivement. Oui, donc ça c’est euh ça c’est la question la question première.
2447.359 Alors on va avancer justement euh euh au sein d’Ivri et avant donc avant toute chose, on va parler on va bah je vais
2454.68 vous emmener tiens, je je vais vous emmener prendre un peu le la verdure. On va on va voir on va regarder quelques
2460.119 quelques images de nature au sein d’Ivri avant d’aborder une autre une autre
2466.44 thématique importante et une autre action importante de de la ville, c’est le plan biodiversité. Donc on se
2472.24 retrouve tout de suite après ces quelques images. [Musique]
2547.52 Alors là, on vient de voir tous ensemble des images d’Ivri. Euh et moi, je voulais savoir avant tout, quels sont
2553.8 aujourd’hui les les bénéfices concrets pour une ville de végétaliser et de promouvoir la la biodiversité.
2560.16 D’abord, c’est changer le cadre de vie des habitantes et des habitants. Quand on est une ville comme Ivri aux portes
2565.52 de Paris derrière le périphérique dans un tissu dense de la du cœur de la
2571.16 métropole, c’est évidemment améliorer le cadre de vie des habitants et des habitants. On a besoin que dans nos
2576.359 villes, il y ait davantage d’accès aux espaces verts, aux espaces de nature en ville. Donc c’est le premier bénéfice.
2581.76 Le second, c’est évidemment de rafraîchir la ville. On sait très bien
2587.24 que une ville dense qui est fortement imperméabilisée d’abord à à
2595.079 effet de d’il de chaleur urbain qui amplifie les épisodes de forte chaleur ou de canicules euh premièrement et
2600.88 deuxièmement euh ne permet pas quand il y a des épisodes de forte précipitation de pouvoir absorber et de pouvoir être
2607.52 résiliente face au risques des inondations. Et Ivri comme je disais tout à l’heure est fortement concerné
2612.68 par les risques inondation. Donc c’est un ce double bénéfice là d’abord et puis sur la question de la biodiversité
2617.96 évidemment notre notre survie d’humain dépend de la survie de l’écosystème et
2624.559 donc de la biodiversité en général. Et donc le bénéfice que nous avons c’est forcément de le de préserver cette
2631.48 biodiversité et de l’aider à se développer encore plus. Alors, dans les images qu’on a vu euh il y a des il y a
2638.599 des très belles très beaux espaces à ivri qui sont Oui, on a vu c’est très belle et ça c’est avant même euh que
2643.64 vous ne n’enclenchiez le plan biodiversité. Ça ce sont des des images qui datent de son ativ. Ce sont les
2648.839 atout d’RI. Et donc euh alors d’abord le travail qu’on a fait sur la biodiversité, sur le sur ce travail-là
2655.2 de nature en ville a permis d’abord de prendre conscience de la richesse euh de ce qui existe à Ivri aujourd’hui du
2661.24 point de vue de la nature en ville euh de la biodiversité parce que la biodiversité c’est pas seulement euh les
2667.52 grands animaux si j’ose dire, c’est aussi des petites plantes et cetera et cetera, des petits insectes qui font la
2674.24 richesse de la biodiversité. Et donc on a travaillé avec Coloco et euh qui est
2680.2 un bureau d’étude spécialisé en la question pour d’abord établir ce diagnostic là. Quels sont les atouts
2685.64 d’ivi ? Qu’est-ce qui existe ? Et donc, on a travaillé avec les habitants et les habitants d’Hibri euh qui ont participé
2690.839 à à des balades de découvertes, qui ont travaillé avec le bureau d’étude pour parce qu’ils connaissent leur quartier,
2696.599 parce qu’il ils voient des choses évidemment évoluer. Euh et ensuite euh l’idée pour nous c’était de dire voilà,
2702.559 on a ces grands atoutsl, ces grands pôles de biodiversité, le cimetière parisien qui est extrêmement préservé et
2708.079 donc qui est un vrai avre de biodiversité, on l’ vu effectivement. Oui, très très vert. Oui. Où il y a des renards, des bléots et cetera. Il y a
2715.16 euh à Ivriort, il y a la cheminée de la chaufferie qui héberge un couple de
2720.52 faucon pèlerin qui est une espèce protégé. Bref, voilà. Donc on s’est rendu compte de toute cette richesse là
2725.92 et donc c’est notre point d’appui pour continuer à développer la nature en ville et surtout de tracer les corridors
2732.319 entre ces espaces de nature qui nous permettront de qui permettront à la biodiversité de pouvoir s’étendre sur
2737.8 notre sur notre ville. Oui, parce que la même chose ça ça s’est passé, vous avez euh aussi de manière collective, vous
2743.28 avez initié des ateliers participatifs euh donc en 2021 et 2022, des visites en
2748.8 petit groupe euh dans plusieurs euh quartiers d’Ivri euh pour étudier l’état
2754.359 de la nature. On avait d’ailleurs une photo euh Nolande de voilà, c’était des
2760.0 visites qui ont été faites voilà dans la zone. Vous avez fait vous avez sectorisé en fait, vous avez fait six secteurs
2766.079 Oui, c’est en lien avec les quartiers qui sont dessinés dans la ville. D’accord. Effectivement. Et puis donc voilà, en fait, les habitants ont pu euh
2773.64 voir l’état de la biodiversité, donc dresser un peu cet état des lieux et euh et après, il y a eu des échanges. Vous
2779.599 avez fait des ateliers d’ailleurs, on avait euh vous pourrez peut-être nous commenter, moi j’avais une photo de de
2785.839 de l’échange pour le quartier Ivri portbord de scène. Donc ça c’est la suivante Nolane. Voilà, c’est celle-ci.
2792.359 Donc voilà. Donc de ces visites a découlé ont découlé des échanges et puis donc là il y a un bilan qui a été établi
2799.04 les plus les moins. C’est ça en fait. Donc on peut peut-être grossir un petit peu peut-être la partie la partie gauche
2805.8 s’il te plaît Nolan pour qu’on voit un petit peu déjà le le bilan puis après je pense que sur la droite c’est les grands axes qui se sont dégagés.
2813.079 peut-être petit mais voilà donc ça c’était c’était est-ce qu’on est tous d’accord sur le le repérage des des
2818.96 potentiels que du là et de leur qualité et qu’est-ce qu’il manque évidemment et
2824.76 surtout et donc ça a tracé des pistes collectives de travail fidèle à notre habitude d’implication de construction
2831.8 avec les habitants et les habitants. Et donc ça a donné, je dirais le terro
2838.599 à Coloco pour faire des propositions d’amélioration à la fois à l’échelle de la ville macro
2844.04 pour dessiner ses corridors à la grande échelle et en même temps au cœur des quartiers de pouvoir faire une série de
2850.72 propositions d’action d’aménagement ou de réaménagement des espaces publics
2855.88 mais aussi et c’était très important pour nous euh des changements réglementaires. C’est-à-dire que nous avons agi sur le plan local d’urbanisme
2862.4 d’Ivri. Oui. Et nous avons versé au plan local d’urbanisme intercommunal qui va bientôt voir le jour un certain nombre
2868.28 de préconisations pour renforcer les dispositions réglementaires qui visent à davantage
2874.44 préserver la nature déjà présente. H oui, ça c’est important. Il faut faut garder l’existant en fait surtout pas le
2879.64 donc il y avait on s’est rendu compte qu’il y avait pas mal de zones qui étaient pas très bien protégées à ivri et donc on a renforcé la réglementation
2885.92 pour les protéger de manière définitive et puis sur les zones en mutation parce que Ivri est une ville qui est en très
2891.96 forte mutation urbaine de pouvoir définir des secteurs dans lesquels
2897.04 priorité à la nature et tout ce qui est construit est dérogatoire à cette priorisation. Et donc il faut démontrer
2903.599 que le bénéfice euh du projet euh est sa qualité environnementale pour pouvoir
2909.28 bénéficier des droits à construire. Oui, effectivement. Alors euh il y avait aussi l’idée de de mettre en place ce
2914.8 qu’on appelle une TV. Euh la TVB c’est une trame verte et une trame bleue. Alors ça vous pouvez peut-être nous
2920.64 expliquer. Voilà on va enlever l’image à l’écran. Nolane. Voilà, on a on a vu cette cet aspect. Donc voilà, moi je
2927.52 voudrais que vous Oui. Vous nous expliquiez cette TVB, la trame verte, la trame bleue, qu’est-ce que c’est en fait ? Ex c’est les grands axes dont vous
2933.0 parlez exactement c’est c’est comment comment on relie ces points d’attraction de biodiversité entre eux euh et ensuite
2941.44 qui permettent de pouvoir de pouvoir dessiner ces ces liaisons en réalité à
2946.76 grande échelle entre ces espaces de de nature en ville. Donc ça c’est la trame verte donc la nature. Et pourquoi bleu ?
2953.44 parce que évidemment le le parcours le grand cycle de l’eau est extrêmement
2958.839 important particulièrement comme je disais tout à l’heure quand à ivri on est fortement soumis au au risque inondation on a la scène évidemment qui
2965.64 a un atout majeur de notre ville et donc comment on assure que le cycle de l’eau,
2971.76 que le circuit de l’eau dans la ville se se fasse de manière efficace, sécurisée.
2977.76 Et puis tout à l’heure, je disais les fortes la forte imperméabilisation des sols un problème en ville. Donc comment
2984.28 on désimperméabilise les sols, comment on permet l’infiltration des eaux dans les sols de la ville et puis aussi ça
2991.599 interroge le rapport des habitants à l’eau. Voilà. Et et donc c’est à la fois
2997.4 l’eau qu’on boit dans l’espace public, l’eau avec laquelle on joue quand il fait trop chaud euh et puis il y a l’eau
3005.119 nature et du coup un des une des grandes volontés de la ville d’Ivri euh pour la
3011.72 suite c’est de redonner l’accès à la scène aux habitantes et aux habitants d’Ivri. Donc on a travaillé déjà euh à
3018.599 la structuration d’un grand parc euh de bord de scène qui permet de reconquérir les bords de scène et d’avoir des
3024.68 espaces de nature à proximité de la scène. aussi, on a vu tout à l’heure à l’image, il y a le dernier euh la
3032.119 dernière berge totalement végétalisée et naturelle euh avant Paris sur l’am de la
3038.599 scène et qui est un espace naturel sensible, protégé euh et qui en réalité
3044.319 forme une petite plage et on pourrait se baigner aujourd’hui à Ivri dans la scène
3049.52 et donc tout ça alors on fait passer le message pour les personnes qui nous regardent. Si vous voulez vous baigner dans la scène, Ivri, c’est pour bientôt.
3056.28 Voilà. Et ben on espère qu’en tout cas en tout cas il y a une volonté voilà de cette reconquête des berges de scène de
3061.72 redonner l’accès à l’eau aux Évriennes et aux évriens. Si un jour on peut s’y baigner, c’est encore mieux pour nous.
3066.799 Euh mais voilà, c’est c’est ça aussi travailler sur la trame bleue, c’est euh tous les aspects euh du grand cycle et
3072.359 du petit cycle de l’eau. Oui. Donc là, vous avez mis donc des actions, même chose en place euh au fil de après avoir
3080.4 après avoir fait ces ces études. Donc comme vous nous l’expliquiez, donc les les actions se sont se sont mises, elles
3085.44 sont elles sont toujours en cours. Alors, j’imagine que ça se ça se proocaux
3092.44 qui sont soit réglementaires soit d’aménagement de l’espace public. Donc évidemment l’aménagement de l’espace public, ça se fait pas en un claquement
3098.52 de doigts. Donc ça s’accompagne. Et puis surtout on a priorisé avec les Ivriennes et les Ivriens dans chaque quartier
3104.0 d’avoir euh un projet emblématique de réaménagement ou d’aménagement de nouvel espace public euh avec une très haute
3110.52 qualité environnementale euh pour faire la démonstration qu’il est possible de de lier les nécessités d’usage euh dans
3119.16 l’espace public par les habitants et les habitants des espaces de nature, mais aussi de protéger la biodiversité. Parfois, on se dit les choses sont
3125.839 peut-être contradictoires. En réalité, elles ne le sont absolument pas. C’est simplement qu’il faut y réfléchir et se
3131.16 et et le travailler de manière fine pour que tout le monde trouve sa place. Hm hm. Et oui oui oui. Ça c’est un même
3136.76 chose, une démarche extrêmement importante et donc qui inclut encore une fois les citoyens et qui les euh voilà
3143.04 qui qui les rendent aussi moteur dans dans ces projets. Euh moi je voulais que on dise un petit mot euh sur la
3149.96 pollution à Ivri euh et notamment sur la création de l’observatoire écitoyen pour
3155.319 la lutte contre les les pollutions. Parce que bon pollution, on saiton on parle pollution de la scène, on parle
3161.2 pollution de l’air, vous en parliez tout à l’heure, puis pollution des sols aussi. Absolument. Ivri a un passé euh
3167.4 industriel extrêmement important. Nous étions les faubours industriels de la ville de Paris euh de la capitale. C’est
3174.72 par le truchement d’Ivri que la puissance de la France s’est développée aussi. Du point de vue industriel. Il y
3180.079 avait des très grandes entreprises euh industrielles qui se sont installées à Ivri, qui ont pendant des décennies
3186.16 exploité la ville euh et notamment l’axe scène qui permettait évidemment et puis
3192.559 le grand réseau ferroviaire francilien qui était évidemment un atout majeur pour la ville d’Ivri et donc très bien
3198.119 situé aux portes de Paris. On était un un faubourg ouvrier industriel très important avec fierté d’ailleurs. Euh on
3205.079 porte cette histoire avec fierté. Euh mais cette histoire, elle a un prix et ce prix-là, c’est celui de la pollution
3210.319 durable euh de nos sols notamment euh puisque si aujourd’hui la dépollution
3215.76 des sols quand une industrie quitte un territoire est obligatoire, elle ne l’était pas jusqu’à présent. Et donc on
3220.92 hérite d’un lourd passé euh de pollution des sols euh qui fait que justement et c’est ce qu’on essaie de aussi de
3227.599 d’expliquer aux habitants, c’est que euh aménager des nouveaux espaces publics de
3232.64 nature en ville nécessite un travail sur la dépollution des sols. Oui. Aujourd’hui, dépolluer un sol coûte
3239.119 extrêmement cher et ça prend du temps. Et donc on est voilà, on est à chaque
3244.48 fois confronté à ce à ce à cette difficultél. Je prends un exemple. Euh nous avons végétalisé une cours d’école
3250.76 euh l’année dernière que nous avons livré qui euh un enjeu essentiel évidemment pour
3256.28 l’adaptation au changement climatique et pour rendre euh évidemment euh vivables les cours d’école par forte chaleur. Euh
3263.079 il se trouve que euh quand on a euh débitumé euh le sol euh il y a des pollutions euh profondes et donc il a
3271.16 fallu doubler le budget d’aménagement de la cour d’école pour pouvoir dépolluer.
3276.96 Et ça c’est difficilement tenable sur le long terme. Donc on demande aussi que l’État prenne sa responsabilité. Oui.
3282.96 Parce que justement le financement, il vient d’où ? Il vient uniquement de la ville ou il y a des aides quel qu’elles soient de de la région, de l’État, du
3288.72 département ? Alors les les aides des autres institutions, elles viennent plutôt sur la question de végétalisation et du bénéfice de la végétalisation.
3295.04 Donc on a par exemple reçu des des fonds du des de l’argent du fond vert de
3300.28 l’aide d’un investissement. Mais sur la question des pollutions, il y a pas d’aide aujourd’hui. Euh et donc ben on
3306.839 est confronté à ça. Voilà. Tout seul. D’accord. Donc ça c’est la ville qui doit prendre en charge donc le
3312.48 financièrement donc ce qui ce qui fait une charge supplémentaire pour la ville avant même de pouvoir remettre de
3318.76 végétaliser les locaux. Exactement. Donc ça donc ça c’est notre passé et puis il y a notre présent et notre présent c’est
3324.48 la pollution de l’air comme je disais tout à l’heure ou la pollution de la scène et donc ben on est dans une dans
3330.4 une configuration géographique qui fait que au pores de Paris avec le périphérique avec l’autoroute à 4 ben on
3336.359 est soumis au pic de pollution que connaît la métropole de Paris et cetera et donc ce qu’il a été imaginé et on
3344.359 avait construit ce travail avec l’Institut écoitoyen de fus surmer
3350.72 euh qui a été créé il y a plusieurs plusieurs années. Donc fausse sur mer, c’est bassin de Marseille euh au bord de
3359.119 l’étant deber fortement industrialisé et qui subit
3364.4 la pollution de la pétrochimie et cetera et cetera. Majurement qui connaît ces questions forcément de
3371.319 pollution de sol notamment. et puis surtout qui qui a une méthode surtout, c’est-à-dire impliquer la recherche
3376.48 scientifique et les habitantes et les habitants euh dans euh dans l’étude réelle de des pollutions et dans les
3382.839 conséquences pour la vie quotidienne. Et donc inspiré de de ça, nous avons choisi de de créer cet observatoire écitoyen
3390.079 euh de lutte contre les pollutions qui va qui va permettre sous l’ég de Marie Pieron qui est qui est adjointe en
3395.52 charge de la culture scientifique euh de pouvoir euh croiser, hybrider le travail
3401.88 de recherche scientifique et d’implication citoyenne et même de
3407.88 d’expérience citoyenne en réalité parce que c’est-à-dire mais c’est-à-dire que par exemple si on prend la question de
3413.92 la pollution de l’air, c’est comment on a une équipe de chercheurs qui installe
3419.28 des capteurs sur les habitantes et les habitants quand il se déplace dans la ville et qui permettent
3426.119 de pouvoir prélever une participation concrète ex une participation concrète ou sur la question de la marchabilité de
3432.119 la ville par exemple de l’accessibilité dans la ville comment l’expérience des habitants sur leur pratique quotidienne
3437.64 des espaces publics alimente les réflexions des chercheurs sur les solutions à apporter pour répondre à un
3444.24 certain nombre de besoins euh de l’aménagement de l’espace public. D’accord. Oui, effectivement. Donc ça oui, ça je voulais avoir savoir
3450.68 concrètement ce qu’il en était de de cette de cet observatoire et donc voilà, je pense que ça va être très productif.
3457.28 Absolument. Oui. Et donc l’idée c’est à la fois de de sensibiliser évidemment de
3462.72 donner d’apporter des connaissances aux habitantes et aux habitants mais surtout de tirer bénéfices de leurs propres
3469.2 expériences de la manière dont ils vivent le territoire pour engager des des travaux de recherche et ensuite
3475.76 déboucher vers des solutions parce que c’est ça qu’on cherche ça. Oui, c’est ça. C’est ce qu’on veut c’est du concret bien évidemment. Alors Ivri a aussi mis
3482.559 en place une stratégie bas carbone. Donc voilà. Quels sont déjà avant tout
3488.039 les les intérêts pour une commune et pour l’environnement de mettre en place ce type de de stratégie ? Là, on a
3493.96 petite photo d’illustration euh de cette stratégie pas carbone. Alors, la quels
3500.28 sont les intérêt d’abord d’abord quand on dit on va aller vers la vers la neutralité carbone en 2050, il faut bien
3507.359 une méthode. Oui. Et puis une méthode quantifiable ou c’est-à-dire que nous ce qu’on dit à Ibri, c’est
3515.119 pas des paroles en l’air, on jette pas des grands objectifs comme ça. il faut avoir des politiques qui soient
3521.24 efficaces, efficientes et qu’on soit en mesure de d’évaluer l’avancement vers
3527.839 cet objectif. Si on mesure jamais où on en est de l’objectif, on sait pas où est-ce qu’on va. Et donc pour avoir tout
3534.24 ça, il faut bien avoir des repères, des balises. Donc il y a la neutralité en 2050 puis il y a des étapes intermédiaires et on s’assure que quand
3541.319 on franchit ces étapes, on est sur la bonne voie. Et donc, il a fallu travailler sur cette stratégie bas carbone, c’est-à-dire sur les principaux
3548.319 secteurs d’émission de gaz à effet de serre à l’échelle de la ville pour s’y attaquer frontalement et pour répondre à
3555.0 l’enjeu sur la question euh des émissions de carbone dans le chauffage
3560.48 par exemple, sur comment dans le logement et sur les bâtiments publics, sur les enjeux. Oui, on va on va voir
3567.2 les les différents axes effectivement sensiblement. Oui. Voilà. Et donc sur sur tous ces grands secteurs qui sont
3573.64 les plus émetteurs dans notre vie quotidienne, comment on fait pour les réduire drastiquement pour aller vers l’objectif ? D’accord. Et donc elle donc
3581.68 cette stratégie, elle se décline en cinq axes majeurs. Donc tout d’abord, le premier axe, c’est favoriser les les
3587.559 mobilités actives, donc notamment par l’intermédiaire du plan vélo 2023,
3595.0 pardon. Et il y avait déjà un plan antérieur 202022. Absolument. Euh oui oui. Donc euh les mobilités c’est
3602.16 globalement 30 % des émissions de carbone euh de l’ de la ville d’Ivri euh avec euh un un parc automobile qui est
3609.52 ce qu’il est euh parfois vieillissant et cetera. Euh et puis euh nous avons des atouts. Les atouts c’est évidemment
3616.16 notre proximité à Paris, l’accès à des transports en commun relativement structuré. Euh et donc euh comment on
3623.039 fait pour travailler sur le recul de l’usage de la voiture dans le quotidien des habitantes et des habitants sans les
3628.96 pénaliser ? sans les alors sans les pénaliser, donc euh d’où la discussion sur la ZF tout à l’heure, mais aussi en
3634.44 leur offrant des alternatives crédibles. C’est ça. Et donc de notre point de vue, évidemment l’alternative la plus massive
3640.599 quand on est une ville où il y a euh 65000 habitants, c’est les transports en commun. Et en dehors des transports en
3647.319 commun pour la plus la plus forte proximité, on va dire ça comme ça, euh
3652.52 c’est le vélo, c’est les déplacements actifs. Et donc on a instauré un travail
3659.52 entre 2020 et 2023 et entre 2023 et 2026 sur un plan vélo qui a vocation à la
3666.039 fois d’abord toujours dans le dialogue et la coconstruction avec les habitants télésabitants et les associations
3671.24 d’usagers de la bicyclette comme on les appelle euh pour euh ben voilà pour simplement euh être dans le concret dans
3677.96 le dans l’efficacité pour les usagers euh du vélo euh et puis euh pour tenir
3683.44 les objectifs à la fois de développement des infrastructures cyclables. Oui, leur sécurisation parce que ça c’est très
3688.559 important en milieu urbain d’avoir des infrastructures. Oui, parce que beaucoup de de personnes n’osent pas se déplacer aujourd’hui à vélo parce que ils ont
3694.64 peur pour le le bah leur propre santé. Un accident peut être au regard de la
3699.799 circulation peut vite arriver. Bien sûr et c’est très compréhensible. Et donc il y a à la fois la question de leur la
3705.68 sécurisation des des infrastructures et puis l’apaisement de l’espace public. c’estàd le aller vers le juste partage
3711.48 de l’espace public dans des villes qui ont été constituées euh pour le tout voiture en réalité. Et donc comment on
3718.0 revient en arrière ? Comment on réajuste le partage de l’espace public ? comment on redonne plus de priorité et
3724.16 d’importance au vélo et à la marche à pied aussi parce que la question marche à pied les mobilités douce dans grand
3729.2 ensemble extrêmement importante et donc le plan vélo il sert à ça et puis il sert principalement à définir des
3735.92 priorités pour les continuités cyclab parce que souvent on a des infrastructures qui existent elles sont
3741.16 discontinues et les changements comme ça de morceaux de pyclop peuvent s’avérer
3747.16 dangereux dans des carrefours qui sont un peu compliqués du point de vue de la circulation et donc voilà Donc, on a travaillé avec les assauts pour euh
3754.24 définir ses priorités d’infrastructure, de réaménagement ou d’aménagement nouveaux euh et surtout de travailler à
3760.4 l’apaisement de l’espace public. Donc on a pris la décision euh de généraliser le 30 km/h en ville euh sauf sur certains
3767.88 axes stratégiques notamment nord-sud pour aller à Paris où ça restera à 50 km/h et dans les très proches
3774.2 proximités, c’est-à-dire au cœur des quartiers, être à 20 km/h qui permettront d’avoir non pas des
3779.64 infrastructures totalement dédiées au vélo, mais des espaces publics où ils seront prioritaires et donc où la la
3787.119 voiture sera contrainte de fortement réduire sa vitesse à conditions qu’on soit en capacité évidemment d’avoir des
3793.559 aménagements qui le permettent. Et c’est ça aussi le le babless, c’est là où babless c’est-à-dire qu’il faut avoir
3798.799 suffisamment de moyens pour changer les infrastructures pour réaménager les rues et ça coûte beaucoup d’argent. Là encore
3805.48 voilà, on est on est coincé par les Oui. Oui. les questions financières vont
3810.559 venir un petit peu poser l’agenda en fait des des différents aménagements forcément. Et puis alors vous parliez de
3818.319 de transport en commun, il y a aussi le prolongement de la ligne 10 qui euh qui peut être voilà envisagé. Oui. Alors,
3824.119 c’est un combat historique à Ivri. Euh bon, nous à Ivri, on a la ligne 7 du métro qui arrive mairie d’Ivri. Très
3831.0 bien. On a le RERC ou euh qui du coup coupe notre ville en deux en réalité.
3836.599 Euh très bien aussi quand il fonctionne, sauf que ça fait bien des années que le RORC dysfonctionne partout et
3842.799 particulièrement à Yvri. Et en réalité entre ce cœur de ville et l’axe saine,
3849.48 il y a quasiment la moitié de la ville qui est très mal desservie en transport en commun et qui est en forte mutation
3854.88 urbaine et donc qui appelle à avoir de nouvelles populations massivement. Euh
3861.0 et donc euh il va falloir à un moment donné qu’on ait un des transports en commun qui soient suffisamment euh impactant, massifs et pour permettre de
3868.0 desservir ces population des habitants mais aussi des emplois, beaucoup d’emplois et des étudiants qui arrivent
3873.88 sur notre territoire de manière massive. Et donc comment on les euh on les amène le plus rapidement possible vers le
3881.039 centre névragique de la métropole qui est Paris malgré tout, mais aussi comment on relie intelligemment les
3886.599 infrastructures qui existent. Il y a le Grand Paris Express. le Grand Paris Express, notamment à la ligne 15 au sud
3892.559 euh euh du Val de Marne euh qui fait en gros euh le tour de la métropole. Hm hm. Donc la question euh pour tout le monde,
3899.079 c’est comment on relie ce tour de la métropole euh en étoile vers euh vers Paris ? Et donc le prongement de la
3904.76 ligne 10, c’est de dire que on étend la ligne 10 qui s’arrête à Austerlitz vers Ivri en passant notamment par Paris 13
3913.88 et notamment les tours du haut que vous connaissez ces grandes tours là en bord de péripériouement qui sont eux aussi
3918.96 c’est un secteur qui est aussi un peu désertifié je sais pas comment on peut dire par par rapport au transport en commun chose là les habitants doivent
3925.72 marcher une certains certain temps ex exactement et donc ensuite aller vers vers Ivri et notamment donc à Ivri port
3933.24 dans ce quartier qui est qui est sous doté en transport en commun et ensuite dans une deuxième phase d’aller chercher
3938.559 la ligne 15 au métro des ardouines à Vitrie sur scène. D’accord. On fait la
3943.599 jonction. Voilà, on fait la jonction et ce continuum là, ce qu’il faut bien entendre, c’est que Paris 13, Ivri,
3949.2 Vitri dans leur transformation actuelle et à venir, oui, c’est quasiment 100000
3954.4 habitants de plus sur ce continuum, 100000 emplois et 30000 étudiants. C’est
3959.52 considérable. Oui, c’est considérable. Et donc ça appelle évidemment à des nouvelles infrastructures de transport
3965.48 qui permettent ben d’assurer la transition écologique, de permettre d’avoir des alternative au déplacement.
3971.279 Et ça ça serait Horizon. On a des on a une idée concrète aujourd’hui. Alors donc il y a il y a le combat c’est un
3976.92 combat institutionnel hein d’abord et c’est un combat collectif. C’est-à-dire que c’est pas un combat partisan. Euh il
3983.16 y a des villes de droite comme Charanton Lepont, il y a des villes de gauche évidemment comme Ivrier, Vitri et et
3988.64 Paris 13 qui sont fédérés dans l’association qui s’appelle la Grande 10. Oui. Euh le département du Val de
3994.559 Mar soutien et donc avec les acteurs économiques du territoire qui maillent
3999.68 le territoire qui est concerné, les habitants bien évidemment qui soutiennent le projet de prolongement.
4005.72 Et donc cette association là, elle mène ses combats de prolongement et elle obtient des victoires. Et les dernières
4011.839 victoires que nous avons eu, c’est que le prolongement de la ligne 10, il est inscrit dans le schéma directeur de
4017.2 l’aménagement d’Île-de-France pour les prochaines décennies et dans le contrat plan Étatrégion qui a été signé sur la
4022.44 question des mobilités entre le ministère des transports et la région Île-de-France. D’accord. Tous les voyants institutionnels sont au vert.
4029.559 Tout le monde est unanime et d’accord pour dire que ce projet est prioritaire et qu’il doit être financé. est mené
4037.16 relève plus que la volonté de la présidente de région qui est aussi présidente d’Île-de France mobilité Valérie PCR de mandater de France
4043.44 mobilité pour poursuivre les études pour solidifier les les scénarios de tracé
4048.799 pour choisir où seront les stations et y aller en réalité. Et donc nous ce qu’on
4054.68 dit c’est que si on enclenche la deuxième phase des études cette année, on est capable probablement d’inaugurer
4061.599 la première station en 2032 ou en 2033. Bon, ça c’est toujours loin mais
4066.96 néanmoins voilà les jalons sont les jalons sont déjà posés donc c’est c’est bien ça ça progresse effectivement très
4073.119 concrètement mais c’est c’est l’âge d’un c’est l’âge normal d’un projet de transport en commun oui bien évidemment c’est la moyenne c’est 40 an et oui oui
4079.24 donc le moment où on évoque l’idée et le moment où on conse oui oui oui c’est normal c’est tout à fait normal donc on
4084.92 on a une bonne nouvelle encore grâce grâce à vous euh alors dans le deuxième axe on parlait des des axes de la
4091.24 stratégie carbone c’est la rénovation du bâti donc là on a parlé de de programmes de rénovation thermique aussi bien des
4097.64 bâtiments publics que des copropriétés. Oui. Alors euh la ville d’Ivri, elle a la main sur son patrimoine. Euh et donc
4104.4 on a un plan pluriannuel d’investissement qui est très ambitieux euh pour la rénovation thermique de nos
4109.44 bâtiments. Alors thermique mais aussi euh sur l’éclairage et cetera. euh qui nous permet déjà de tracer une
4116.719 potentialité d’arriver à la neutralité carbone sur ce champ-là avec des investissements de rénovation qui sont
4123.52 très importants. Par exemple, je prends le prochain projet euh qu’on va mener qui est euh la rénovation thermique du
4128.88 gymnase d’olonne dans lequel euh l’équipe de handball d’Ivri qui évolue
4134.88 au plus haut sommet nationaux joue. On sera à quasiment 80 % d’économie
4140.0 d’énergie. C’est considérable. Oui, bravo. Oui, parce qu’il y a la rénovation thermique et parce que on a le branchement au chauffage urbain. Euh
4147.279 et ce chauffage urbain, il est alimenté notamment par la géothermie euh le pilit de géothermie qui est à ivriport. Oui.
4153.04 Exactement. Donc ça c’est ce qu’il y a entre nos mains. Donc entre guillemets si je veux dire c’est facile à condition
4158.48 qu’on soit préparé et qu’on arrive à le financer. Mais il y a tout le reste, c’est-à-dire les logements. Oui. Et là,
4164.64 on est face à des difficultés qui sont importantes. Alors, soit c’est du privé et on en parlait tout à l’heure avec ma
4170.48 prénov qui recule et donc on va avoir de plus en plus de mal à faire en sorte que des copropriétés ou des propriétaires
4177.679 fassent l’investissement pour faire cette rénovation de manière effective. Norm. Et puis on a tout le parc de
4183.159 logement social qui est aussi euh qui est très important à Ivri hein et notamment la COP Ivri Habitat qui est le
4188.839 principal bailleur public euh euh de la ville qui a plus de 6000 logements dans
4194.52 son patrimoine ivrien et qui est confronté là évidemment à un enjeu et un challenge démesuré par rapport à ses
4200.6 capacités évidemment de pouvoir faire cet investissement. Euh et donc voilà, donc euh on essaie de de prévoir
4207.4 l’avenir, de mettre de l’argent euh de manière pluréannuelle en terme d’investissement euh mais on est
4212.92 confronté à des difficultés. C’était que ce qui échappe au public euh ben est en difficulté pour pouvoir assurer ses
4218.679 financements. Oui. Oui. On on en revient aussi à la la question des financements bien évidemment. Oui, toujours. Toujours
4224.88 évidemment. Alors, vous parliez de géothermie, ça va me me rapprocher de mon 3è axe qui est donc renforcé les les
4230.04 énergies renouvelables. Euh donc ça passe par le réseau de de chaleur urbain, donc la la géothermie, les
4235.96 panneaux photovoltaïques également peut-être. Alors euh parmi parmi ce qu’on a pas réussi à faire encore et
4241.4 qu’il faut qu’on développe, c’est justement euh la question du photovoltaïque euh parce que on a là des
4247.52 potentialités de production énergétique, d’autoconsommation sur les bâtiments he d’abord qui soi public ou privé et de
4254.52 boucle local d’énergie aussi, c’est-à-dire du partage de l’énergie produite entre plusieurs bâtiments publics ou plusieurs copropriétés et
4261.52 cetera. Euh donc c’est ça c’est devant nous et euh on a rappelé dans le cadre de la dernière conférence climat que ça serait une des priorités des prochaines
4268.0 années sur le chauffage urbain. Alors pour le coup euh on a un réseau historique euh euh qui a été qui a été
4274.92 créé il y a déjà plusieurs décennies à Ivri. D’abord au centre-ville d’Ivri et ensuite à Ivriport, donc euh vers la
4281.56 scène. Euh ce réseau là il est interconnecté.
4286.92 Euh, il est alimenté d’une part par un puit de géothermique qui a été créé en 2017, qui permet d’avoir une énergie
4293.92 globale avec un mix énergétique qui est très vertueux, qui est quasiment à 80 % d’énergie renouvelable et de
4299.88 récupération. Oui. Alors, énergie renouvelable et récupération, il faut bien entendre ce que ça veut dire.
4305.32 Renouvelable, c’est le pidothermie qui livre une chaleur propre qui est issue
4311.96 des nappes profondes et qui chauffent de l’eau. D’accord. de récupération. Ça veut dire que aujourd’hui sur Ivri, il y
4319.04 a un incinérateur ou donc qui on appelle une unité de valorisation énergétique qui en brûlant les poubelles de 14
4326.28 arrondissements parisiens. Oui. Donc ça c’était la voilà c’est c’est les c’est la c’est les biodéchets en fait. C’est ça. C’est on arrive sur là c’est là
4333.92 quand on incinère les poubelles, on les jette. Hop, sont prises en en charge, elles sont incinérées. L’incinération
4339.76 fait que on arrive à produire de la chaleur. H et cette chaleur, elle alimente notre géothermie, notre notre
4346.36 réseau à nous, mais surtout elle alimente quasiment l’ensemble des hôpitaux parisiens en eau chaude et en chauffage. C’est très important. Euh
4353.76 donc l’incinérateur ancien d’Ivri va fermer ses portes, le nouveau va réouvrir avec un tonage incinérable
4360.56 divisé par de donc on a un petit défi devant nous. Euh et euh euh donc ce réseau-là, il est historique, il est
4367.52 interconnecté, il est très vertueux du point de vue du mix énergétique. Et notre volonté évidemment c’est de
4373.28 toujours développer les connexions des bâtiments avec cette énergie vertueuse et de maintenir un
4380.679 taux d’énergie renouvelable et de récupération qui soit très élevé. Évidemment euh
4387.32 la deuxème chose que je voudrais dire, c’est que ce réseau euh jusqu’à présent, il était euh euh en délégation de
4392.88 service public. Il avait été confié à un gestionnaire et un euh privé euh qui l’a
4397.92 développé, qui l’a entretenu pendant des années, euh qui a creusé le puit de géothermie parce que ce sont des
4403.639 investissements qui coûtent extrêmement cher, c’est 37 millions d’euros. Et euh
4408.719 cette délégation de services public a pris fin dans le réseau historique celui du centre villet. Donc nous avons fait le choix Ibri de ne pas reconduire la
4415.28 dégation de services public mais de faire le choix de la régie publique c’estàd de reprendre en main par la ville par le public ben de ce bien
4423.28 commun tout simplement énergétique de ces infrastructures qui ont été portées aussi par la ville au démarrage et donc
4430.52 de les récupérer en gestion et en développement et de pouvoir notamment comme toujours à notre habitude
4436.6 réimpliquer les usagers et les usagères du chauffage dans les décisions qui sont prises sur son développement. Oui, mais
4442.28 c’est vrai que Ivri a toujours été moteur depuis très très longtemps. Il y avait d’ailleurs depuis 2011, il y avait
4448.28 un plan climat énergie justement qui avait permis d’aboutir à la création de cette centrale de de géothermie dont
4454.52 dont vous parlez. Donc c’est vrai que c’est historiquement vous avez été moteur depuis depuis de nombreuses années. Alors dans les dans les autres
4462.6 dans les autres axes, il y a bien sûr développer les espaces verts. Donc on va revenir à la biodiversité dont on parlait tout à l’heure, c’est la
4468.32 plantation d’arbres. Euh il y a des plans d’ailleurs qui existent. Euh il y a le plan 50000 arbres. Ça c’est le
4474.12 c’est le département du Valde Marne. Euh donc je sais pas si vous en bénéficiez. Oui. Oui. Oui. Qui finance qui financent
4480.28 les nouvelles plantations en part. Voilà. Donc ça c’est au moins on a on a un bénéfice financier grâce au département. Et puis également il y a la
4486.48 il y a la région dans un de ces derniers magazines d’ailleurs le conseil régional d’Île-de-France disait qu’il avait
4491.76 permis de de financer un million la plantation d’un million d’arbres en Île-de-France. Donc là aussi vous avez
4496.96 pu bénéficier de de l’aide de la région. Alors de l’ de la région en partie, pas sur directement sur la plantation des
4502.88 arbres mais en partie le chiffre de 1 million qui va aller compter les arbres.
4508.96 Voilà. Mais en tout cas, c’est tant mieux en réalité parce que les villes
4514.4 seules ne peuvent pas assumer avec les finances qui sont les ça. Après
4521.239 la difficulté que je trouve à titre personnel en France, c’est que on fonctionne par appel à projet,
4527.0 c’est-à-dire que la région et le département finance mais en réalité ce sont des guichetés. C’estàd qu’il faut
4532.8 porter des projets, les ficeler, leur mettre entre les mains et qu’il décide de financer une partie parce que c’est
4538.719 toujours du cofinancement. C’estàd qu’il faut mettre d’abord sur la table en disant ça va coûter temps, la ville est
4544.56 capable de mettre temps, aidez-nous. Et finalement, ils finissent par cofinancer. D’accord. C’est toujours du cofinancement, ce qui est une subtilité
4551.719 importante. Euh et par ailleurs, ça veut dire aussi en amont pour les villes d’être en capacité de de porter ces
4557.719 projets. Le problème que nous avons dans les villes, c’est que la dégradation des finances publiques continue depuis des
4564.32 décennies et qui s’est accéléré ces dernières années fait que on a des charges de fonctionnement qui sont très
4569.96 importantes et contrairement à l’État, on ne peut pas avoir des budgets en déficit. Donc ça veut dire que on est
4575.36 très en mal de pouvoir recruter des agentes et des agents compétents en la
4580.48 matière puisqu’il faut des cadres qualifié pour le faire et puis de l’autre côté d’être en capacité de
4585.52 pouvoir faire des investissements massifs que ça demande et donc de pouvoir emprunter et cetera et cetera. Et donc euh je trouve que la région, le
4594.76 département devrait avoir davantage un rôle d’accompagnement Oui. de des
4600.719 collectivités plutôt que d’être juste un guichet et une espèce de banque à
4606.08 investissement pour les collectivités. La région sa compétence principale c’est la question de l’aménagement du
4611.719 territoire. Oui. C’est pour ça qu’il y a le schéma directeur d’aménagement de l’Île-de-Fance. Et quand on tire le fil
4617.44 à la fin du système, bon ben elle finance 10000 € par cci, 13000 € par là
4622.639 et cetera. À partir du moment où les villes emportaient les projets déjà, elle ne met pas d’ingénierie à
4627.96 disposition et cetera et cetera. Donc il y a là une espèce de de paradoxe
4633.719 intéressant sur le fait que la région dit il faut y aller, il faut aménager comme c, il faut aménager comme ça mais
4639.36 derrière ou mais lancez-vous déjà et nous on suivra. C’est ça un petit peu. Voilà. Peut-être voilà, on suivra
4644.44 peut-être voilà, c’est il faut parler au conditionnel donc effectivement ça prend
4649.84 la commune prend un risque bien évidemment. Alors dernier axe, c’est l’alimentation durable. Donc ça passe
4655.44 notamment par euh par les produits bio dans les cantines aussi. Euh ça c’est ce que vous avez essayé de mettre en place. Bon qui existe déjà bien évidemment et
4662.28 de d’amplifier également et puis peut-être aussi par l’agriculture urbaine. J’ai vu que voilà c’était
4667.84 c’était un vecteur important. Effectivement, dans la dans le cas de la conférence climat, la question de l’alimentation était prépondérante,
4673.8 hein, euh est très importante. Euh euh ça passe par plusieurs bi, il y a la
4679.36 question de la restauration collective scolaire. Euh donc nous, on fait partie d’un syndicat intercommunal qui s’appelle table commune, hein, qui est
4685.4 un syndicat très important et qui a un plan de développement de de l’alimentation biologique dans les
4691.6 cantines qui a un plan zéro plastique qui va voir le jour là de manière effective. Donc voilà, donc évidemment
4697.88 c’est public, c’est collectif, on prend les décisions ensemble euh et euh et donc il y a une trajectoire très
4703.08 vertueuse euh en en la matière. Euh ensuite il y a euh tout ce qui est fait
4708.32 en terme de d’accompagnement des des élèves sur le bien manger, sur euh tout ça. Donc évidemment, on est on est
4714.76 présent sur au rendez-vous sur cette question. Et puis il y a aussi la sensibilisation au gaspillage alimentaire. Oui, hein. Qui est qui est
4721.239 un enjeu important surtout dans les milieux scolaires à la cantine, on peut manger tout euh euh et on n’est pas
4727.48 obligé de jeter à la poubelle. Et quand on jette à la poubelle, on trie. Et donc ça fait très longtemps qu’IV. Euh
4733.719 aujourd’hui, toutes les écoles d’Ivri bénéficient de table de tri pour les biodéchets. C’est-à-dire que les les
4739.08 élèves ont appris à trier euh les restes alimentaires qu’il y a dans leurs assiettes dans la bonne poubelle pour
4744.76 que ces déchets-là soient valorisés euh soit en compostage, soit euh industriel, soit euh en méthanisation. Et ça fait
4752.52 déjà des années et donc Ivri a été aussi précurseur sur cette question de du
4757.679 triéchets dans milieu scolaire. Voilà. Oui. Et puis ça sensibilise les enfants
4763.4 quand ils vont devenir quand ils vont adultes, ils auront ils garderont ces réflexes de tri forcément. Sû bien sûr, bien sûr. Et on compte sur eux, ce sont
4769.719 nos meilleurs ambassadeurs en réalité pour pour changer les mentalités et les habitudes. Euh encore un mot sur les
4776.639 biodéchets. Il y a il y a eu comme toujours une injonction de l’État de dire début 2024, vous devrez, vous
4784.4 collectivités assurer à chaque citoyen ou qu’il soit une possibilité de pouvoir trier ses biodéchets à la source. Voilà.
4790.159 Voilà. Donc c’est soit ils compostent, soit ils amènent à un endroit euh où vous prélevez euh euh chez eux euh les
4797.88 biodéchets qu’ils produisent et puis vous allez les amener pour qu’ils soient valorisés particulièrement en biogaz euh
4803.48 ou alors en compost. Euh aucun accompagnement de l’État sur cette
4808.8 question, 0 €. Euh et donc il a fallu que les collectivités prennent à leur
4814.6 charge sur leur dos cette question-là de la gestion des biodéchets. Alors il y a une partie qui est celle de la collecte
4820.92 et du traitement qui est financée euh puisque il y a une taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui financent cette
4826.159 partie-là. Oui. Mais toute la phase de prévention Oui.
4831.92 Exactement. Il faut il faut c’est c’est des changements d’habitude qui sont pas simples à prendre. C’est une organisation logistique quotidienne.
4839.6 Bon puis déjà expliquer pourquoi avant tout parce que on veut bien le faire mais si on si on en comprend pas la finalité on ne fera pas. Exactement.
4845.4 Donc il faut expliquer la finalité. Il faut expliquer qu’est-ce qu’on peut mettre et qu’est-ce qu’on ne peut pas mettre dans les biodéchets. Comment on
4850.88 peut s’organiser que c’est pas sale que que c’est sécurisé et cetera et cetera.
4857.36 Ce champ là de la prévention et de l’accompagnement il n’est jamais financé. Oui, c’est la seule volonté des collectivités de mettre de l’argent sur
4864.6 la table pour qu’il y ait des ambassadeurs du tri qui fassent du porte à porte et qui explique aux gens comment
4870.28 il faut faire. Donc donc voilà. Et donc on est toujours sur ces injonctions là de vous allez faire comme ça, ça va être
4876.04 la loi et ça va être la règle mais débrouillez-vous pour que ça fonctionne. Bon à ivri on s’est dit que c’était un
4882.44 enjeu majeur. Les biodéchets, c’est 30 % de la poubelle qui est incinérée. 30 %
4887.679 c’est colossal. ou et donc on s’est dit il faut absolument travailler et à ce que ces 30 % soient détournés de de
4894.199 l’incinération pour être valorisé en plus si ça peut être du biogaz c’est tant mieux et donc on a développé grâce
4901.88 à l’accompagnement du grand orlf qui notre qui est compétent en la matière des déchets. On a travaillé sur le
4908.199 déploiement dans l’espace public de points d’apport volontaire. Euh en 2027, on toute la ville sera équipée avec des
4915.159 résultats extrêmement probants depuis les premières mises en place. Oui. Oui. Donc les gens se suivent le mouvement en
4921.48 fait. Absolument. À tel point que il y a certains endroits on a dû doubler le nombre de points d’apport volontaire parce qu’il y avait beaucoup de beaucoup
4927.4 de demandes. Voilà. H donc on est très fier de ça, on est très fier d’accompagner cette politique publique
4932.56 mais qui demande voilà de de l’énergie et puis et puis une volonté politique très affirmée. Oui. C’est c’est à la
4939.4 ville d’être une nouvelle fois moteur sur ce sujet comme vous le faites très bien à Ivri. Effectivement. Alors euh on
4949.08 le temps passe très très vite. On a on a vu effectivement déjà beaucoup de de très belles mesures qui qui sont faites
4955.239 au niveau d’Ivri. Il y a deux euh deux points que je voudrais qu’on aborde avant avant de de conclure. Euh je
4961.04 voudrais tout d’abord que vous nous nous parliez du plan d’économie d’énergie qui a été mis en place à Ivri. Euh c’est une
4967.12 modification dans les les us les usages de consommation énergétique, c’est ça ? Oui, c’est ça. Alors alors il ils
4972.36 croisent ce ce planlà croise à la fois les rénovations thermiques dont je parlais tout à l’heure, le développement
4977.719 de notre réseau de chauffage urbain euh et la baisse des consommations énergétiques euh sur l’espace public
4982.92 avec le plan LED qu’on a déployé qui sera qui arrivera à terme en 2027 avec 100 % dans l’espace public qui va jus
4989.44 qui va nous faire économiser quasiment 80 % d’énergie he ce qui ce qui est alors qui est important du point de vue
4995.56 de l’impact environnemental mais aussi des finances publiques. Faut faut être lucide sur la question. Euh et c’était
5001.8 quand on a subi la crise énergétique 2022-2023, je peux vous dire que on était on a on a
5008.639 mis en place un plan d’urgence parce que on nous annoncé des des prix fantasmagor
5014.52 c’est vrai que les les les prix flambaient à cette Oui, ça flambait et ça mettait vraiment en péri notre équilibre budgétaire et donc il a fallu
5021.4 alors pour le coup ce sont des investissements d’avenir et qui font du bien à terme.
5028.28 économies qu’on va pouvoir faire maintenant vont ramener de l’argent dans les caisses de la ville et on va pouvoir
5033.56 s’en servir pour continuer à développer le service public et pouvoir continuer à investir. Et puis donc il y a il y a un
5039.36 accompagnement, c’est ça ? Un accompagnement pratique et puis il y a des aides donc financières, c’est ça pour les les habitants par rapport à ce
5046.239 plan. Et alors pour les pour les habitants téléhabitants de manière individuelle, on a construit un partenariat avec le CAE, donc euh euh
5053.52 l’agence d’urbanisme du 94 euh qui fait des permanences à Ivri pour euh infogie
5060.199 qui permet de pouvoir conseiller les habitants des habitants sur les possibilités de rénovation thermique dans leur logement, sur la manière dont
5066.6 ils peuvent réduire leur consommation énergétique et cetera et cetera. Et donc c’est important d’accompagner les gens. Absolument. Voilà. Donc on est très très
5073.199 heureux aussi de ce partenaire avec le CAUE et voilà et donc c’est à la fois des bonnes pratiques et puis aussi des
5079.8 fléchages vers des financements. Effectivement ma prime rénov mais peut-être qu’ qui
5085.56 reviendra un moment donné c’est jamais on en a tellement parlé ce soir elle va peut-être revenir. Oui effectivement
5090.719 donc ça c’est effectivement un point très très important et puis donc on va on va finir avec la régie publique au
5098.239 scène et bière. Je sais que c’est quelque chose qui est important pour vous. Voilà, on a le on a le logo de de la régie qui apparaît. Merci Nolan. Euh
5105.639 donc grâce à laquelle le fournisseur d’eau potable est devenu 100 % public
5110.679 depuis le 1er janvier 2024. Exactement. Alors ça c’est c’est aussi une très belle aventure collective. Oui parce
5117.56 qu’il y a il y a neuf communes he c’est ça 11 maintenant. Euh alors rapidement en deux mots le
5123.84 l’historique. La loi de la mé de la métropole du Grand Paris a ouvert un champ, c’est-à-dire qu’on on avait une
5130.119 fenêtre de tir historique. On était dans le syndicat des Aî de France qui est un des plus grands syndicats d’Europe sur
5136.92 la gestion de l’eau potable. Oui. Euh et l’opportunité qui nous était offerte par la loi, c’était de ne pas forcément
5143.639 réadhérer au syndicat et de se laisser le temps de pouvoir réfléchir à des solutions alternatives. Donc, il y a
5149.119 neuf villes de notre territoire qui ont fait le choix d’attendre et de ne pas réadhérer tout de suite au syndicat. Oui. Et de travailler justement cette
5156.08 alternative. Et cette alternative, c’est la régie publique. Pourquoi c’est la régie publique ? parce que ça permet de
5161.199 pouvoir reprendre avec la main du public donc la question de la distribution de
5166.8 l’eau et donc de la facturation et de tout ce qui accompagne l’utilisateur
5172.199 quand il ouvre son robinet. Ça permet de réinscrire la volonté politique au cœur de cette affaire et
5178.88 non plus seulement les intérêts économiques des exploitants. C’est ça c’est ça la différence. Oui. Euh donc
5186.199 c’était euh lourdes conséquences de faire ça du point de vue de ce qu’il
5191.48 fallait mettre en place. Oui, c’est une prise de risque en même temps pour les les communes qui sûr c’est une prise c’est une prise de risque et il faut gérer tout ça. Il y a énormément
5197.56 d’usagers, il faut assurer la continuité du service public, de la distribution. On peut pas avoir des coupures d’eau
5203.6 comme ça. Il faut investir, faut investir dans le réseau qu’on a récupéré puisque c’était financé par le public,
5209.679 exploité par le privé qui a fait des marges très substantielles sur la vente de l’eau. Euh et donc il a il a fallu
5217.36 avec vous savez tout ce débat sur l’entretien des réseaux d’eau potable avec 30 % de l’eau qui filent dans les
5222.56 sous-sols parce qu’ils sont pas entretenus par les exploitants privés. Donc il fallait s’attaquer à ça aussi.
5227.76 Et donc voilà. Donc reprendre la main du public, c’est assurer des investissements d’avenir, s’assurer que notre réseau est viable et qu’il est
5233.6 correctement entretenu. C’est reprendre aussi des décision politique sur notamment les questions de prix de
5239.88 sortie de l’eau et donc de tarification à l’usager. combien on paye notre mè c euh ce qui est quand même important et
5246.44 euh les trajectoires très haussières qu’on nous annonçait euh si on était resté au sédif et qui vont à mon avis se
5252.119 concrétiser qui faisaient décoller le la facture, ben là on arrive à stabiliser le prix de l’eau au prix actuel et de
5258.84 diversifier surtout notre approvisionnement. Et donc on est en train de construire un partenariat avec Ha de Paris notamment qui est aussi une
5264.52 une régie publique he très importante pour voilà pour faire du public si j’ose dire entre la production et la
5270.52 distribution. Un der mot pour dire que au cœur de cette affaire, il y a les usagers et les usagères du service public. C’était
5277.88 extrêmement pour important pour nous d’être et comme à Ivri d’ailleurs dans un travail de partage du pouvoir. Ça va
5284.28 au-delà de la question de la concertation ou de la coconstruction dont je parlais tout à l’heure. Partager
5289.36 le pouvoir d’abord c’est pas simple. Oui. Et puis c’est réellement donner une voie prépondérante aux citoyens. Hm hm.
5295.88 Euh et donc on a choisi au sein de la régie de constituer un comité citoyen.
5300.92 Ce comité citoyen, il il est composé de 80 usagers et usagères issus des 11
5306.6 villes que compose la la régie et qui travaillent très directement sur les sujets qui nous intéressent et
5313.08 particulièrement en ce moment, ils sont en train de travailler sur la tarification sociale de l’eau, ce qui est pas une mince à faire. euh quel est
5320.36 le juste prix de l’eau euh en tenant en compte justement de toutes les contraintes, c’est-à-dire bah il faut entretenir les réseaux, il faut payer
5327.0 l’eau euh dans son effectivité et cetera et cetera. Et donc comment on on gère tout ça pour que ceux qui ont le moins
5333.44 de moyens puissent bénéficier comme les autres d’un service euh optimal ? et donc leur donner cette responsabilité de
5340.84 travailler et de fixer les lignes sur quel est l’avenir de la politique de tarification de la régie, c’est une
5347.239 c’est un réel partage du pouvoir. Et on a fait le choix que il y ait des représentants de ce comité citoyen qui
5353.159 siègent au conseil d’administration de la régie. Donc, ils ont des voies prépondérantes, ils votent avec nous au
5359.32 sein sur les décisions du conseil d’administration et en parallèle, il y a des représentants des associations,
5365.76 association environnementale et association d’usagers qui siègent aussi au sein du CA et qui ont aussi des voies
5370.92 prépondérantes. Donc on passe des des je dirais des usagers, des habitants un peu
5376.32 faire valoir un peu bon on vous explique un peu, on vous donne l’information et puis on écoutera gentiment ce que vous
5382.56 avez à dire et puis si ça nous convient pas, on fera pas à des citoyens décisionnaires au même titre que les
5388.92 maires qui composent la régie que moi-même et cetera et cetera. Et donc là euh c’est un exercice qui est pas simple
5395.48 parce que c’est un exercice à la fois de monter en compétence collective parce qu’il faut comprendre les mécanismes et
5401.6 c’est aussi notamment pour les élus un exercice politique pas évident parce
5407.48 qu’on parle beaucoup du rapport aux citoyens mais quand il faut partager le pouvoir parfois il y a des petites
5413.36 crispations. Donc il a fallu faire beaucoup de pédagogie et j’ai été très fier de porter ce travail au côté de la mer de freine. Voilà pour persuader tout
5420.159 le monde que tout ça allait très bien se passer. que chacun serait responsable dans son domaine de compétence et qu’on
5425.719 allait pouvoir tracer, c’est ce qu’on fait aujourd’hui, une régie qui fonctionne bien, euh qui a les moyens de
5431.679 pouvoir se développer et d’assurer évidemment un service optimal avec une juste tarification. C’est ce qu’on est
5437.52 en train de réaliser. C’est une fierté. Mais oui, mais c’est un beau mot. Voilà, on va terminer sur ce sur ce beau
5443.4 projet. C’est une fierté et puis le partage du pouvoir. Oui, c’est important. C’est c’est un projet démocratique en fait. Voilà. Donc donc
5450.44 bravo cher Clément Péqueux, bravo et et merci parce que là on a vu effectivement tout ce que vous avez mis en en action
5457.84 au sein d’Ivri pour les habitants et avec les habitants et on vous souhaite
5463.36 plein de belles réalisations dans les dans les mois et les années qui viennent. Merci de de m’avoir invité. Ben écoutez, j’espère que vous
5468.679 reviendrez. Ah ben avec grand grand plaisir. On sera très heureux de de vous retrouver.
5474.36 Alors ben moi je vais je vais vous faire un petit mot de revoir à tous. remerciant bien sûr à la régie donc nous
5482.52 avions à la réalisation notre duo gagnant ce soir c’était Nolan Longo et
5488.32 Anice qui nous ont brillamment accompagné merci les garçons. Donc merci à vous deux. On a qui est venu nous
5493.8 rejoindre sur le plateau, Éric Duran qui est en charge de la communication d’Armada. Merci Éric d’être venu. Merci
5499.52 à toi. Et puis dans le public, on a Richard qui est qui est toujours là. Merci à toi. Merci Richard. Merci à à
5507.0 Raba Balou, notre directeur qui est qui a dû s’absenter mais qui est venu tout à l’heure. Et puis euh qui a oublié non ?
5513.719 Je crois que j’ai j’ai remercié tout le monde mais non ceux que j’ai oublié c’est vous. Donc merci à vous tous qui nous avez suivi et qui nous faites euh
5520.679 part de votre de votre amitié au fil des émissions. Et moi je vous dis à très vite pour un prochain numéro de place
5526.48 des enjeux.
5536.05 [Musique]
5546.57 [Musique]
.

, (Ivry-sur-Seine): Place des Enjeux – Transition Écologique : Ivry-sur-Seine, une ville engagée – Clément PecqueuxPour vous, cet article autour du thème « Touche pas à mon Sport: La face People du Sport  » vous est proposé par touchepasamonsport.fr. Cette chronique est reproduite aussi sérieusement qui soit. Il est possible d’utiliser les coordonnées fournies sur le site pour apporter des explications sur cet article qui parle du thème « Touche pas à mon Sport: La face People du Sport « . La finalité de touchepasamonsport.fr est de parler de Touche pas à mon Sport: La face People du Sport dans la transparence la plus absolue en vous offrant la connaissance de tout ce qui est lié au thème sur le net En visitant de manière régulière notre blog vous serez informé des prochaines publications.

We use cookies to personalise content and ads, to provide social media features and to analyse our traffic. We also share information about your use of our site with our social media, advertising and analytics partners. View more
Cookies settings
Accept
Privacy & Cookie policy
Privacy & Cookies policy
Cookie name Active
touchepasamonsport.fr Photo de la page Infos Légales

Politique de confidentialité:

Exploitation et communication de vos datas personnelles:

Lorsque vous désirez une désactivation de votre mot de passe, votre IP sera contenue dans l’e-mail de purge.

En ce qui concerne les cookies:

Lorsque vous uploadez un texte sur ce site, vous serez amenés à enregistrer votre nom, e-mail et site dans des cookies. Ce sera uniquement dans le but de votre facilité d'utilisation avec pour objectif de ne pas avoir à saisir ces datas si vous entrez un nouveau commentaire ultérieurement. Ces cookies expirent au bout d’un certain délai.Dans les cas où vous vous rendez sur la partie de connexion, un cookie momentané va se produit afin de repérer si votre logiciel de navigation supporte les cookies. Il ne garde pas de données secrètes et sera enlevé mécaniquement à la fermeture votre terminal.Si vous vous connectez, nous activons plusieurs cookies avec pour objectif d'établir vos informations de login et vos sélections de navigation. La longévité de vie d’un cookie de connexion est de moins de 3 jours, celle d’un cookie d'utilisation est d’un an. Lorsque vous mentionnez « Se souvenir de moi », le cookie de login sera conservé quelque deux semaines. Lorsque vous vous déconnectez de votre espace personnel, le cookie de connexion sera effacé.Si vous modifiez ou en diffusant un article, un cookie en complément sera conçu dans votre navigateur. Ce cookie n'est constitué d'aucune donnée secrète. Il désigne simplement le numéro de l'article que vous venez de remplacer. Il s'efface au bout d’un jour.

Durées de stockage de vos informations:

Dans les cas où vous enregistrez un texte, le texte et ses métadonnées sont gardés indéfiniment. Ce fonctionnement permet de déterminer et acquiescer en automatique les commentaires à venir au lieu de les maintenir dans la queue de modération.Dans les cas où les espaces personnels qui surviennent sur ce site (le cas échéant), nous archivons pareillement les datas privatives citées dans leur profil. La totalité des comptes savent intervenir sur leurs informations individuelles n'importe quand. Les webmasters du site ont la possibilité aussi agir sur ces datas.

Datas saisies à partir d’autres sites:

Les papiers de ce site peuvent introduire des datas constituées (tels que des vidéos, photos, papiers…). Le contenu emporté depuis d’autres sites se comporte de la même manière que si le visiteur se rendait sur cet autre site.Ces sites web ont la possibilité de collecter des informations vous concernant, user des cookies, embarquer des logiciels de contrôles tiers, filer vos actions avec ces informations embarquées si vous disposez d'un compte associé sur leur site internet.

Consignes légales adaptées à la RGPD

Les textes sur le site:

Lorsque vous écrivez un commentaire sur le présent site, les écritures inscrites sur le formulaire électronique, ainsi que votre adresse IP et l’agent usager de votre logiciel de navigation sont enregistrés afin de nous aider à déceler des propos non souhaitables.

Données de contenu:

Lorsque vous déposez des médias sur ce site, nous vous conseillons de ne pas le faire des icônes ayant des données EXIF de positionnement GPS. Les personnes fréquentant ce site peuvent extraire des informations de repérage depuis ces fichiers.

Importation de vos datas privatives:

Tous les commentaires des utilisateurs pourront être vérifiés avec un système mécanisé de découverte des commentaires inacceptables.

Protection sur vos informations:

Si vous détenez un profil ou si vous avez laissé des textes sur le site, vous pouvez de réclamer à recueillir un dossier numérique enfermant toutes les datas privatives que nous possédons à votre propos, introduisant celles que vous nous avez communiquées. Vous avez le droit aussi de solliciter l'effacement des données personnelles à votre sujet. Cette procédure ne concerne pas les informations classées à des fins de statistiques, légales ou dans le but de sécurité.

Save settings
Cookies settings